![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
La décision d’organiser un Festival International de Musique classique en Guadeloupe est d’autant plus courageuse qu’elle intervient après le traumatisme que l’on sait.
Une chose est de prendre la décision et l’autre chose est de concrétiser le projet. Incontestablement l’énergie, on pourrait dire le mouvement vient de l’extérieur.
Le Maestro Marlon Daniel a voulu ce festival et qui plus est a souhaité rendre ainsi hommage au Chevalier de Saint-Georges.
Nous avons développer à notre ami Marlon un argument qui nous a semblé le toucher : Le Festival International Saint-Georges serait un Festival comme les autres, si il demeurait strictement et uniquement un hommage au Chevalier. Quelque soit l’envie que nous avons d’écouter sa musique interprétée par de grands artistes, le Festival n’est qu’un prétexte… Et Marlon de nous interrompre pour affirmer que c’est aussi sa conception de cette manifestation… il suffit de voir la diversité des programmes proposés.
Mais nous avions conscience qu’il fallait encore aller plus loin. La musique de Saint-Georges est un exemple de musique à un moment donné. 200 ans après il faut bien admettre que la Guadeloupe comme le dit si bien Félix Proto est tout simplement « musique » et ce Festival Saint-Georges se doit de prendre conscience de cette richesse intrinsèque.
L’illustration de cet argument se retrouve dans ces trois fiches action des Etats Généraux de la Guadeloupe :
Le Festival International Saint-Georges se doit de s’incrire dans cette généreuse vision d’un avenir plein d’espoir pour la musique en Guadeloupe et d’une manière plus générale pour les Arts.
Dans le Préambule de ce document de 150 pages (Synthèse des Etats Généraux de la Guadeloupe) les trois brillants rapporteurs, Madame Delile DIMAN-ANTENOR, et Messieurs Alain ARCONTE, et Christophe WACHTER estiment que se dégage de cette importante séquence d’échanges une sorte de philosophie de ces Etats Généraux de la Guadeloupe.
Très clairement, une référence fréquente à l’idée de synergie et de complémentarité (« renforcer les synergies entre les politiques d’aménagement du territoire et celles relatives aux autres activités culturelles, touristiques et économiques ») quand ce n’est pas celle de mutualisation (« développer la fonction ressource humaine dans les petites et très petites entreprises par la voie de la mutualisation des moyens »), ou de réseaux (« mettre en réseau tous les acteurs publics et privés du transport maritime et terrestre et améliorer ainsi les procédures de suivi et la sûreté des échanges ; réseaux de référents médicaux autour des missions locales, PAEJ, Planning familial… ») ou encore de regroupements (« favoriser l’émergence d’activités, de richesses, et d’emplois en regroupant des entreprises privées, des pépinières et des hôtels d’entreprises, et en spécialisant les zones d’activités autour de filières ou thématiques », « concentrer les instruments et outils de la coopération internationale au sein d’une collectivité ou d’un organisme unique ») nous paraît très forte en termes de message.
Synergie, Complémentarité, Mutualisation, Réseaux, Regroupement, Concentration… Messages très forts qui concernent bien entendu les secteurs économiques, mais qui ne peuvent que ravir ou interresser ceux qui connaissent les difficultés que l’on peut rencontrer en Guadeloupe dans le domaine de l’art et plus particulièrement de la Musique. Alors le Festival International Saint-Georges réussira si il entend ces messages et si il sait y répondre. En tous les cas, il apportera sa contribution aux espoirs attendus :
- Création d’un orchestre régional de la Guadeloupe.
- Donner une plus grande dimension à la création musicale et favoriser l’émergence de nouveaux talents.
- Créations d’oeuvres musicales nouvelles de haute qualité
- Interprétation de chefs d’oeuvres musicaux guadeloupéens (gwoka, biguine, quadrille, etc.)
- Formation de jeunes. –
- Organisation de manifestations de prestige
- Renforcement de la présence de la Guadeloupe sur les plus grandes scènes musicales régionales, nationales et internationales.
- Création d’un répertoire musical guadeloupéen codifié selon les règles de l’art.
- Recrutement sur audition et projet original.
- Création d’un conservatoire de musique.
- Renforcer l’éducation artistique et musicale des Guadeloupéens afin de permettre un développement en qualité des pratiques en amateur et en professionnel.
- Initiation aux bases classiques
- Initiation à la musique traditionnelle guadeloupéenne
- Qualité des oeuvres produites
- Consolidation des programmes d’éveil musical
- Implication obligatoire de l’éducation nationale à tous les niveaux scolaires.
- Création d’une salle de spectacle d’une jauge d’environ 5 000 places.
Donner plus de moyens de production et de diffusion aux professionnels.
Augmentation du nombre de manifestations culturelles de grande envergure.
Développement de l’attractivité culturelle et artistique de Guadeloupe.
Merveilleux programme; et necessaire, et ambitieux peut-être; mais la Gudeloupe le mérite. La Guadeloupe a vu naître tant d’artistes, dans le domaine musical notamment. Oui la Guadeloupe mérite la réalisation de ce beau programme. Soutenons-le!
J’aimeJ’aime
Bonjour,
J’aimerais savoir quelle instance est en charge de la création de ce conservatoire. Actuellement professeur d’un conservatoire en métropole, je cherche à me rapprocher de la Guadeloupe pour raisons personnelles.
Merci
J’aimeJ’aime