Formation des Experts de Justice les 11, 12 et 13 décembre 2009

La Compagnie des Experts près la Cour d’Appel de Basse-Terre annonce une importante manifestation de Formation destinée aux Experts près la Cour d’Appel de Basse-Terre et de Fort de France.
Celà se passera au Fort Fleur d’Epée hôtel bien connu du Gosier avec la participation :
  • de messieux les Chefs de cours de Basse-Terre et de Fort de France
  • du Conseil National des Compagnies d’Experts de Justice
  • de la Compagnie des Experts près la Cour d’appel de FORT de FRANCE. 
Pas moins d’une quinzaine d’intervenants sur des thèmes qui devraient permettre aux Experts de Justice et à leurs invités Avocats ou Magistrats de trouver matière à discution et formation.
L’Expert de Justice, L’Expertise Judiciaire et l’Institution Judicaire sont les trois thèmes retenus pour les trois demi matinés de formation et d’échange.
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Rade de Pointe-à-Pitre en 1738

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L’île de la Guadeloupe en 1540

La Formation débutera pour une visite de la Rade de Pointe-à-Pitre : visite on ne peut plus interressante qui permettra entre autre d’évoquer l’histoire de ce site particulièrement important pour la Guadeloupe. En somme une véritable Expertise de Rade !
Faisons justement un petit retour dans le temps et présentons le texte d’un contemporain de Saint-Georges le poète Germain Léonard né à Basse-Terre le 16 mars 1744.
Voici ce qu’il dit, revenant à la Guadeloupe avec le titre de lieutenant général de l’Amirauté et de vice-séné­chal, en 1787 :

Enfin la Pointe-à-Pitre nous présenta son port et un pilote vint nous y conduire à travers une flotte de navires ornés de banderoles et de pavillons opulents cette forêt de mâts qui semblent se confondre avec la verdure des arbres ; ce mouvement d’un peuple nombreux et la perspective du port, situé au centre de l’île dont il laisse voir les deux rives, offrent un coup d’œil vraiment superbe. L’industrie a créé cette jolie ville qui, par le bonheur de sa position, par l’acti­vité de son commerce et par la faveur du gouvernement, peut devenir la capitale des Antilles. Le plan de ces rues est régu­lier; on a bâti ses maisons avec les pierres tirées des mornes voisins, on a coupé des rochers qui arrêtaient la circu­lation de l’air ; on a comblé des terrains que la mer couvrait ; on a fait une place publique et une salle de théâtre; il ne manque plus à cet établissement qu’un air salubre et des eaux douces; le temps pourra les lui donner, si l’on dessèche les marécages qui l’ environnent et si, par un canal proposé depuis longtemps, les eaux du Lézard arrivent un jour à ses fontaines dont les nymphes n’ ont que des urnes vides. Quoi­qu’il y ait peu de société dans la ville, on y trouve quelques maisons d’agrément; il en est une, entre autres, où se ras­semble un cercle choisi d’étrangers et de citoyens sûrs d’être accueillis par les maîtresses du logis qui usent noblement leur fortune.

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