A Monsieur Jacques CHIRAC mon affectueux et modeste soutien de compagnon gaulliste !

Monsieur Jacques CHIRAC.

 

Vous ne me connaissez pas et pourtant nous avons été face à face un jour, mémorable pour moi.

 

J’étais chargé de vous interviewer pour la « Radio du Soleil »… Et devant les regards médusés de quelques personnes qui derrière la vitre du studio nous regardaient, nous écoutaient, j’étais arrivé à vous interrompre par deux fois.

 

C’était un exploit n’est-ce pas !

 

Mais mon plaisir avait été très grand de pouvoir vous admirer pendant ces quelques instants.

 

Ce que vous ne savez pas de moi c’est que je suis Gaulliste. Je dis bien Gaulliste avec un G majuscule, et ce mot sec, nu, fort me convient… ce mot ne tolère aucun qualificatif complémentaire sinon peut-être celui de Compagnon.

 

Je suis Compagnon Gaulliste depuis le fameux discours de Charles de Gaulle devant l’Assemblée National en 1958. J’avais 17 ans et au côté de mon Grand-père. Nous écoutions le soir les « Maîtres du Mystère », extraordinaire émission qui nous faisait frissonner tout en dégustant un petit morceau de boudin et de grandes rasades de bière sucrée.

Mais ce dimanche matin du 1er juin c’est le Général qui nous intéressait. Ne s’agissait-il pas de sauver la France d’elle-même.

 

J’ai aimé la France Gaulliste, la France du Concorde et du Paquebot France.

 

J’ai aimé aussi les petites anecdotes sur le passage du Général en Guadeloupe, sa rencontre avec Monsieur HUC le secrétaire du Conseil Général de la Guadeloupe qui lui tint le crachoir pendant que Monsieur le Président TORIBIO se dépêchait de venir du Lamentin répondre à ses obligations… Mon cher ami ! demandait-il simplement à Huc ! indiquez moi les toilettes… Et l’aide camp qui ne s’était pas aperçu de la disparition du Général qui s’affole enfonce ou presque la porte des toilettes en demandant : c’est vous mon général !… qui voulez-vous que ce soit de Boissieux !

 

Le cyclone passé avec nous, le rapprocha sans doute beaucoup de la Guadeloupe et le mot fameux qu’il prononça en prenant l’avion, « Paris saura ce qui se passe ici » !nous prouve l’amour sincère qu’il avait de la Guadeloupe et de l’outre-mer.

 

La Guadeloupe doit tant au Général et au Gaullisme !

 

Et vous le fils du Général vous êtes venu et j’ai continué tout naturellement à être Gaulliste, avec vous et Bernadette votre épouse que je salue respectueusement.

 

Mais venons-en au motif de ce message. Je suis un simple et modeste compagnon, et je viens vous dire ma peine de vous savoir dans ces difficultés qui sont indignes de vous, indignes du Gaullisme, indignes de la France, Indignes de la République.

 

Vous avez quitté la grande scène politique par la grande porte et vous menez une formidable bataille pour les plus démunis… c’est encore le gaullisme au-delà du gaullisme.

 

Alors Monsieur le Président CHIRAC, acceptez tout simplement mon très affectueux soutien de modeste compagnon dans l’épreuve que vous traversez.

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