Le discours de Monsieur le Président de la République me laisse sur ma faim.
J’utilise ce mot à juste raison car ce discours me semble répondre à des préoccupations alimentaires… bassement matérielle. Certains mots dans ce discours ont une bien curieuse résonnance… et montre la toute jeunesse de l’équipe qui entoure le Président…
La séance de rattrapage est programmée pour le compte-rendu du Conseil Interministériel qui est annoncé comme ayant décidé de choses essentielles.
Comprenons-nous bien. Je ne refuse pas toutes ces mesures… mais ceux qui suivent les débats à l’Assemblée Nationale ou au Sénat savent que fourmillent ici ou là une multitudes d’idées aussi bonnes les unes que les autres. Ce discours au lieu de faire la synthèse avec un VISION pour l’Outre-Mer s’abaisse à poursuivre un catalogue que le Président semble découvrir naïvement.
Alors j’ai lu pour vous ce discours de 15 pages. Remarquons simplement qu’en supprimant le double interligne on en revient à 10 pages. Ceci n’est pas pour le rabaisser. Il mérite d’être lu. Il mérite surtout d’être compris !
Voici quelques extraits qui me semblent interressant à souligner… et j’y ai été de quelques petits commentaires !
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Sans l’Outre-mer, la France ne serait pas la deuxième nation maritime au monde avec ses 11 millions de kilomètres carrés de zone économique exclusive, quasiment à égalité avec les Etats-Unis.
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Sans l’Outre-mer, la France ne serait pas une puissance spatiale de tout premier plan, ni même sans doute une puissance nucléaire respectée.
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Sans l’Outre-mer, la France n’aurait pas l’influence diplomatique majeure que lui confère sa présence sur les quatre océans et en Amérique latine.
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Sans l’Outre-mer, enfin, la France ne pourrait pas s’enorgueillir de posséder une biodiversité avec laquelle aucun autre pays au monde ne peut rivaliser.
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Mes chers amis, je vous le dis comme je le pense, la France sans l’Outre-mer, ce ne serait plus la France.
Nous savons celà ! si bien !
- la question de l’indépendance de
la Martinique et de
la Guyane ne sera pas posée. Ces territoires sont des terres des France et elles le resteront.
Et pour cause ! la réponse serait à 99 % NON !
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En Guadeloupe en particulier, nous sommes passés tout près de l’irréparable. Un homme est mort. Je ne l’oublie pas.
Nous n’oublions pas non plus ce triste épisode de notre vie… nous n’oublions pas surtout les causes !
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Quant aux méthodes employées parfois, c’est autre chose. Je veux redire avec calme et résolution que je ne tolèrerai jamais que l’Etat de droit soit mis à mal. Je n’accepterai jamais que la légitimité des élus de la République soit contestée ailleurs que dans les urnes. Je n’accepterai jamais que les fondements du pacte social, que les principes de notre fonctionnement démocratique soient remis en cause. Chaque fois que cette ligne rouge sera franchie, ceux qui en seront responsables me trouveront sur leur chemin. Aujourd’hui, le dialogue est restauré, je m’en réjouis sincèrement.
Envie de changer le « jamais » par « plus jamais » ! tout en remerçiant encore une fois l’état de nous avoir protégé contre nous même.
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Très vite, j’ai souhaité que l’on ne se contente pas d’accumuler des annonces techniques comme c’est si souvent le cas d’habitude en pareilles circonstances.
Peur, justement que ce discours ne soit soit justement une série d’annonces techniques.
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De nombreuses demandes ont été exprimées qui peuvent, parfois, paraître paradoxales : plus de liberté locale, mais aussi plus d’Etat ; plus de solidarité, mais aussi plus de développement autonome ; plus d’expansion économique, mais aussi plus de protection des ressources environnementales ; plus d’intégration à la communauté nationale, mais aussi plus de reconnaissance des cultures propres de chaque territoire. Ces contradictions apparentes, elles ne sont que le reflet de toute une société qui s’exprime. Elles sont le signe d’Etats généraux réussis.
Oui ces états généraux sont un réussite et pas seulement sur ce beau catalogue de mesure. Il y a aussi autre chose, au delà de l’apparente contradiction, et que je résumerai volontier par ces mots : « un vrai désir de France ».
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Marie-Luce PENCHARD, aujourd’hui Secrétaire d’Etat, sera nommée, dès demain, « Ministre de l’Outre-mer auprès du Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités locales ».
Compliments : plus haut et plus fort ! Nous souhaitons de la réussite à la Basse-Terrienne.
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Nous allons donc créer un « GIR de la concurrence », qui réunira dans une même équipe tous les services de l’Etat qui ont à connaître de la situation des entreprises : douanes, services fiscaux, direction de la concurrence et de la répression des fraudes, direction des services vétérinaires et même, éventuellement, l’inspection du travail. L’objectif est simple : renforcer notre capacité à identifier et combattre les abus de position dominante. Le « GIR concurrence » ira chez les fournisseurs, les grossistes et les distributeurs pour faire, si vous me passez cette expression, la « vérité sur les prix ».
Je ne sais pas ce que c’est qu’un GIR et je n’ai même pas eu l’envie de savoir.
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Un « Commissaire au développement endogène », nommé auprès de la Ministre de l’Outre-mer, aura la charge de permettre, aux Antilles, la création d’un marché unique de plus de 800.000 habitants entre la Guadeloupe et la Martinique.
Hum ! j’imagine le sourire des Présidents Rivier et Penchard ! Mais ce commissaire devrait être en poste à Basse-terre et pas à la rue Oudinot !
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C’est pourquoi je veux leur proposer un « Small business act » ultramarin, véritable plan de soutien massif au développement des PME Outre-mer. Il sera notamment mis en place un fond de garantie facilitant le financement de leur trésorerie, ainsi que la défiscalisation à 50% de toutes les prises de participation dans le capital des PME locales, sous réserve qu’il s’agisse de secteurs prévus dans la LODEOM. Par ailleurs, l’Etat maintiendra, pour 5 années supplémentaires, l’avance de 20% sur les marchés publics qu’il accorde, afin de permettre aux PME de bénéficier d’une trésorerie plus confortable. Ce sont trois mesures qui sont aussi simples qu’elles sont puissantes.
Promis ! je vais chercher à savoir ce que c’est qu’un SBA ! Mais vous noterez l’encadrement immédiat par la LODEOM ! c’est du grand art dans la prudence présidentielle !
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Mais l’effort à faire, il est en réalité sur Roissy. Roissy, c’est tout de même le 2e aéroport d’Europe, avec ses 60 millions de voyageurs par an. Les grands opérateurs du tourisme me disent qu’ils sont prêts à investir massivement aux Antilles si les avions décollent de Roissy. Les transporteurs gardent en mémoire les deux échecs de 1999 et de 2003. Chacun reste sur ses positions, et ce d’autant plus que la conjoncture économique est loin d’être facile. Je souhaite donc la constitution d’un groupe de travail de haut-niveau sur cette question, présidé par le Ministre en charge des transports et associant les responsables locaux, afin de dégager les conditions auxquelles une liaison aérienne depuis Roissy pourra être mise en place en 2011.
Non ! Non ! Il fallait décider ICI et MAINTENANT Monsieur le Président ! Monsieur VION ne vous a-t-il pas expliqué que Roissy est la clé du tourisme outre-mer !
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l’organisation en filières puissantes, capables de dialoguer d’égal à égal avec les distributeurs.
C’est en train de se faire !
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Nous allons assouplir considérablement le régime de 130 visas, afin de faciliter la circulation des personnes à l’intérieur des zones géographiques concernées.
Le secteur du tourisme pourra ainsi en bénéficier dès la haute saison de cette année, mais la sécurité de nos territoire est elle prise en compte !
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C’est pourquoi je souhaite donner la possibilité aux collectivités régionales de participer aux négociations internationales qui les concernent, et même de représenter la France, sous mandat, dans les organismes de coopération régionale de leur zone géographique.
Marie-Luce a du sans doute vous raconter comment sa Maman avait convaincu Jacques CHIRAC de cette même stratégie et comment celà avait été difficile… Mais à quoi bon revenir sur le passé.
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la représentation permanente de la France à Bruxelles va se doter d’un pôle en charge de l’Outre-mer
Et soudain notre Président découvre que L’administration a des charmes qui ne lasseront jamais de surprendre…
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Au fond, ce qui était au cœur du mouvement social de 2009, c’était une aspiration à davantage d’égalité des chances et à un investissement plus profond de l’Etat dans cette recherche d’égalité. C’est du moins ce qui est ressorti très nettement de vos travaux.
Nous disons simplement plus de France !
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C’est pourquoi j’ai décidé d’assouplir considérablement certaines dispositions statutaires de la fonction publique, pour les emplois dits de catégorie B et C. Il faut que ces emplois d’exécution ou d’encadrement intermédiaire soient exercés par des Ultramarins vivant sur place, la sacro-sainte règle de la mobilité administrative n’ayant pas vraiment de sens quand sa mobilité, on va la faire à plusieurs milliers de kilomètres de sa famille.
Si celà peut aider pourquoi pas ! La Guadeloupe a effectivement la nostalgie de ses Grands Directeurs Départementaux : les HAZAËL-MASSIEUX FEUILLARD et autres… Qu’ils nous reviennent !
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Plus d’égalité des chances, c’est aussi s’assurer que tout le monde, adultes comme enfants, maîtrise les savoirs fondamentaux, et notamment l’écriture et la lecture. Je veux que, dans 5 ans, l’écart entre l’Outre-mer et la métropole en matière d’illettrisme soit réduit au moins de moitié.
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je vous annonce la nomi
nation de « sous-préfets à la cohésion sociale et à la jeunesse » -
Je n’accepte plus cette pratique de « deux poids, deux mesures » entre la métropole et l’Outre-mer. Pour moi, je ne vois qu’un seul pays, la France.
Celà tombe bien ! nous aussi !
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la création d’une Université à rayonnement international dans chaque zone géographique, pour que l’excellence se conjugue aussi en Outre-mer.
L’UAG ne demande que les moyens de ce rayonnement international.
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des vitrines de la France
Mieux la France !
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Les outre-mer, dans leur ensemble, souffrent d’un problème de démographie médicale.
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débloquer la situation du logement social.
Les retards pris sont inacceptables. On ne vous le fait pas dire Monsieur le Président
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Une large part des crédits d’intervention du Préfet soit fongible, c’est-à-dire libres d’affectation. C’est le représentant de l’Etat sur place qui décidera, en fonction des besoins exprimés par la population et ses représentants, s’il peut réduire un peu ses interventions sur le logement pour les augmenter sur la construction des écoles, ou inversement. Il aura à rendre compte de l’utilisation de ces sommes a posteriori. Après tout, à plus de liberté laissée aux collectivités d’Outre-mer, il n’est pas incohérent que réponde une plus grande réactivité de l’Etat local.
J’entends déjà Elie !
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Mais si personne ne se décide à agir, l’Etat prendra, en conscience, ses responsabilités. Cela pourra être le cas, par exemple, en matière de santé publique ou d’environnement.
Prenez ! Prenez ! et n’oublez pas la Sécurité
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Je demande donc au Bureau de Recherche Géologiques et Minières, le BRGM, de procéder à des forages Outre-mer en 2010 afin d’établir une cartographie précise des sites qui pourraient accueillir de la géothermie. Une fois cette cartographie réalisée, l’Etat accompagnera cette production d’énergies propres en mobilisant ses ressources, notamment via l’ADEME.
La vitrine de l’excellence Française en matière environnementale ! déjà entendu celà quelque part !
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A titre d’incitation, j’annonce que l’Etat va augmenter de 20% les tarifs de rachat des énergies propres Outre-mer, qu’il s’agisse de géothermie, de biomasse, d’énergie marine ou solaire. La clef de l’avenir pour les Outre-mer, c’est la gestion sur le long terme de ses ressources
naturelles, la préservation de sa biodiversité et la mise en valeur des ressources fantastiques qui lui ont été données par la
nature.
Bonne nouvelle !
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une feuille de route claire.
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une année de l’Outre-mer qui sera l’occasion de faire la promotion, en métropole, de la richesse des cultures d’Outre-mer, de tous les Outre-mer. Pour que le regard de la métropole change, France Ô sera aussi diffusée, dès 2010, sur tout le territoire.
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Le Conseil interministériel a, bien entendu, arrêté beaucoup d’autres mesures importantes, propres à chaque territoire.
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Dès demain, les comités locaux des états généraux seront transformés en « Comités de suivi des engagements du Conseil interministériel à l’Outre-mer », qui viendront, par leurs réflexions et leurs propositions, alimenter d’autres Conseils interministériels à venir.
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J’espère vous avoir apporté aujourd’hui, avec le Gouvernement, la démonstration que tout n’était pas « joué d’avance », comme certains le prétendaient.
La suite donc au prochain Comité de suivi des engagements du Conseil Interministériel de l’Outre-Mer
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Mes chers amis, Aimé CESAIRE écrivait, en 1941, que « Les hommes de bonne volonté feront au monde une lumière nouvelle ». J’espère que chacun d’entre vous, après ce Conseil interministériel historique, verra briller sur son territoire une lumière nouvelle.
Promis ! nous ferons pour notre part briller sur la Guadeloupe la lumière éternelle ! celle de la liberté et de la France.
En bref ! ce fut un discours attendu et convenu ! le combat continue donc pour que la Guadeloupe demeure la France ! Le Président aura été sensible non seulement aux message des Etats Généraux, mais aussi des travaux essentiels menés par les hautes assemblées françaises et de nombreuses autres institutions.
Eric E.G. NOGARD
Courriel : eric.nogard@orange.fr
NewsLetter 2009/145
Fort-de-France, le 07 Novembre 2009
Politique de la Main Tenue, Ou, Sommes-nous en Classe Maternelle.
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Nous ne savons pas quelle saveur doit avoir l’Article 74 pour
Les Indépendantistes Martiniquais.
Nous pouvons dire cependant que le 74 ne nous conviendrait pas
Si nous revendiquions l’Indépendance.
Que peut valoir l’Indépendance pour qui n’a ni les mains libres,
ni le cerveau libre de faire ou de ne pas faire.
L’Indépendance est illusoire et redoutable quand elle est sous entraves.
L’Indépendance est la pire des situations quand elle est tenue en laisse.
On est Indépendant ou on ne l’est pas, la demi-mesure n’est pas l’Indépendance.
L’Article 74, s’il est bon pour les uns, nous semble redoutable.
Nous ne voyons pas quels Français nous sommes, si nous sommes des Français
Assez particuliers pour relever d’un Ministère dont les autres Départements
De l’Hexagone font tout simplement l’Economie :
Ce qui ne veut pas dire qu’ils soient des clones ni qu’ils veuillent l’être.
Un Alsacien n’est pas un Provençal, un Breton n’est pas un Basque.
Ils ne prétendent pas se ressembler, ils ne cherchent pas à se ressembler.
En revanche, qu’adviendrait-il si on leur proposait une mouture soixante-treiziste.
C’est tout simplement dans cet esprit que cet Article nous déçoit à ce point.
Que des braves et des sages proclament NON par-ci et NON par là, ça sent du Jean Le-Bon.
Le tout est de dire OUI une fois pour toutes, mais OUI à quoi et OUI comment ?
La Cassure est faite, irréversible, pourquoi ne pas en tirer les conséquences.
La peur n’a jamais sauvé personne, même pas la peur qui tient le plus au ventre.
Une chose peut être bien dite, mais ce qu’elle vaut est pour nous ce qui compte.
La Martinique est peuplée d’Indépendantistes et de Légitimistes.
Ni les uns, ni les autres n’ont la moindre chance de succès dans la pêche en eau trouble.
Rien de plus trompeur à nos yeux, rien de plus faux que les 73 et 74.
Être dans le 73, c’est être des Français à qui on tient la main, comme en classe maternelle.
Être dans le 74, c’est être un Indépendantiste avec un fil à la patte, ce qui ne vaut pas mieux.
Un Français de l’Hexagone n’obéit qu’au Droit Commun, ce cas est clair, ce cas est net.
Un Indépendantiste ne s’accommode d’aucune entrave, ce cas est clair, ce cas est net.
Dès lors, est-il question de peur, est-il question de ventre, ou question de nombril.
Nous prétendons que le Flou a trop longtemps duré et nous a trop coûté.
L’Astronaute a besoin du cordon qui le relie au vaisseau spatial,
En revanche, le nouveau né a besoin pour vivre de couper le cordon ombilical.
Où est la peur dans tout cela ? Que vient y chercher le ventre en tout cas.
Deux positions nous semblent Propres et Nobles, le reste est du Fatras.
Ou on est Français, dès lors quel est ce nouveau Ministère et pour quoi faire.
Ou on ne l’est pas et dès lors, un PASSEPORT FRANÇAIS JUSTE POUR JOUER AU FRANÇAIS ?
Une Cassure est une Cassure, elle doit être franche comme celle du Cristal.
Un amalgame c’est autre chose, un autre chose qui ne peut rien produire de bon.
Eric E.G. NOGARD
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