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Image emprunté au très beau site http://ti.racoon.free.fr/category.php
que je vous recommande pour voir comment GUADELOUPE EN NOU BEL !
Ne me demandez pas comment on reconnait les éclairs qui annoncent l’arrivée des TITIRIS… mais dès le lever du jour le téléphone résonnait chez un ami de Capesterre et la conversation s’engageait sur le fait que la nuit dernière il y avait eu des éclairs et que les titiris seraient à l’embouchure… et qu’il fallait faire ce qu’il fallait…
Et avec quelques chances, le midi, à table nous avions droit à un blaff de TITIRIS que nous dégustions le petit doigt levé !
A cette époque le TITIRI se vendait par pot de lait concentré sucré ! je ne me souviens pas du prix ! mais s’était assez cher pour en faire un substentiel revenu aux pécheurs de Grand-Rivière.
Il fallait cette urgence car 24 heures plus tard le TITIRI est dans la rivière se gorge de sable noir et devient incommestible et croquant sous les dents.
Je me souviens d’avoir une nuit était pêcher le TITIRI du côté de Pointe-Noire… Nuit noir ! nous parcourons la plage qui jouxte l’embouchure de la rivière et soudain sur les jambes de petite picotements de petites touches très légères qui annoncent le banc du précieux sicydium punctatum (c’est son nom savant) … la moustiquaire est déployée et nous récoltons quelques quelques pots de TITIRIS… juste de quoi faire quelques marinades (ne dites surtout pas accras).
Quelques jours plus tard vous pouvez voir ces Sicydium collés sur les rôches des rivières. Les mulets et les dormeurs s’en gavent et délaissant cuillères et autres apâts.