Le député MoDem de Mayotte, Abdoulatifou Aly s’est prononcé, contre le changement de statut de la Martinique et de la Guyane

Un soutien de plus pour ceux qui sont contre l’aventure. Il nous vient de MAYOTTE

Les 10 et 24 janvier prochains, les électeurs de Guyane et de Martinique auront à se prononcer sur le changement de statut de leur département. Cette consultation, si le oui l’emporte ferait passer ces deux départements de département d’outre-mer, régit par l’article 73 à celui de collectivité d’outre-mer régie par l’article 74. Ce changement de statut leur permettrait une plus grande autonomie par rapport à la métropole.

Le député mahorais a rappelé que Mayotte, par le référendum du 29 mars dernier, avait entramé le chemin inverse. Pour lui, les avantages de ce statut de département sont simples : « ancrage dans l’ensemble français, garantie de sécurité et égalité républicaine ».

Abdoulatifou Aly alerte ses compatriotes sur un processus d’autonomie qui, selon lui, revient à « éloignement par rapport à la métropole ».

Il va plus loin en affirmant que « le passage de deux des quatre actuels départements d’outre-mer à l’article 74 porte en germes un risque de délitement de l’équilibre institutionnel né de la loi de 1946 sur la départementalisation. Il ouvre la voie au règne de l’arbitraire de potentats ou de « roitelets » locaux ».

Il craint surtout que « en se limitant à garantir les droits antérieurement acquis, il porte le risque non seulement de priver les populations du bénéfice de lois nouvelles à leur avantage mais aussi de creuser le fossé entre l’hexagone et les DOM maintenus d’un côté et les deux territoires considérés de l’autre, fragilisant ainsi tout l’édifice ».

Le député de Mayotte appelle donc ses compatriotes des deux départements à rejeter ce projet en votant « non » à cette consultation.

Si le « non » l’emporte, la population sera consultée une nouvelle fois pour décider de la fusion du conseil régional et du conseil général en une assemblée unique, comme ce sera déjà le cas pour Mayotte, lorsque le processus de départementalisation sera engagé par les élections de cette assemblée unique en 2011.

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