La lettre de Malango ! un air frais venu de Mayotte

L’aime bien la lecture de cette lettre de Malango qui nous vient du 101ème département de la France.

Le dernier numéro de l’année est aussi frais que les autres : profitez-en !

http://www.malango-actualite.com/article/mayotte__colloque_autour_de_la_departementalisation-6267.htm

Ceci ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problème sur MAYOTTE ; les récentes émeutes prouvent que ce tout jeune département a bien des difficultés devant lui. Le peu d’intérêt des élus pour ce colloque sur la départementalisation est aussi une contrainte très grave.

Mais je fais la différence avec les nouvelles qui viennent de la Guadeloupe et de la Martinique. Ces nouvelles proches de nous me laissent un goût amer marqué d’inquiétude et d’anxiété. Il faut alors un effort pour trier choisir et repartir d’un bon pas vers notre avenir.

La richesse des débats n’a pas occulté les problèmes de la Collectivité.

« Nous avons évoqué les sujets tels que le cadre de la départementalisation, ses impacts sur le développement économique et sur les politiques publiques, la place du statut personnel et du statut civil, le régime de la propriété foncière et les impacts sur les relations au sein de la coopération régionale et la situation comparée avec les autres départements d’Outre-mer, mais le seul sujet évoqué par les élus locaux est celui de la ressource financière » remarque Bertrand Boisseau, avocat, qui était intervenu sur les thèmes des ressources et de la fiscalité, « en effet, les rentrées d’argent viendront de moins en moins de la dotation de l’Etat. Les élus devront mettre en place une politique fiscale et se retrouver face aux concitoyens ».

Les solutions existent. « De plus en plus la législation permet aux collectivités et à l’Etat de contractualiser les investissements productifs, c’est à dire que les opérations d’aménagement peuvent réunir de l’argent public et privé. Il faut donc que la Collectivité s’appuie sur un partenaire privé avec, par contre, appréciation par le partenaire privé de la solvabilité de la Collectivité » complète Bertrand Boisseau.

Un numéro spécial de la Revue juridique de l’Océan Indien est édité sur le thème « Mayotte 2009 : Questions sur l’avenir du 101è Département ». Il reprend les principaux points débattus pendant les trois dernières journées au Colloque.

En lisant ces lignes on ne peut être que rassurer pour Mayotte et avoir de l’inquiétude pour le risque que nous courrons d’acheter CHAT EN SAC un article 74 qui nous exclue irrimédiablement des larges facilités de la départementalisation.

J’ai entendu quelques arguments des 73sistes Martiniquais et non des moindres qui évoquaient le vote du 10 janvier prochain. Aucune inquiétude disent-ils le vote sera un NON aux dérives du 74. Mais il n’empêche que la risque est là. Comment les Martiniqauis peuvent-ils oublier que Monsieur Alfred est le patron du MIM et ne pas comprendre que le 74 est le premier pas vers l’indépendance proné par le MIM.

Autre argument entendu : le projet 74 est très loin d’être clairement ficelé… On demande, on exige, ais le travail d’élaboration du projet est loin d’être fait. Sauf peut-être sur un point particulièrement sensible : le MIM demande en fait un 74 aménagé de tel sorte que tous les pouvoir seront remis aux élus martinquais sauf l’enveloppe sociale qui restera à la charge de l’état.

La Guadeloupe a eut raison de se tenir à l’acart de ce débat, mais pour combien de temps encore.

Revenons aux nouvelles de Mayotte ! elles sont plus fraîches.

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