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Les Femmes pour les Femmes
Extrait du compte-rendu du colloque tenu au Parlement Européen le 19 novembre 2009
10 suggestions pour l’avenir
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1. L’Union européenne a un rôle d’aiguillon en matière d’égalité hommes–femmes et elle doit continuer à tirer les États membres vers le haut et ne pas se contenter du plus petit dénominateur commun ;
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2. Les quotas sont incontournables tant dans la sphère politique que dans la sphère économique ;
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3. Les politiques permettant de mieux concilier vie privée et vie professionnelle, notamment en finançant la garde des enfants et en promouvant la flexibilité des carrières, doivent être améliorées ;
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4. La loi est un instrument fondamental car elle permet une certaine évolution mais il faut avant tout travailler sur les mentalités, d’où le rôle primordial de l’éducation ;
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5. La société civile, notamment les médias, doit être impliquée dans l’élaboration et la mise en oeuvre de la législation, sinon elle demeure sans effet ;
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6. Un travail de fond sur les partis, sur leurs structures ainsi que sur les mentalités de leurs dirigeants, est nécessaire, car ce sont les partis qui établissent les listes de candidats ;
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7. Des structures de conseil, par exemple pour les femmes qui souhaitent monter une entreprise, pour les aider à faire face aux difficultés mais aussi à leur donner confiance en elles, doivent être développées;
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8. Nécessité de créer une solidarité entre les femmes de tout bord politique et de promouvoir les réseaux féminins européens transcourants.
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9. Les jeunes femmes ont besoin de modèles féminins positifs, en politique mais également dans l’entreprise ou les médias ;
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10. Miser sur les jeunes générations, plus ouvertes aux idées de parité et d’égalité et moins liées par les stéréotypes et les mentalités traditionnelles.
La longue route qui a conduit les citoyens et les États européens sur le chemin de l’intégration semble avoir laissé sur le bord du chemin l’égalité
et la parité homme-femme, tant on est loin du ratio 50 /50 dans la sphère politique.
Malgré les dispositions légales nationales et européennes, les inégalités sont toujours présentes et la discrimination contre les femmes monnaie courante au sein de l’Union. La difficulté à concilier vie familiale et vie professionnelle, les limitations inhérentes aux perspectives de carrière, la violence domestique et la faible présence dans le processus décisionnel en sont autant de facettes.
Inclure les femmes dans le processus décisionnel est une nécessité.
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Une nécessité démocratique, car à parité de talents, d’idées ou d’expériences entre hommes et femmes, toute discrimination est contraire à l’idéal démocratique.
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Une nécessité sociale, car la conciliation entre vie familiale et professionnelle est bénéfique pour tous.
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Enfin, une nécessité économique, la participation des femmes apportant prospérité et croissance.
Ces trois considérations devraient être incluses dans le programme politique de l’UE, mais ne le sont, hélas, pas toujours. Dès lors, il convient d’amenerles partis politiques à augmenter le nombre de femmes candidates sur les listes électorales et à instaurer des quotas, tant dans le secteur public que privé. Ces derniers constituent, en effet, la seule réponse effective à la discrimination de fait à laquelle font face les femmes.
Il est temps de passer des mots aux actes en matière d’égalité homme-femme en nommant des femmesaux postes clés de l’Union européenne. Le système qui implique que les hommes choisissent des hommes risque de rendre les femmes invisibles. La tâche nous revient de les rendre visibles car « the right man in the right job is often a woman »
L’ensemble du dossier sur le site de la Fondation.
Merci pour cet envoi à Madame Sara Pini de la Fondation Robert Schuman
Rond-Point Schuman, 6
1040 Bruxelles
Tel: +32 2 234 78 27
Fax: +32 2 234 77 72
s.pini@robert-schuman.eu
www.robert-schuman.eu
Sur le site www.femmesparite.eu vous trouverez également des photos de l’événement et les interventions complètes de Margot Wallström, vice-présidente de la Commission européenne, Vaira Vike-Freiberga, vice-présidente du groupe de réflexion sur l’avenir de l’UE, et Vladimir Spidla, commissaire en charge de l’emploi, des affaires sociales et de l’égalité des chances, ainsi que le texte du message de Rodi Kratsa, vice-présidente du Parlement européen, lu à l’ouverture de la conférence.