![]()
L’Outre-Mer français eest une île.
Avant de s’envoler, jeudi, pour Copenhague, où elle doit participer à la conférence des Nations Unies sur la protection du climat, la chancelière Angela Merkel a reçu hier à Berlin les représentants de huit États insulaires du Pacifique. Elle a réaffirmé devant eux la nécessité de limiter la hausse de la température globale à 2°C, au maximum. Toutefois, les dirigeants de ces États, dont l’existence est directement menacée par les conséquences du réchauffement, veulent aller plus loin.
Menacés par la montée des mers
En faisant monter le niveau des mers, le changement climatique, menace en effet de submerger ces îles du Pacifique. Selon le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), une élévation de 18 à 59 centimètres suffirait à engloutir un archipel tel que celui des Maldives. Or la hausse du niveau des mers devrait atteindre un mètre d’ici à la fin du siècle. Outre les Maldives, le phénomène met en danger le Timor oriental, les Îles Fidji, Kiribati, les Îles Marschall, la Micronésie, l’Île de Nauru, les Îles Palau, la Papouasie Nouvelle-Guinée, l’archipel des Samoa, les Îles Salomon, les Îles Tonga et Tuvalu.
Dans ce contexte, le président des Maldives, Mohamed Nasheed, a lancé un appel aux participants du sommet de Copenhague, leur demandant de sauver son archipel. Premier chef d’État arrivé à la conférence, il a réclamé que la communauté internationale suive les recommandations des scientifiques. Les représentants des États insulaires souhaitent limiter le réchauffement de la température globale à 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, au lieu des 2°C défendus, notamment, par l’Union européenne. Concrètement, cela reviendrait à réduire les émissions de gaz à effet de serre à partir de 2015, pour atteindre une baisse de 85% d’ici au milieu du siècle (par rapport à l’année de référence 1990).
Soutien allemand
M. Nasheed et les autres représentants d’États insulaires ont également rencontré à Berlin les ministres allemands des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, et de la Coopération économique et du Développement, Dirk Niebel. Ces derniers leur ont promis que l’Allemagne les soutiendrait dans leur combat contre le réchauffement climatique et ses conséquences. M. Niebel a promis dix millions d’euros supplémentaires pour alimenter le programme régional « Adaptation au changement climatique dans la région du Pacifique insulaire ».
Remerciement au CIDAL http://www.cidal.diplo.de/Vertretung/cidal/fr/Startseite.html
24 rue Marbeau – 75116 PARIS – Tél.: 0033/ (0)1.44.17.31.31