Mes amis, mes amours ! le train, le train-train !

J’avais aimé cette balade NEW-YORKAISE proposée par Marc LEVY dans « Où es-tu » et j’espérais retrouver la même ambiance dans le Londres des Français de Londres du « Mes amis Mes amours ».

Et dans ce train trainant péniblement ses wagons au travers de la campagne, j’ai du mal à me retrouver dans une véritable fourmilière de personnages dont certains disparaissent à jamais au bout de quelques mots de description.

Entre une librairie, un bistrot-restaurant, un fleuriste et un atelier d’architecture, les amis et les amours se déplacent à une vitesse de quelques lignes par paragraphe !

on passe d’Antoine à Audrey, de Mathias à Sophie, de Monsieur Glover à Yvonne, de McKenzie à Enya, de Bob Walley à Sophie et tout cela sous le regard de Louis et Emily, deux adolescents faisant encore quelques fautes d’orthographe, mais experts en fantômes et en relations humaines surtout entre amis et amours

et on va jusqu’au bout pour tenter de savoir qui est Monsieur Popinot.

Le train, le rythme du train, la langueur du train et certaines pages se lisent alors deux fois

Entre ces deux moments de conscience et d’esprit tendu pour savoir où il veut nous emmener une échappée belle vers le lointain

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Une passagère est assise en face de moi… un ou deux regards discrets et les qualificatifs de « jeune » et « jolie » n’ont aucune peine à venir à l’esprit… pas besoin de nouer une conversation… ses téléphones portables sonnent re-sonnent et l’indiscrétion de mes oreilles m’en apprennent beaucoup plus que si j’avais posé quelques questions…

Le discours de présentation des voeux du Député CHARASSE face à une assistance acquise me revient en mémoire et j’en extirpe quelques considérations politico économiques sur l’EauVergne… non pas celle de l’Auvergnat célèbre mais celle d’une région lanceuse de défis…

Antoine se décide enfin à écrire une lettre d’amour en réponse aux centaines de lettres écrites par lui-même pour Sophie… il prend conscience soudain que ses lettres lui étaient adressées…

Monsieur Claude MALHURET lui nous aura fait attendre près d’une heure pour avoir quelques informations sur la Ville de Vichy… plus les trois quart d’heures de Monsieur le Préfet… et pourtant rien ne bouge dans cette grosse affluence du palais de congrès venue entendre les voeux du Chef d’Edilité…

Seule dans le grand salon, Danielle ouvrit son cartable et en sorti deux cahiers Clairefontaine, un petit fantôme dessiné sur chaque couverture. Elle débutait ainsi son cours sur les fantômes d’Ecosse.

Brillant discours que celui de l’ancien French Doctor qui n’aura pas oublié d’égratigner au passage son collègue et ami de 40 ans du Ministère des affaires étrangères.

Les supporters de Manchester United se levèrent tous comme un seul homme… puis Yvonne se rassit en tapant dans ses mains… où est Cantonna !

Les forces vives de Vichy étaient là et le public nombreux ronronnait à l’écoute du maître des lieux et du maître du verbe…. Une analyse géopolitique hors du commun des citations à dire larigot et in fine l’assurance d’avoir dit l’essentiel non seulement sur l’année passée mais sur une évolution de siècle en siècle de décennie en décennie de notre monde.

Radio classique ! La cloche sonne pour Eve Ruggieri… elle parle des femmes de Mozart, insiste pour que l’on écoute l’air de DORABELLA… mais les contraintes de l’horaire font que les informations arrivent… alors ce qui est arrivé : c’est que Eve a laissé passer les INFOS puis s’est installée dans l’émission suivante pour continuer à nous parler de Mozart, de Da ponte, des femmes et enfin nous laisser entendre l’air de DORABELLA du Cosi.

Le XXème siècle une lutte à mort entre la démocratie et les totalitarismes.

Ma compagne de voyage jeune et jolie est enceinte et… mais il n’est pas correcte d’écouter aux portes et aux portables…

Sophie attend aussi un enfant et c’est le beau surfeur Bob qui lui a laissé ce cadeau… qui va changer sa vie… Marc LEVY nous l’avait laissé entendre en refermant pudiquement la porte sur les amours de Bob et de Sophie. 

Le XXIème siècle malgré l’appel de Jean-Paul II commence par une décennie de la peur alors même que des éléments d’espoir sont tangibles.

Arthur et Lauren entrent dans le jeu… Marc LEVY nous les présentent jeunes et beaux venant de Californie… et à peine nous sommes nous habitué à eux, les voici englouties dans le vide de la page suivante qui débute par la petite étoile annonçant une autre scène, un autre personnage… Lauren attend aussi un enfant… plus tard une spécialiste de Marc LEVY me fit remarquer que Lauren est un personnage d’un autre roman de LEVY le tout premier…  

L’Europe n’est plus le centre du monde mais pour le moment le dindon d’une farce « attrape barbichette » entre la Chine  et les Etats-Unis d’Amérique. Et le bon Docteur MALHURET défend et Rosine BACHELOT injustement clouée au pilori pour son traitement de la grippe et Nicolas SARKOZY le sauveur du traité de Lisbonne…

Yvonne prend à son tour le train… elle s’en va vers son destin… Marc LEVY a oublié de mettre la mention de la musique qui accompagne ce voyage… sans doute un extrait du concerto N° 21 de Mozart… et nous savons alors que la rose inventée par Monsieur Glover ne s’appellerait pas autrement que du nom de Yvonne…

Et maintenant l’optimisme expliqué aux nuls que nous sommes… explications méthodiques et rigoureuse et ordonnance du Docteur. Notre planète n’a jamais été aussi stable depuis 400 ans… nous vivons en paix depuis quelques décennies  L’unification économique du monde, la mondialisation par l’inter connectivité électronique est un fait… et plus d’hommes sont sortis de la pauvreté qu’au cours des 10 siècles précédents.

Mathias file aussi vers son destin… sa voiture croise un TGV dans lequel Antoine dialogue avec une vieille dame spécialiste du passage sous la manche…

Un petit détour par Freud pour expliquer comment ce monde, notre monde a basculé de l’obsession à l’hystérie…

Radio Classique encore et le Chevalier de Saint-Georges. Le présentateur de l’émission reçoit un Antillais, Monsieur LEGITIMUS en personne ; le principe de l’émission consiste à faire goûter aux auditeurs la ou les « madeleines de Proust » de l’invité. Surprise lorsque l’invité demande du Haydn et que le présentateur se rebiffe pour jouer du Saint-Georges… né en Martinique… mais peu importe l’essentiel était d’entendre quelques notes de la belle symphonie concertante de Joseph Bologne…

Vous ne connaissez pas vos cinq députés Européens… vous ne connaissez pas le nom du Président de l’Europe… mais vous vous souvenez de la chute du mur de Berlin ! Alors suivez le conseil de Jean-Paul II :  n’ayez pas peur !

Ah ! Enfin Vichy ! Son défi ! Faire revivre un bassin d’emploi qui depuis les années 60 avait vu fondre ses activités basées sur la mono industrie du thermalisme… défi relevé ! Oui ! Grâce à l’équipe qui entoure Monsieur le Maire !

Et je ne sais toujours pas qui est Monsieur Popinot ! Mais je sais que le violon et le piano peuvent accompagner les plus vives douleurs ! 

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