Cette semaine, le quotidien Le Monde publiait un article passionnant sur la façon de construire des maisons résistantes dans les pays sujets aux tremblements de terre. Le texte concluait qu’il n’en coûtait pas tellement plus cher d’adapter les bâtiments, mais qu’il fallait respecter certains principes de base. Et l’ingénieur de conclure que le problème le plus grave était ailleurs: «La plupart des gens compétents sont partis d’Haïti. Il y a peu d’architectes et d’ingénieurs sur place pour construire bien.»
Un musée portant sur près de quatre siècles d’esclavage subis par la population d’origine africaine a ouvert ses portes sur l’île de Cuba sous l’égide de l’Unesco, a rapporté mardi l’Agence cubaine d’information nationale (AIN).
Le Musée national de la route de l’Esclave est situé dans la Forteresse de San Severino, construite au 18e siècle pour protéger la ville de Matanzas, à mi-chemin entre La Havane et, à 170 km à l’est, la station balnéaire de Varadero.
Le président de la République française s’apprête à se rendre en Haïti, à la suite du cataclysme qui a frappé ce pays, faisant plus de deux cent mille morts. C’est la première fois qu’un chef d’État entreprendra une telle visite qui est lourde de sens quand on sait le rôle peu glorieux que la France a joué dans cette île depuis le traité de Ryswick en 1697. La France a martyrisé HaÏti pendant quatre siècles. La compassion un peu forcée affichée aujourd’hui ne saurait le faire oublier. Claude RIBBE
Les Haïtiens ne veulent pas être des victimes, pas plus que nous ne le souhaiterions nous-mêmes. Avec un solide leadership haïtien et une aide régionale et internationale coordonnée, uniforme et efficace, nous pouvons transformer le sensationnalisme de quelques jours d’actualités en des décennies d’exemples de réussites. Robert B. Zoellick – Président du Groupe de la Banque mondiale
Lundi dernier, je donnais mon premier cours de séminaire sur le thème «Histoire et mémoires des esclavages modernes» et parlais d’une bataille qui eut lieu en Haïti, au Cap-Français (aujourd’hui Cap-Haïtien), le 18 novembre 1803. La bataille de Vertières mit fin de manière spectaculaire au conflit qui opposait les anciens esclaves et la France napoléonienne. Napoléon venait de perdre en quelques heures la plus riche des colonies du Nouveau Monde au terme d’un conflit qui aura duré un an et qui aura coûté la vie à 40 000 de ses soldats. Événement aujourd’hui largement oublié et absent des manuels d’histoire, cette bataille représentait un véritable séisme pour l’histoire de l’Occident colonial et du Nouveau Monde. Aujourd’hui, je ressens une profonde tristesse devant un tout autre séisme, celui qui vient de dévaster Port-au-Prince. Où sont ces gens qui nous ont accueillis? Où sont ces étudiants du programme de maîtrise en histoire et mémoire qui alimentaient avec tant de passion et d’amour les discussions? Comment les aider? Que dire devant cette histoire qui s’écroule par pans entiers? À travers Haïti, c’est toute notre histoire qui est ébranlée. Jean-Pierre Le Glaunec (PhD) – Professeur adjoint au département d’histoire de l’Université de Sherbrooke
Bien que l’ensemble des immeubles administratifs de l’Etat et les monuments les plus marquants de Port-au-Prince se soient effondrés dans le séisme du 12 janvier, les locaux des Archives Nationales d’Haïti ont bien résisté. Les archives, l’état civil et la mémoire de la nation comptent parmi les rescapés du cataclysme. L’immeuble de la direction centrale de la Poste a été détruit.