Les douze travaux de LESIEUR pour la Guadeloupe de Demain

Comprenons nous bien ! Je ne suis pas supporter de Monsieur Alain LESUEUR et mon Bulletin de lui est pas réservé.

J’ai simplement trouvé que son courage à être un candidat libre méritait que j’aille lire son BLOG. Et comme je n’y ai pas trouver ce que je cherchais, j’ai effectué un petit travail de présentation. Tant qu’à faire je le partage avec mes lecteurs.

Un Conseil à Monsieur le candidat libre : le mot comique est une insulte : nos élus peuvent commettre des erreurs il faut les dénoncer… s’ils commettent des actes répréhensibles nos instances doivent pouvoir les sanctionner. Il n’est donc point besoin d’insultes dans ce débat électoral.  

Projet de Programme régional Horizon 2010-2050 Pour une Guadeloupe des Régions 

Les douze travaux d’Hercule pour la Guadeloupe de Demain

Ambition numéro 1

Réduire le chômage de moitié : Créer 15 000 emplois supplémentaires

Moyen : Mettre en place une politique de grands chantiers

Ce qu’il faut changer

Depuis un demi-siècle, le chômage s’est maintenu à un niveau trois fois supérieur à la moyenne nationale. Cela n’est pas admissible. Un contrat d’objectif doit être conclu par la Région, avec l’Etat, responsable de la politique économique. Tout choix doit prendre en compte la priorité à l’emploi. Ainsi, la construction de 6 collèges à 8 millions chacun, pour accueillir 5000 élèves, vaut mieux que celui d’un lycée HQE à 49 millions pour 1200 élèves. Car cela équivaut, au minimum, à quatre fois plus d’emplois pour les personnes au chômage.

Comment le faire

Une politique de grands chantiers suivra cinq axes principaux. La Région et l’Etat bâtiront un vaste plan d’organisation du transport collectif par deux projets complémentaires, la mise en place d’un tramway dans l’agglomération centre et d’un réseau ferré intercommunal organisé en étoile à quatre branches, en direction de Moule, Sainte-Anne, Sainte-Rose et Capesterre.

Le deuxième grand chantier concerne les établissements scolaires. Son premier volet visera les collèges. Il s’agit de livrer un nouveau collège à chaque rentrée scolaire pendant 10 ans. Aucun collège ne devra atteindre 1000 élèves. Le deuxième volet, la construction de classes maternelles, sera cofinancé par la Région, afin de scolariser tous les enfants de 30 mois.

Le troisième grand chantier concerne la gestion des déchets par la mise en place effective du plan départemental de traitement des déchets ménagers et assimilés (PEDMA), le choix d’une usine pratiquant le tri automatique, la création d’unités de recyclage et de revalorisation.

Le quatrième grand chantier concerne la gestion de l’eau et le traitement des eaux usées. Il s’agit de rattraper le retard dans la construction des équipements qui font aujourd’hui défaut.

Le cinquième grand chantier concerne l’hébergement collectif des personnes âgées. Outre le Centre départemental du Raizet, quatre autres projets de construction d’établissement doivent voir le jour, d’ici 2025, en nord et sud Basse-Terre, dans le Nord et l’est de la Grande-Terre.

Le plan régional de formation sera adapté pour répondre concrètement aux besoins de ce plan.

L’agriculture est un grand chantier à part. Les professionnels ont fait des propositions lors des Etats généraux. Il semble y avoir consensus pour préserver les cultures d’exportations. Du moins tant que les subventions européennes seront tolérées par l’organisation mondiale du commerce. La question de l’installation de jeunes agriculteurs doit être résolue d’urgence faute de quoi il n’y aura plus d’agriculture guadeloupéenne dans 20 ans.

C’est aujourd’hui qu’il faut décider si la Guadeloupe doit devenir une seule ville.

Ambition numéro 2

L’éducation et la formation : Zéro illettré

Moyen : Développer une politique ambitieuse de lutte contre l’échec scolaire

Ce qu’il faut changer

Le taux d’échec scolaire demeure chez nous notablement supérieur à la moyenne nationale. Trop d’élèves quittent le système en situation d’illettrisme.Les résultats au bac sont moins satisfaisants et beaucoup trop d’élèves ne parviennent pas à la fin des études secondaires. Il y a là une démission collective. La réussite passe aujourd’hui par des cours privés et coûteux.

Comment le faire

La Région se fixe pour objectif de lutter contre l’échec scolaire, avant le lycée où les jeux sont déjà faits. Primo, tout enfant de 30 mois devra pouvoir être scolarisé, si les parents le veulent. La Région financera l’enseignement de l’anglais obligatoire à l’école primaire. Une seconde langue sera enseignée dès la classe de sixième. La Région financera également des études surveillées d’après classe et des cours de soutien à l’intérieur des établissements scolaires. Toutes les sélections à l’embauche comporteront une épreuve facultative de créole.

Ambition numéro 3

La sécurité institutionnelle : aucun référendum d’ici 2020

Moyen : Evoluer vers un pouvoir régionaliste fort, en restant dans le droit commun

Ce qu’il faut changer

La Guadeloupe se croit en crise institutionnelle permanente. En réalité, elle souffre de maux multiples dont le remède est sans lien de cause à effet avec l’organisation institutionnelle.Aucune des 200 mesures issues des Etats généraux ne nécessite de changer les institutions, à plus forte raison de statut pour leur mise en œuvre. Pourtant, on a réussi le tour de force de proposer une évolution, le passage à l’article 74, déconnectée de 100 % des propositions.

Comment le faire

Il convient de mettre en œuvre la réforme des collectivités proposée par le Gouvernement, et l’évaluer avant d’envisager une quelconque nouvelle consultation de la population. Pendant ce temps, les élus pourront se concentrer sur le développement économique, social, culturel.Les conseillers territoriaux remplaceront les conseillers généraux et régionaux, ce qui réduit le risque de divergences entre collectivités. La délimitation des champs de compétence elle, va supprimer les chevauchements négatifs. Le mode de scrutin pour l’élection des conseillers territoriaux sera adapté, afin que ces élus représentent tout le territoire de l’archipel.

Ambition numéro 4

Améliorer la décentralisation : clarifier, modifier les rôles, pour plus d’efficacité

Moyen : Harmoniser les attributions

Ce qu’il faut changer

Aujourd’hui, la Guadeloupe construit un lycée qui coûte le prix de 6 collèges de même capacité, mais il manque des classes maternelles pour accueillir tous les enfants de 3 ans. Cette inégalité, dès le départ, prive des enfants de l’égalité des chances.

Comment le faire

Il conviendra d’améliorer la réforme nationale des collectivités engagée par le Gouvernement pour la faire coïncider avec nos besoins. La Région sera compétente en matière d’équipement scolaire, de la maternelle au lycée. En sens inverse, les compétences communales seront plus étendues en matière sociale, afin de mieux relayer l’action du Département. En même temps, l’Etat devra renforcer ses moyens avec la création d’une sous préfecture en Nord Basse-Terre.

Ambition numéro 5

Moderniser l’action publique locale : former pour « Guadeloupéaniser »

Moyens : Accélérer la promotion des jeunes Guadeloupéens dans le service public

Ce qu’il faut changer

L’accès au service public se fait légalement par concours, mais pas dans les faits. Le service public communal est une armée pléthorique sans officiers, ni sous officiers. Il manque mille cadres dans les collectivités guadeloupéennes. Les maires discourent sur la promotion des cadres antillais mais ne préparent pas le remplacement de ceux qui vont partir à la retraite.

Comment le faire

La Région sera à l’initiative de la création d’un Institut territorial pour la formation au service public afin de permettre aux jeunes Guadeloupéens de réussir aux différents concours d’accès aux trois fonctions publiques, d’Etat, hospitalière, territoriale. Ce même institut contribuera au perfectionnement en cours d’emploi. Par un plan régional de modernisation des collectivités territoriales, la Région interviendra en appui des communes, pour mutualiser les moyens, pour permettre d’automatiser les procédures administratives, de les simplifier et de les uniformiser sur l’ensemble du territoire de la Guadeloupe.

Ambition numéro 6

Démocratiser la gouvernance territoriale : gouverner comme un gouvernement

Moyen : En finir avec le pouvoir personnel et passer à la gouvernance collective

Ce qu’il faut changer

Les collectivités fonctionnent sous le mode du pouvoir personnel, au point que l’action publique est orientée principalement selon l’intérêt électoral du maire ou du président. Le futile qui singularise et met l’élu en valeur est préféré à l’utile qui correspond aux missions obligatoires des collectivités, aux besoins de la population, et qui dès lors, sont mal assurées.

Comment le faire

Il convient de mettre en place un gouvernement territorial avec un chef de gouvernement, le Président, et des vice-présidents, ministres compétents sur leur portefeuille et chargés de gérer un budget identifié. Les vice-présidents seront dotés de véritables délégations dans le domaine de compétence qui leur sont confiés, pour appliquer la politique définie par l’assemblée. Les vice-présidents recevront leur délégation de l’assemblée, sur proposition du président. Seule l’assemblée pourra la leur retirer, à la demande du président, par vote secret, après un débat.

Ambition numéro 7

Rééquilibrer les relations entre Région et communes : restaurer la libre administration

Moyen : création d’un conseil consultatif des communes auprès de la Région

Ce qu’il faut changer

Aujourd’hui, il n’existe aucune instance d’échange entre les maires et la Région. Aucune politique cohérente ne peut se conduire sans une concertation organisée et une politique d’aide aux collectivités transparente, et non soumise aux seules considérations partisanes. Par ailleurs, le chantage à la subvention est monnaie courante, comme l’exclusion.

Comment le faire

La Région organisera une conférence biannuelle des maires. La première précédera le débat d’orientations budgétaireset traitera des demandes de subvention.La seconde fera un bilan de l’exercice écoulé sur la base d’une synthèse du compte administratif. Un vice président sera chargé des relations avec les communes, quelque soit le domaine technique dont il s’agit. Le Président présentera à l’assemblée un rapport annuel sur le respect de l’équité dans les aides.

Ambition numéro 8

Maîtriser et rentabiliser le développement des énergies propres : reprendre la main

Moyen : Planifier les implantations, négocier la part collective du bénéfice

Ce qu’il faut changer

Le développement des projets se fait à l’initiative du secteur privé, sans contrôle suffisant de la puissance publique et sans grand bénéfice pour la collectivité. Les fermes éoliennes s’implantent sans planification. Il n’a pas été défini de zone de développement de l’éolien. Aujourd’hui,la menace est forte d’une implantation anarchique des fermes photovoltaïques, qui se passent de permis.

Comment le faire

Définir les zones de développement de l’éolien et du photovoltaïque est une nécessité pour éviter l’implantation anarchique. L’Etat doit légiférer afin de mieux encadrer l’installation des fermes photovoltaïques. Enfin, les maires doivent négocier des conditions d’implantation plus favorables aux communes.Il ne s’agit pas pour les Guadeloupéens d’avoir la satisfaction morale de contribuer à l’œuvre de protection de la nature, et pour les investisseurs de se partager tout le bénéfice financier.Le recours à l’économie mixte sera privilégié dans un domaine très aidé et très rentable.Le recours aux sociétés d’économie mixte devrait permettre d’accroître le rôle des élus dans la production d’énergie.

Ambition numéro 9

Développer la coopération en matière d’éducation et de culture : Réalisme et modernité

Moyens : Adapter la politique de coopération à l’époque

Ce qu’il faut changer

La coopération économique avec la Caraïbe est un slogan pour discours et une utopie à court terme. Ni nous, ni nos voisins n’en font une priorité politique, ni économique.En revanche, la coopération culturelle est un sas obligé, une étape décisive et un vecteur efficace.

Comment le faire

La coopération avec nos voisins géographiques est un domaine dans lequel nous devons à la fois prendre des initiatives et négocier avec l’Etat. Aujourd’hui, les règles sont subies, du fait qu’elles sont la conséquence d’accords de partenariat euro caribéens dans lesquels nous ne sommes pas partie prenante.Nous partons du principe que nos voisins ne demandent qu’à coopérer avec nous.C’est une vision fausse. La coopération avec la Guadeloupe n’est pas un enjeu pour la plupart des Etats caribéens. La coopération ne va pas de soi, elle doit avoir une raison d’exister.Aucune réglementation ne limite la coopération culturelle avec nos voisins, sinon l’absence de volonté réelle, la barrière perméable de la langue. Or, l’apprentissage mutuel des langues est précisément un domaine essentiel de coopération possible.Les moyens de communication modernes permettent de surmonter l’obstacle géographique.Avec Internet, il n’y a plus d’îles.

Ambition numéro 10

Restaurer la cohésion sociale au profit de la jeunesse : Redonner de l’espérance

Moyen : Rétablir le lien intergénérationnel

Ce qu’il faut changer

Le conflit de génération est entretenu par leur mise en concurrence des jeunes et des seniors sur le marché du travail. Certains dispositifs l’ont même renforcé, en cherchant à substituer des jeunes aux seniors, alors que ces derniers sont autant victimes du sous emploi.

Comment le faire

Le plan de diminution du chômage sera conçu de façon à assurer la transition générationnelle. A un emploi créé, sera affecté un binôme. Pendant trois ans, le cumul d’un salaire et d’une indemnité sera partagé entre un senior et un jeune. Le premier aura pour mission d’assurer le tutorat du second, dans le cadre d’un échange formation initiale contre expérience pratique. Les aspects sociaux du plan pour l’emploi seront discutés entre les partenaires sociaux, l’Etat et les collectivités dans le cadre d’un partenariat favorable au développement du syndicalisme.

Ambition numéro 11

Protéger les citoyens contre les abus de gestion : Qui dit pouvoir, dit responsabilité

Moyen : Renforcer le pouvoir de contrôle et de sanction

Ce qu’il faut changer

Aujourd’hui un maire peut créer un déficit abyssal, ne correspondant à aucun investissement ni service rendu à la population, en toute impunité, en laissant de surcroît des dettes pour les 20 ou 30 années qui suivent la fin de son activité politique. C’est un abus de la démocratie.

Comment le faire

Il faut renforcer les règles permettant de mettre en cause la responsabilité personnelle des élus en matière financière. Il faut renforcer les moyens de sanction, notamment par la Cour des comptes, lorsque les déficits ne sont pas dus à des erreurs de bonne foi, mais sont le résultat de procédés de dissimulation volontaire, régulièrement dénoncés par la Chambre régionale.

Ambition numéro 12

Construire la Guadeloupe de 2030, penser celle de 2050

Moyen : Stimuler une réflexion collective permanente

Ce qu’il faut changer

La Guadeloupe ne pense son avenir qu’en terme d’échéance électorale. Après le référendum de 2003, pour lequel notre réflexion était insuffisante, nous sommes retombés en sommeil. Le conflit, puis les Etats généraux nous ont trouvés en 2009, au même stade d’impréparation.

Comment le faire

La Région doit engager un chantier de concert avec les organismes tels le conseil économique et social régional, l’Université, l’INRA. Les élus communaux devront y être intégrés. L’idée est d’aller plus loin dans la prospective que le schéma d’aménagement régional. Cela suppose également le recours aux expertises extérieures, caribéennes, européennes et internationales, afin d’intégrer les éléments d’influence de la globalisation et des relations internationales.

Le mode de financement et la fiscalité locale

Aucun plan de développement économique ne peut procéder de la Région seule. Il en va de la responsabilité de l’Etat, et lui seul a les outils d’impulsion dimensionnés. Mais la Région est un partenaire incontournable. D’ici 2014, la Région devra consacrer 70% de son budget aux investissements. Aujourd’hui, c’est seulement 50%. La mobilisation des moyens doit être à un niveau maximal, vu l’importance des projets. Le plan de développement «Horizon 2020» sera proposé à l’Etat. Des financements européens sont également indispensables.

Enfin, la Région devra recourir à l’emprunt pour compléter le besoin de financement du plan. Dans un pays en retard de développement, ne pas emprunter sous prétexte de ne pas s’endetter est pire qu’un crime, une faute. Par ailleurs, il faut vite mettre fin à toute politique spectacle dispendieuse. En effet, compte tenu de la crise économique et sociale, mondiale, locale, une gestion rigoureuse est le seul moyen d’éviter dans l’avenir une explosion des impôts et des taxes régionales.

Conclusion

Ce projet n’a qu’une ambition, ouvrir enfin un débat sur des solutions concrètes pour sortir de 60 ans de crise larvée de la départementalisation, et de la phase aigue que nous traversons.Chaque individu peut y contribuer. Chaque Guadeloupéenne, chaque Guadeloupéen peut faire quelque chose pour la Guadeloupe. Individuellement. Mais collectivement, ensemble, les uns et les autres, nous pouvons tout faire, et nous pouvons tout réussir. Par notre vote éclairé.

Alain LESUEUR Guadeloupe Demain Contact : 06 90 50 15 56 0590 89 95 31
Alain.e.lesueur@wanadoo.fr

Objectifs

Administrer la Région Guadeloupe dans la mise en œuvre de politiques visant le développement d’une part, dans ses dimensions économique et humaine, et d’autre part, la préservation des acquis, tant dans le domaine du patrimoine et que des solidarités organisées.

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