A Sainte-Lucie, après un colloque scientifique organisé par le Comité international des études créoles, des scientifiques (natifs) décidèrent de promouvoir cette langue, jugée sous-estimée et stigmatisée. C’est ainsi que se crée le mouvement Bannzil Kreyol qui inaugurera la première journée internationale du créole deux ans plus tard.
Le Comité International des Etudes Créoles (CIEC), a été fondé en 1976 à Nice (date du 1er Colloque International des Etudes Créoles). Il regroupe des créolistes d’origine fort diverse, élus précisément par leurs pairs en fonction de la diversité des points de vue, des théories et des mondes créoles qu’ils sont susceptibles de représenter.
Le 1er Comité se composait de :
- Mervyn Alleyne (Université des West Indies, Kingston),
- Jean Benoist (Université de Montréal),
- Alain Bentolila (Université Paris V),
- Jean Bernabé (Centre Universitaire Antilles-Guyane, Martinique),
- Annegret Bollée (Université de Cologne),
- Jean-Claude Castelain (AUPELF),
- Robert Chaudenson (Université de la Réunion),
- Chris Corne (Université d’Auckland),
- Danielle d’Offay (Seychelles),
- Guy Hazaël-Massieux (Université de Provence),
- Gabriel Manessy (Université de Nice),
- Pierre-marie Moorghen (Université de la Réunion),
- Pradel Pompilus (Université d’Etat d’Haïti),
- Andrée Tabouret-Keller (Université de Strasbourg),
- Albert Valdman (Université d’Indiana).
Pour un historique complet, on se reportera à la thèse d’Ellen Schnepel, 1990, « The politics of language in the French Caribbean : The Creole movement on the island of Guadeloupe », Columbia University, p. 261 sq.