Bienvenue à François BAYROU en Guadeloupe. Nous n’oublions pas qu’il fut celui qui, alors Ministre de l’Education Nationale, créa le Rectorat de la Guadeloupe ; il est vrai un peu poussé par les jeunes de Cayenne en révolte à ce moment là.
Ses soutiens dans le Département sauront sans doute développer les quelques arguments paru dans le quotidien local. Il ne sera pas inutile de redire sa conception du lien entre la Guadeloupe et la métropole. Un petit mot sur la Caraïbe serait aussi bien venu.
Au chapitre « outre-mer », le candidat centriste propose dans son programme présidentiel de « créer des zones franches globales à périmètre large » « SIC », de « faire de l’Outre-mer le laboratoire français de l’excellence énergétique durable » et de « bâtir un plan massif de lutte contre l’illettrisme » et de « créer un bouclier santé pour les plus fragiles« . Il propose également « de rompre avec les éléments qui entretiennent une bulle de prix élevés » outremer. Enfin, il souhaite « créer un office de transports de l’Outre-mer qui gèrera l’enveloppe de continuité territoriale et passera des conventions quinquennales tarifaires pour assurer au maximum la continuité territoriale ».
Je ne change rien de mon petit mot de bienvenu il y a de cela 5 ans :
http://halleyjc.blog.lemonde.fr/2007/03/30/francois-bayrou-en-guadeloupe/
Echo de Fort de France (Source LEMONDE.FR, nouvelle présentation)
« L’État n’aura plus les moyens de l’assistance donc il n’y a qu’un chemin possible, c’est de soutenir l’activité ». l’avenir de l’outre-mer « n’est pas dans l’assistance » mais « dans l’activité, la création, la production, l’invention et l’innovation ».
Le mode d’élection du futur Conseil de la Martinique est « trop déséquilibré » et n’assure pas « la représentation des territoires et des opinions ».,
On attend Monsieur BAYROU en Guadeloupe ce dimanche. Que pense t’il du choix de ce département de demeurer dans le droit commun. Avec le droit commun il n’y a plus d’Assistance, mais le juste partage des richesses et des devoirs de chacun. Si François BAYROU pouvait annoncer que la Guadeloupe rejoindrait la Réunion de Michel DEBRE au sein de la constitution (article 73), ce serait parfait !
Pendant ce temps un autre candidat annonce la création d’un « ministère de l’égalité des territoires et de la cohésion sociale, dépendant directement du premier ministre, qui permettra de remobiliser le droit commun dans les quartiers mais pas seulement : dans les zones péri-urbaines, et les campagnes »… et aussi dans les départements d’Outre-Mer !
L’avenir de la Guadeloupe n’est pas dans l’assistance mais dans l’activité, la création, la production, l’invention et l’innovation dans une France solidaire. Il faut sans cesse évoquer Aimé CESAIRE ; celui de 1946 et du vote de la départementalisation, mais aussi celui de 1981, celui du moratoire proposé au Président de la république du moment. Les Foyalais ont en quelque sorte « tuer le Père » et voient midi à leur porte… La Guadeloupe mérite autre chose !
Dès 1838, le conseil colonial de la Guadeloupe réclamait pour les populations antillaises le droit «d’être soustraites à l’exception coloniale » et d’être « replacées dans le droit commun des Français».