
PARIS – Le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, a accueilli vendredi « très favorablement » la dénonciation par le Défenseur des droits, Dominique Baudis, de pratiques discriminatoires à l’égard des habitants des outre-mer en matière de prêts bancaires et de cautions immobilières.
« Dans sa recommandation, le Défenseur des droits procède à un juste rappel aux lois et aux règlements interdisant de telles pratiques qui sont régulièrement dénoncées par les associations ultramarines« , déclare le ministre dans un communiqué.
« La lutte contre les discriminations figure parmi les priorités du ministre des Outre-mer qui souhaite que soit confortée, en la matière, l’action de la Délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’Outre-Mer. Cette Délégation a vocation à travailler en lien encore plus étroit avec le Défenseur des droits afin de saisir les juridictions compétentes pour obtenir des sanctions exemplaires« , conclut le communiqué.
Le Défenseur des droits, Dominique Baudis, a exigé jeudi que soit mis fin à « un certain nombre de pratiques discriminantes à l’égard des habitants des départements d’Outre-mer« .
Dans une « recommandation » en ligne sur son site (www.defenseurdesdroits.fr), le Défenseur des droits dit avoir été alerté à plusieurs reprises au cours des derniers mois « sur des cas de refus de prêts bancaires ou de refus de cautions immobilières en raison de la domiciliation ultra-marine des intéressés« .
Après enquête, il a conclu à une « discrimination en raison de l’origine et à une atteinte au principe d’égalité de traitement » entre résidents métropolitains et résidents ultra-marins.
Et si il n’y avait que celà. ne pas appartenir à l’Espace SHENGEN ! n’est-ce pas aussi une discrimination. Solo Solo le présentateur de l’Afrique Enchanté sur France Inter s’en offusquait encore ce matin même.
Le « brulot » de Monsieur Claudy SIAR publié pendant la campagne électorale et en sa qualité de responsable de la Délégation interministérielle pour l’égalité des chances des français d’outre-mer mérite d’être relu et complété.
Dix exemples d’inégalité flagrante :
Des inégalités qui, persistent au niveau de la fracture numérique et technologique avec notamment la téléphonie mobile dont les tarifs pratiqués en outre-mer restent exagérément prohibitifs, la continuité territoriale avec le coût élevé des tarifs aériens et des envois postaux, l’emploi avec le chômage galopant des jeunes d’outre-mer, la discrimination touchant la santé avec la non-reconnaissance de la drépanocytose, la maladie génétique la plus répandue en France et dans le monde, la visibilité de l’outre-mer qui se traduit par l’absence de l’outre-mer dans les médias nationaux et sur les passeports en sous-impression, le problème des chèques hors place et des cautions bancaires et enfin la discrimination en matière de politique familiale qui voit les travailleurs indépendants de l’outre-mer devoir faire la preuve qu’ils sont à jour de leurs cotisations pour avoir droit aux allocations familiales, alors que dans l’hexagone un enfant génère ce droit automatiquement quel que soit le statut professionnel de ses parents.