Les Rencontres Cinémas Martinique font le mur… avec le Rotary et Saint-Georges

Monsieur Jean-José JULIEN, Président du ROTARY CLUB du François
présentant la séance.
http://www.clubrunner.ca/Portal/Home.aspx?cid=7069

Tandis que la 7e édition des Rencontres touche à sa fin, quelques films sélectionnés franchissent l’enceinte du CMAC et s’installent pour des projections uniques à des endroits clefs de la Martinique.

« Cinéma Hors les Murs » , c’est ainsi que se nomme l’opération mise en place par le CMAC en collaboration avec les acteurs et espaces cinématographiques de la Martinique. Plus qu’un simple désir de permettre au plus grand nombre d’avoir accès au festival, cette démarche tend à rendre un vibrant hommage aux lieux qui ont marqué d’une empreinte indélébile l’histoire de la distribution cinématographique de l’île.

La Salle Frantz FANON de l’ATRIUM était quasiment pleine pour regarder le très beau film de Stéphanie et Steve JAMES sur le Chevalier de Saint-Georges. Un public averti, un public curieux de cette merveilleuse danse avec Saint-Georges à la HAVANE.

Un grand bravo au Rotary Club du François d’avoir fait ce choix de la Caraïbe du District 7030.

Il faut rappeler à cette occasion que c’est le mécène Monsieur Marcel-André CLEMENT qui est l’instigateur de cette belle semaine culturelle à la HAVANE. C’est lui qui sut insuffler force courage et énergie à tous et à chacun et ils sont nombreux : Conseil Régional, Mairie du Baillif…

L’Association des Amis du Chevalier de Saint-Georges est très fière d’avoir participé à cette aventure en apportant

  • ses modestes connaissances sur le personnage de Saint-Georges,
  • les merveilleux dessins de Anne TRESSENS qui parsèment le film,
  • la brillante iconographie qui avait été réunie pour le TAFEL MUSIC Orchestra de TORONTO,
  • le texte et la Conférence mémorable de la CASA VICTOR HUGO
  • et cerise sur le gâteau l’autorisation de la FONDATION AVENIRA d’utiliser la musique de la collection unique des CD organisée par la brillante universitaire et musicologue Madame Michelle GARNIER PANAFIEU.

Le regretté Emile SMIDAK, Créateur de la Fondation AVENIRA aurait été outré que l’on se soit permis d’apposer à ces oeuvres du Chevalier de Saint-Georges une soit disant classification.

Dernière petite touche à ce reportage, la date n’est par fortuite ; c’est à un jour près  l’anniversaire de la mort du Chevalier de Saint-Georges à Paris en l’an 1799. Ci-après les dernières trouvailles sur les circonstances de cette disparition : extrait du très beau site de Daniel MARCIANO : http://www.chevalier-de-saint-georges.fr/10128.html

Saint-Georges meurt à Paris le 10 juin 1799 d’une infection de la vessie. Là encore, contrairement à ce qui a pu être écrit, sa mort est honorée dignement. Une annonce nécrologique, parue sur Le Journal de Paris en date du 14 juin 1799 encense le Chevalier pour « son urbanité, la douceur de ses mœurs et la bonté de son âme… », rappelant les mérites qui furent les siens comme escrimeur, son excellence dans tous « les exercices du corps », ses talents de violoniste virtuose, de chef d’orchestre et de compositeur.
En janvier 2009, après la publication de son ouvrage biographique sur le chevalier de Saint-Georges, P. Bardin a fait une communication inédite sur le blog de Jean-Claude Halley, Président de L’Association des Amis de Joseph Bologne, chevalier de Saint-Georges, après avoir découvert un rapport qui atteste de l’admiration que les professionnels des armes vouaient à Joseph Bologne. Ce document confirme que cet éclatant Chevalier n’est pas mort abandonné de tous et oublié. Cette découverte permet aussi d’apprendre que Saint-Georges fut inhumé au « Temple de la Liberté et de l’Egalité » appelée auparavant L’Eglise Sainte Marguerite, débaptisée comme nombre d’églises sous la Révolution.
Nous savons donc désormais que le 10 juin 1799 à huit heures du soir, le commissaire de police de la Section de Montreuil voit entrer quatre personnages à la mise soignée : deux professeurs en fait d’armes, Jean-Pierre Gomard et Philibert Menissier fils, le chef d’escadron Charles François Talmet, et le citoyen Pierre Nicolas Beaugrand, ancien chef de bureau à l’Assemblée Nationale. Ils viennent tous quatre déposer une requête après le décès du citoyen Joseph Bologne dit Saint Georges, chef de brigade du treizième régiment de chasseurs à cheval, dont le corps a été porté en ce jour dans une bière au Temple de la Liberté et de l’Egalité du huitième arrondissement.
« Comme les déclarants ont connu parfaitement le défunt, qu’ils étaient étroitement liés d’amitié avec lui, désirent exhumer le corps du dit défunt pour le mettre dans un cercueil de plomb. Ils se sont donc présentés devant nous à l’effet de pouvoir parvenir à remplir l’exécution de leurs sentiments, si toutefois rien n’est contraire au principe des lois, affirmant le tout pour être sincère et véritable et ont signé avec nous après lecture faite. »

 

 

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