La contribution Ayrault-Aubry au prochain congrès du parti tente de garantir les conditions d’un socialisme gouvernemental durable. Comme le dit si bien Françoise Fressoz c’est un double A, pour temps de crise… humour.
J’ai lu et relu le long plaidoyé AA et je vous en ai extrait cette petite perle qui mérite le titre de mon article.
Le miel programmatique ne peut provenir que d’un parti-ruche.
Si l’on comprend bien les deux AS, la victoire de François Hollande ne provient pas de l’antisarkoszyme si sordidement exploité par les socialistes et la presse conduisant au rejet d’un homme.
Non ! la victoire des socialistes vient du fait qui’ls ont su, les socialistes, fournir « un bon diagnostic sur la France, l’ Europe et le monde » au moment où apparaissait « bien au delà des frontières, un nouveau cycle régulateur » après le « triptyque déréglementation- privatisation- délocalisations. »
Les erreurs à éviter pour les deux AS sont les suivantes . « Ne jamais dire ce qui ne pourra être fait ; ne jamais rien cacher des efforts à consentir. Ne jamais accuser les autres de nos propres manques ou manquements. Prendre des engagements précis. Définir les moyens en même que les fins », pour ainsi dire un nouveau bréviaire socialiste. Et comme les socialistes estiment être là pour x fois 5 ans il s’agit d’un socialisme durable.
Je suis encore très allergique à ce genre d’arguments et je m’en voudrais de faire ici de la PUB pour le camp adverse.
Je note simplement
- I – Réussir le changement, c’est tenir nos engagements. Chiche !
- II – Réussir le changement, c’est mobiliser la société. Re-Chiche !
- III- Réussir le changement et l’inscrire dans la durée, c’est préparer les idées et les équipes de demain.
Quand je vous dis qu’ils sont là pour 15 ans minimum !
Mais la réussite passe ausi par le regroupement de TOUS les Socialistes et cà c’est une gageure.
Le slogan final de ce long papier (17 pages) est tout de même réussi, mais ne concerne en fait que la rue de Solférino :
Réunir et réussir, réunir pour réussir.
Pas moins de vingt autres contributions générales ont été déposées.
- Gérard Filoche, autre tenant de l’aile gauche du Parti socialiste, signe son propre texte, « Redistribuer les richesses ».
- De petits courants présentent également leur texte : Utopia, le Pôle écologique et le collectif « Dépasser nos frontières ».
- L’indiscipline de Benoît Hamon : « Réaliser le changement ! »
- Le coup de barre à gauche de Marie-Noëlle Lienemann : « Le temps de la gauche »
- • Le plaidoyer du franc-tireur Gaëtan Gorce : « Dessine-moi un parti »
- • Du Montebourg sans Montebourg : « De la rénovation à l’innovation »
- • La pièce de théâtre de Julien Dray : « De l’alternance à l’alternative »