Le citoyen Guadeloupéen face à la fraternité, l’identité, l’économe et le social et la citoyenneté

Léonce Léonidas est une des personnes ressources du débat
sur la citoyenneté du projet guadeloupéen de société.

Propos recueillis par Nicomède GERVAIS France-Antilles Guadeloupe 18.08.2012

Le Guadeloupéen est-il un bon citoyen ?

Le Guadeloupéen est un mauvais citoyen qui se construit. Il est Guadeloupéen, mais il est aussi Caribéen et Européen (note perso : il est aussi un peu français). Il a du mal à se cerner. Jusque-là, il s’est toujours un peu débrouillé. Débouya pa péché.

En fait, il ne respecte pas toujours les règles et la loi. Il a, avec elles, un rapport difficile. Il a été question de quelques exemples de politiques qui ont commis des malversations et qui ne donnent pas le bon exemple. L’élu n’est souvent pas exemplaire. Et comme l’exemple vient d’en haut, le citoyen reproduit cette image. On a cité aussi le cas des commissions du conseil général ou du conseil régional qui ne peuvent pas se réunir faute de quorum, or les politiques sont élus et payés pour assister à ces commissions. Au moment des élections, le taux d’abstention est important. Il y a toute une construction du citoyen guadeloupéen à mettre en place.

Que doit faire le futur pouvoir local ?

Il faut absolument intervenir au niveau de l’éducation par le biais des programmes scolaires. Il faut que, dès la maternelle, l’enfant apprenne à connaître son pays et les règles de bonne conduite. Il faudra d’ailleurs aider les parents en ce sens. Le pouvoir local doit, dès le primaire, intervenir pour mettre en place une éducation civique et morale importante. Il s’agit d’apprendre aux jeunes à être de véritables citoyens, des acteurs de la cité qui ont l’obligation d’intervenir à tout moment dans leur pays.

Que signifie être citoyen en 2012 ?

C’est prendre à bras-le-corps les problèmes de sa cité, participer activement au projet de société guadeloupéen (Note perso : Est-ce la même chose que le projet guadeloupéen de socité), parce que cela nous concerne au premier chef et que cela permet de construire une nouvelle Guadeloupe, une nouvelle gouvernance. C’est la société civile qui s’empare de son destin, apporte sa contribution à l’édifice guadeloupéen, et donc qui n’est pas attentiste.

Au mois de septembre, avec la rentrée scolaire, au niveau des classes préparatoires, à l’université, et au niveau des BTS, nous allons, soit sur le site de Fouillole, à Pointe-à-Pitre, soit sur celui de Saint-Claude, organiser des débats, des ateliers avec quatre thèmes : la fraternité, l’identité, l’économe et le social et la citoyenneté. Il y a déjà le rapport de mi-parcours du conseil général. Nous remettrons notre rapport, début novembre, de manière à ce que les congressistes puissent avoir le rapport en mains, en débattre, l’amender pour ensuite prendre une position, fin décembre.

http://www.projetguadeloupeen.com/

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