Sur la suggestion d’un ami je vous propose de visiter L’église protestante de la paix (Friedenskirche) dédiée « Au Saint-Esprit » (en polonais Kościół Pokoju p.w. Świętego Ducha) de Jawor (en allemand Jauer). Elle fait partie des curiosités les plus remarquables de la Silésie. Depuis 2001 elle est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO
http://zieba.wroclaw.pl/kpg/kps.html
C’est à la fin d’une messe à Saint-Pierre et Saint-Paul ce 21 novembre 2012 que ce lien m’a été promis. je l’ai reçu dans la nuit. Je crois que dans ce moment privilégié de sortie de notre église, nous avions tous en pensée les mots de l’officiant citant Saint-Augustin, De la sainte virginité :
« 3. Il est écrit dans l’Évangile que la mère et les frères, c’est-à-dire les parents de Jésus Christ le firent prévenir qu’ils l’attendaient au dehors, parce que la foule ne leur permettait pas d’arriver jusqu’à lui. Et le Sauveur de répondre : « Quelle est ma mère et qui sont mes frères ? » Puis, étendant. la main sur ses disciples, il ajouta : «Voici mes frères; et quiconque fera la volonté de mon Père, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère (1) ». N’est-ce pas nous dire clairement qu’il préfère notre alliance spirituelle à la parenté charnelle ? N’est-ce pas nous annoncer que le bonheur, pour les hommes, ne consiste pas à avoir, avec les justes et les saints, une parenté charnelle, mais à leur être uni par l’imitation de leur vie et la soumission à leur doctrine ? Marie fut donc plus heureuse en recevant la foi de Jésus-Christ, qu’en enfantant sa chair. «Bienheureux le sein qui vous a porté », s’écriait une femme ; « bien plus heureux, reprit le Sauveur, ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique (2) ». A ceux de ses frères, c’est-à-dire à ceux de ses parents qui ne crurent point en lui, de quel avantage fut cette parenté ? La maternité même de Marie n’eût été pour elle d’aucune utilité, si en portant Jésus-Christ dans sa chair, elle ne l’avait porté plus heureusement dans son cœur. »
Et un autre paroissien me faisait remarquer que la maman de Saint-Augustin se prénomait Monique.
Monique, née à Tagaste, aujourd’hui Souk-Aharàs, en Algérie, au sein d’une famille chrétienne, vécut de façon exemplaire sa mission d’épouse et de mère, aidant son mari Patrice à découvrir la beauté de la foi dans le Christ et la force de l’amour évangélique, capable de vaincre le mal par le bien. Après la mort de celui-ci, survenue de façon prématurée, Monique se consacra avec courage au soin de ses trois enfants, parmi lesquels Augustin, qui au début, la fit souffrir par son tempérament plutôt rebelle. Comme le dira Augustin lui-même par la suite, sa mère l’engendra deux fois; la seconde exigea un long travail spirituel, fait de prière et de larmes, mais couronné à la fin par la joie de le voir non seulement embrasser la foi et recevoir le Baptême, mais également se consacrer entièrement au service du Christ. Combien de difficultés existent aujourd’hui également dans les relations familiales et combien de mères sont préoccupées parce que leurs enfants empruntent de mauvais chemins! Monique, femme sage et solide dans la foi, les invite à ne pas se décourager, mais à persévérer dans leur mission d’épouses et de mères, en conservant fermement la confiance en Dieu et en se raccrochant avec persévérance à la prière.