Sur deux notes
J’ai laissé là-bas l’odeur des muscades,
L’ananas royal mûri dans le champ,
La rivière rouge avec ses cascades,
Le basalte bleu de ses lits de camp.
J’ai laissé là-bas l’ambre des cythéres,
Le vol de la grive et du bengali,
Sous le calumet de la Soufrière
Les bois couleur de lapis-lazuli,
Le paysan noir, son patois créole,
Nostalgique au loin la voix du tambour,
Le lumignon vert de la luciole
Et le nonchaloir des chansons d’amour.
Ici, j’ai trouvé la neige, l’automne,
L’or de la moisson,
l’if et le sapin,
Les ceps mordorés près de la Garonne,
L’esprit de Paris, la rive du Rhin…
Mais vous me hantez, magiques Antilles !
Quand résonnera le gong du retour
Sous les gommiers, dans l’encens des vanilles,
Ce vieux continent, l’oublierai-je un jour ?
Enfin, je comprends combien je vous aime,
O terre de France et sol tropical !
En moi confondus, vous êtes la gemme
Dont le feu m’éclaire ainsi qu’un fanal.
Folle envie d’associer à ces mots, la musique que j’ai entendu hier soir. Le Concerto N° 1 pour piano et Orchestre de Ludwig van Beethoven interprété par l’Orchestre de Pau et retransmis pas Radio Classique.
Madame Béatrice RANA, Piano
Monsieur Fayçal Karoui, Chef d’Orchestre
Je suis surprise et ravie Jean-Claude, car ce poème est si beau, que j’en suis très émue ! J’ignorais ce superbe don chez-toi !
Bonne fin de semaine
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