Mémoire de mer, océan de papiers. Naufrage, risque et fait maritime à la Guadeloupe (Petites Antilles) fin XVIIe – mi XIXe siècles »

AVIS SOUTENANCE DE THÈSE
Doctorat Histoire :
Mémoire de mer, océan de papiers. Naufrage, risque et fait maritime à la Guadeloupe (Petites Antilles) fin XVIIe – mi XIXe siècles ».

Jean-Sébastien GUIBERT

Le jury était composé de
  • Mme Danielle Bégot, professeur émérite à l’université des Antilles et de la Guyane, directrice de recherche
  • M. Jacques Dumont, professeur à l’université des Antilles et de la Guyane
  • Mme Sylviane Llinarès, professeur à l’université de Bretagne-Sud
  • Mme Sivia Marzagalli, professeur à l’université de Nice-Sophia Antipolis
  • M. Eric Rieth, directeur de recherches au CNRS, Paris I, Musée de la Marine
  •  M. Michel L’Hour, directeur du Département des Recherches aquatiques et sous-marines 
Elle a valu au candidat la plus haute mention accordée en cette circonstance, « Très honorable avec félicitations à l’unanimité du jury ».

Résumé :

Cette thèse explore les relations entre histoire et archéologie sous-marine pour étudier le risque de perte en mer aux Petites Antilles à travers l’exemple de la Guadeloupe. Le phénomène du naufrage est envisagé comme un prisme pour aborder les aspects maritimes de l’histoire de la Guadeloupe à l’époque de la marine à voile, entre la fin du XVIIe siècle et la première moitié du XIXe siècle.
L’étude repose sur un dépouillement exhaustif de la correspondance administrative et des sondages ciblés dans les archives de la Marine et de quelques-uns des principaux ports du royaume de France liés aux Antilles (Nantes, Bordeaux, Le Havre, Marseille).
Le naufrage est défini à travers une étude quantitative des pertes en mer : nombre, fréquence, localisation, répartition chronologique. Cette perspective conduit à qualifier le phénomène de sériel mais marginal en comparaison avec la fréquentation maritime, ce qui n’ôte pas de son intérêt en tant que clé de lecture d’une colonie française d’Amérique, de son économie et de sa société si particulières : entre cultures d’exportation et esclavage. Environ 550 naufrages sont répertoriés en archives entre la fin du XVIIe siècle et le début du XIXe siècle, ce qui représente moins de 1 % de la fréquentation maritime de la colonie. Il s’agit d’un phénomène essentiellement côtier et portuaire lié à la survenue d’événements climatiques exceptionnels (coups de vent et ouragans). Mais, ponctuellement, d’autres causes sont mises en évidence. L’objectif est de dresser une typologie des pertes en mer s’intéressant aussi bien aux différents types de navires perdus qu’à leur fonction, leur
cargaison et leur équipage.
La question de la perception des risques de pertes (conditions de navigation, dangers d’échouage, aléas climatiques) est envisagée pour analyser les relations entre risques et les moyens mis en oeuvre pour en réduire l’impact. Les différentes pistes, allant des premières missions à caractère hydrographique au XVIIIe siècle, aux premiers aménagements portuaires au XIXe siècle, sont étudiées pour voir si elles répondent aux risques de pertes en mer.
L’étude des documents d’archives trouve une application dans l’évaluation du potentiel archéologique sous-marin de la Guadeloupe. La lecture critique des sources propose par ailleurs des hypothèses d’identification de 5 sites sur les 15 sites d’épaves anciennes connus, permettant ainsi une vision différente de la question des risques maritimes.

Mots clés : Antilles françaises XVII-XIXe siècles – Risques maritimes – Aléas – Résilience – Naufrages – Epaves – Petites Antilles – Guadeloupe – Basse-Terre – Pointe-à-Pitre – Ports antillais – Aménagements portuaires et littoraux – Histoire maritime – Archéologie sous-marine

Je ne sais pas si mon ami Bernard VICENS était dans le public, mais en lisant le résumé de cette thèse, j’ai eu une petite pensée pour lui et ses recherches sur nos racines sou-marines !

http://halleyjc.blog.lemonde.fr/2012/07/19/ratification-par-la-france-de-la-convention-de-lunesco-sur-la-patrimoine-culturel-subaquatique/

Il m’aura permis d’alimenter ce Blog avec quelques articles que certains lecteurs-visiteurs ont appréciés.

http://halleyjc.blog.lemonde.fr/2011/11/01/544-sites-et-epaves-autour-de-la-guadeloupe-et-un-exposition-racines-sous-marines/

Devant la richesses de notre patrimoine marin et sub-marin, devant les faits historiques, nous avions même été jusqu’à proposer à MAM (du temps de sa gloire) d’offrir à la Guadeloupe d’être le 6 ème site du Musée de la Marine.

http://halleyjc.blog.lemonde.fr/2009/03/10/un-musee-national-de-la-marine-en-guadeloupe-cadeau-de-mam-cest-de-la-gouvernance-culturelle/

Mon cher Alain YACOU, où sont les trésors que tu as amassé pour la Guadeloupe au motif de Christophe Colomb : je sais dans un hangar en attendant la construction du future Musée. Mon Cher Michel RODIGNEAUX ne penses-tu qu’il serait grand temps d’offrir à la Guadeloupe le fruit de tes recherches sur nos fameux corsaires dans un musée en leur honneur. Madame le Maire de Basse-Terre, Monsieur le Maire de Pointe-à-Pitre, comment avez-vous pu enterrer ce projet de double implantation de ce musée dans vos villes respectives qui se déclarent gratuitement (je devins méchant…) d’Art et d’Histoire. Monsieur Richard SAMUEL pourquoi avez-vous écarté ce projet lors de la sélection des idées après les événements de 2009 ! d’autres parleraient à juste raison de profitation ! Monsieur le Directeur du Port Autonome comment avez-vous pu négliger la proposition du Recteur de l’Académie d’utiliser, pour l’Euro symbolique, le splendide immeuble porte d’entrée de la Ville de Pointe-à-Pitre pour les touristes de la croisière ! cette fameuse (pour moi) réunion de tous les partenaires de ce projet s’est tenu dans la petite salle de la Capitainerie de la Gare Maritime, la salle du Conseil d’Administration nous ayant été refusée.  A propos où sont les trésors caraïbes découverts lors des fouilles de la capitainerie de basse-Terre ?

Merci Monsieur Jean-Sébastien GUIBERT pour votre thèse et de m’avoir donné l’occasion de cette petite colère envers quelques personnes qui peuvent encore changer les choses dans une Guadeloupe tournée néanmoins vers le Monde vers l’Histoire et vers elle même. Peut-être que Monsieur Victorin LUREL dans son rôle éminent de Ministre des Outre-Mers reprendra-t-il se dossier et saura convaincre son collègue ddu ministère de la défense de la justesse et de l’opportunité de ce projet de 6 ème site du Musée de la Marine en Outre-Mer ! Monsieur Jean-Yves Le Drian est justement et simplement notre voisin ! Il sait ce que l’Outre-Mer a apporter à la France ! Ce ne serait qu’un juste retour des choses !

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