Nous nous faisons ici l’écho de cet appel du Comité National d’Entente des Associations patriotiques et du monde combattant contre l’entrée de Jean ZAY au Panthéon.
Nous condamnons totalement un éventuel transfert des cendres de Jean Zay au Panthéon. Il est des injures qui ne se rachètent pas et qui ne peuvent s’oublier au moment de prétendre au Panthéon.
Certains diront qu’à 20 ans il a commis une faute et qu’il était bien jeune mais 20 ans c’est déjà assez vieux pour mourir pour la France pendant la Grande Guerre, la Résistance et la Libération, aujourd’hui lors des opérations extérieures, en Afghanistan, au Mali, en RCA !
Il est hautement préférable de transférer les cendres d’un Résistant, d’un Français Libre, d’un Soldat de la 1ère Armée, métropolitain ou « indigène », inconnu, aux côtés de ceux qui sont la mémoire de la France. Les Français s’y retrouveront comme aussi tous les adhérents des associations patriotiques et du monde combattant ici présentées.
Le Comité National d’Entente est présidé par le général de corps d’armée (2S) Dominique Delort.
Il faut avoir entendu ou lu «… Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement, Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes… Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs ….»
Monsieur le Président,
j’appartiens à une famille d’origine lorraine qui, depuis cinq générations consécutives, compte en ligne directe des titulaires de la Légion d’honneur à titre militaire et à divers niveaux (ancien combattant d’Indochine, j’ai moi-même la rosette, mais à titre civil) :
– Gilles Pierret (1783-1850), enrôlé le … 2 décembre 1805, de toutes les campagnes en Europe centrale et orientale, blessé à Friedland et à Essling ;
– Charles Pierret (1826-1887), capitaine trésorier au régiment étranger, campagnes Algérie, Mexique, France ;
Charles Pierret (1869-1944), général de brigade, blessé dès le 14.8.1914 ;
Henri Pierret (1899-1990), mon père, engagé en 1917, blessé en 1918, chef de bataillon au régiment de Sapeurs-pompiers de Paris ;
Bernard Pierret (1926- ), mon frère aîné, engagé en 1944, plusieurs fois blessé, sept citations sur ses trois croix de guerre, chef d’escadrons (e.r.).
Tous se sont battus pour et sous le drapeau tricolore.
Henri Pierret vient d’être honoré, le 18 février, par la ville de Paris pour son action au Vélodrome d’Hiver le 16.7.1942 en faveur des familles juives qui venaient d’y être enfermées.
Il nous a laissé nombre de documents sur sa vie et sa carrière militaire. Parmi ses papiers, le texte de la fameuse lettre-poème de Jean Zay à laquelle se réfère votre protestation. Sur cette base et le jugement sévère que mon père portait dès la fin de la guerre sur l’ancien ministre de l’Éducation, j’ai dès le 20 février dernier écrit au Président de la République pour m’élever à mon tour sur le choix qu’il s’apprêtait à entériner.
Je suis prêt à vous en transmettre copie.
Alain Pierret (ancien ambassadeur)
2161 route de Marseille 83470 Saint Maximin la Sainte Baume
alain.j-pierret@orange.fr
04 94 59 35 28
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