La fille de Brooklyn, c’est la femme qui hante le roman sans être physiquement présente, puisqu’elle a disparu. Les investigations de mon héros, Raphaël, pour retrouver celle qu’il aime, l’entraînent dans une cascade de découvertes, de rencontres et de témoignages, parfois complémentaires, parfois contradictoires qui, à la manière d’un kaléidoscope, vont dessiner un portrait fragmenté de cette femme mystérieuse. En fin de compte, le roman est entièrement construit autour de la présence/absence de mon héroïne : au détour de souvenirs et de flash-back, tout le monde parle d’elle, tout le monde la cherche, mais personne ne sait qui elle est vraiment. Et celui qui la connaît le mieux, parce qu’il a toutes les cartes en main, c’est le lecteur. Enfin, c’est ce qu’il croit ! Je pense que ce côté incantatoire, fantomatique et ambigu de mon héroïne donne à mon roman sa singularité.Musso et la musique : heureusement qu’il y a Google et YouTube pour suivre les passions musicales des acteurs de cette saga.
Musso et le climat : jamais le temps n’a été décrit avec autant de constance et de pertinence météorologiquement-poétique…
Musso et les lieux de l’action : il faudrait dire des actions : le producteur qui fera un film de cet ouvrage sera étonné de la description méticuleuse d’une chambre, d’un séjour ou d’un simple cachot…
Musso et la Pomme : Si vous voulez suivre les protagonistes dans la bonne ville de NY, il faut vous armer d’un bon GPS…
Musso et le Web : le titre de ce polar aurait pu être Anna, Raphaël et le Web, tant ce dernier personnage est omni présent et indispensable pour ouvrir les portes de ce véritable labyrinthe…
Musso et les personnages plétoriques : Anna, Raphaël, Théo, Claire, Heinz Kieffer, Camille et Chloé, Marc, Louise, Malika, Angeli, Zorah, Blunt, Tad… et j’en oublie bien sure…
Musso et les exergues en tête des chapitres : je suis toujours à la recherche du lien entre le chapitre et l’exergue. Et ne parlons pas des citations qui vont de Saint-Exupéry à Flaubert en passant par cent autres auteurs que l’on a du coup envie de lire ou relire
Musso et le temps… le pauvre lecteur est invité à suivre le mouvement dramatique du temps de Musso avec des flash-back quelques fois traumatisants pour les neurones… Pourquoi là ! Pourquoi maintenant !
Mais j’en suis sorti tout de même avec la promesse de revenir chercher des thèmes musicaux pour mes nuits solitaires… Et en refermant je sifflotais un petit air d’Aretha

Franklin… Oh Happy day… Oh Happy Book !
