La situation financière de la totalité des collectivités locales des Antilles et de la Guyane est catastrophique. Il n’y a aucune exception, sont concernées les collectivités uniques de Guyane et Martinique, les conseils départementaux et régionaux guadeloupéens, les
communautés d’agglomération et de communes et, enfin, toutes les villes de ces 3 territoires.
Ce n’est pas une situation nouvelle, c’est même, selon certains, une « spécificité>> locale. C’est aussi un vrai sujet tabou que peu de responsables politiques acceptent d’affronter, enjeu électoral oblige. Cette dégradation inexorable de la situation financière des collectivités publiques a entraîné, par un réflexe à courte vue et profondément malsain, l’explosion de la fiscalité locale au cours des 10 dernières années. Le contribuable antillo-guyanais s’est fait «ponctionner)) par les collectivités locales à un rythme 3 fois
supérieur à celui de l’inflation. Pour les élus – avec la caution ou même la complicité des gouvernements successifs depuis 2002 -la solution pour rétablir l’équilibre et continuer à financer un personnel souvent pléthorique et des investissements démesurés et parfois
inutiles: augmenter les impôts! +130,8% d’augmentation moyenne du taux d’imposition de la taxe d’habitation en Guyane entre 2006 et 2016, + 116 % en Martinique et +56,4 % en Guadeloupe. Bonne nouvelle, le gouvernement vient, enfin, de signer la fin de la
récréation en limitant de manière stricte le rythme d’augmentation des dépenses de fonctionnement à 1,2%! Récit d’un voyage surprenant aux pays de l’impôt roi.
Source Business News Mai-Juin 2018 C/O Louis DESSOUT
Reste à tirer les conclusions de cette analyse. Quatre pistes à explorer.
- Premièrement : Le changement de statut ne change rien à la donne.
- Secundo : Nos élus avaient-ils un autre choix ?
- Tercio : Cette situation présente des aspects positifs
- Quatrièmement : Faut-il en sortir de cette situation (Réponse OUI) et comment en sortir ?
