Par Dr WO dans Bâtons rompus le 26 Août 2018 à 17:03

On se souvient de la polémique en 2013 autour du licenciement en 2008 d’une employée de la crèche « Baby-loup » qui refusait de retirer son voile islamique lors de ses activités auprès des petits enfants en dépit du règlement intérieur de cet établissement privé mais assurant un service public. En raison des pressions islamistes exercées sur la direction de la crèche à tendance « féministe », celle-ci a été obligée de déménager. La Cour de cassation dans un premier temps avait donné raison à l’employée en approuvant l’exhibition céphalique de la domination masculine dans l’éducation des enfants dès le bas âge : voir « La jarre de Pandore est dans la Cour » et « Morale laïque ». Mais en définitive les tribunaux français ont finalement confirmé le licenciement.
Les avocats de la plaignante ayant déposé plainte auprès de l’ONU, son « Comité des droits de l’homme », aurait donné raison, à l’encontre de la juridiction française, à cette salariée dont le voile a décidemment des difficultés à se décoller de sa chevelure (en supposant qu’elle existe) et condamné la France pour discrimination envers les femmes musulmanes : « Le Comité relève que le port d’un foulard islamique ne pouvait être considéré comme « un signe extérieur fort » ou « ostentatoire » et « constitutif d’un acte de prosélytisme ». Dans sa décision, le Comité somme par ailleurs l’Etat français de rendre publiques ces constatations (ce qui n’a pas encore été fait) et de proposer une indemnisation à la plaignante sous 180 jours, tout en prenant « toutes les mesures nécessaires pour prévenir des violations similaires à l’avenir ». Tous ces éléments donnent à cette condamnation une grande valeur en termes de jurisprudence. » (Huffpost).
Si les experts de l’ONU considèrent que le voile islamique n’est pas « un signe extérieur fort » ou « ostentatoire », il est de mon devoir de leur conseiller de consulter un ophtalmo.
On ne voit pas très bien ce que l’ONU vient faire dans cette affaire dont l’importance planétaire m’échappe mais il faut souligner l’opiniâtreté de la plaignante et plus vraisemblablement des associations musulmanes qui la soutiennent et financent le conseil juridique pendant cette procédure qui dure depuis 10 ans, faisant de ce licenciement une affaire plus politique que religieuse en retournant la panoplie juridique qui garantit un Etat de droit contre celui-ci, selon une démarche largement éprouvée.
Quant au « Comité des droits de l’homme » : « Le Conseil est composé de 47 États Membres élus directement au scrutin secret, à la majorité des membres de l’Assemblée générale des Nations Unies. L’Assemblée générale tient compte de la contribution des États candidats à la promotion et à la protection des droits de l’homme, ainsi que des engagements qu’ils ont pris volontairement à cet égard ». C’est moi qui est souligné le passage, car ce Conseil est une triste plaisanterie qui fut un jour présidé par la Lybie de Kadhafi et qui aujourd’hui dans sa composition comporte, entre autres, des pays comme l’Afghanistan, l’Arabie Saoudite, la Chine, Cuba, l’Egypte, les Emirats arabes unis, l’Iraq, le Kirghizistan, les Philippines, le Qatar, la République démocratique du Congo, et cerise sur le gâteau : le Venezuela.
Il serait charitable de mettre un voile sur cette excroissance du « machin » (De Gaulle).
