Très belle et Généreuse idée du Président du Sénégal. Je relaye ici son message.
e petit paysan africain se réveille un beau matin. Sa basse-cour comprend quatre poules et deux coqs. C’est son patrimoine, auquel il tient comme nous tenons à nos fortunes. On lui demande de les tuer parce qu’ils constituent un risque d’être des vecteurs d’une maladie venant d’on ne sait où. Même chose pour le fermier moderne qui produit des centaines, voire des milliers de poulets par jour. Entre les deux, des millions d’Africains mènent des activités d’élevage de volatiles valant bien au total quelques milliards de dollars. "Tuez-les tous, dans l’intérêt de la communauté internationale. – Qui va me payer ? – Personne."
A certains Etats abritant des parcs de milliers, voire de millions d’oiseaux classés patrimoine mondial indispensable à la biodiversité et à l’équilibre écologique de l’humanité, on dit : "Surtout n’y touchez pas. Sinon vous serez sanctionnés par la privation de toute forme d’aide." "En attendant, dit un représentant d’une grande institution financière internationale, voici pour votre pays 10 millions de dollars pour sensibiliser les populations." A quoi ? Peut-être à être infestées et à mourir à la suite d’une fatalité mondiale. Voici un des pays touchés par le sida : 20 % de sa population est vouée à la mort certaine. Par un virus lui aussi sorti d’on ne sait où. Pour autant qu’un virus est une molécule chimique, ou il dormait dans les entrailles de la terre depuis des millions d’années, ou il est sorti d’un laboratoire. Mais personne ne veut regarder dans cette direction. On vous fera de longs articles de journaux, on écrira des livres sur la pandémie, mais nul ne s’avise d’en rechercher l’origine réelle.
Mais la victime d’un accident de la circulation du fait d’un moteur qui cède n’a pas besoin de savoir où ce dernier a été fabriqué. Ce qui l’intéresse, c’est de savoir si la voiture est ou non assurée.
C’est ici que je voulais en venir pour proposer une assurance mondiale contre les épidémies internationalement transmises. L’utilité ne fait pas de doute. Non plus la faisabilité, car c’est une assurance comme une autre. La seule question qui se pose est : qui paiera les primes ? Les cibles sont toutes désignées : les victimes potentielles d’abord, ce qui veut dire tout le monde. Quant au montant des primes, il sera défini selon le principe de solidarité, car cela aussi existe.
J’ai saisi le secrétaire général de l’ONU de cette proposition, et je demande à tous de la soutenir.