Bonjour à tous,
Le décret d’application de la loi du 09 Août 2004 relatif à l’Ordre des Podologues a été déposé au Conseil d’Etat à la mi -Octobre.
Ce décret a été suivi d’un deuxième décret qui a fixé les conditions de fonctionnement des Ordres régionaux et notamment des chambres disciplinaires.
Un autre arrêté fixant les inters régions et un arrêté fixant la date des élections au Conseil de l’Ordre est aussi paru.
Alors même que la loi du 09 Août 2004 prévoit un Ordre Régional pour chaque Région Française, sans consultation des personnes concernées les Podologues de l’Outremer (DOM : Guadeloupe, Martinique, Réunion, Guyane, mais aussi TOM), sont rattachés à l’Ordre Régional de l’Ile de France.
Ce sont toutes ces petites décisions qui semblent anodines mais qui creusent le fossé entre nos dirigeants et les simples citoyens que nous sommes… Je suis Ingénieur des Arts et Métiers et Experts près la Cour d’Appel de Basse-Terre et il m’aura fallu déployer beaucoup d’énergie pour bénéficier des mêmes avantages que mes collègues Ingénieurs et Experts de la métropole par exemple dans le cadre des couvertures d’assurance obligatoire… Combien de conflits sont nés de ces situations aberrantes qui imposent aux Domiens des devoirs (payer des cotisations) mais leur dénie le droit d’expression pour des problèmes qui les concernent au plus haut point.
Je croyais ces méthodes révolues. Eh bien non ! les Podologues d’outre-mer sont priés de se plier à des décisions qui seront prises à 8 000 km par des collègues qui ne connaissent rien ni de la Guadeloupe ni de la Martinique ni de la Réunion ni de la Guyane.
Les textes votés ont sans doute échappés, à la vigilance de tous, Gouvernants, Professionnels, Elus… : Entre autre le décret fixant les conditions de fonctionnement des Ordres régionaux et notamment des chambres disciplinaires et les arrêté fixant les inter régions et la date des élections au Conseil de l’Ordre.
Cette décision de rattachement des DOM et des TOM peut sans doute se justifier, mais sur quels arguments ? On ne sait pas puisque le législateur n’en dit mot.
Mais bien d’autres arguments sont aussi valables pour relever le caractère discriminatoire d’une telle situation et les graves risques de conflits qui peuvent naîtrent entre des professionnels français relevant de la même formation, de la même déontologie et des mêmes obligations vis-à-vis de leurs patients.
Par ailleurs le regroupement des DOM et des TOM ne semble pas être de nature à répondre aux attentes des Podologues exerçant dans des territoires aussi divergeant administrativement.
Les élections de l’ordre des podologues se déroulent le 18 mai prochain. Ce dossier qui constitue à mains égards une discrimination indéniable pour la communauté des professionnels des Départements d’Outremer et un risque grave de voir traiter en Ile de France de problèmes spécifiques que seuls les Podologues de ces Régions peuvent prétendre maîtriser (situation sanitaire spécifique des Départements d’Outre-mer, Comportement des patients, Formation, Approvisionnement en matériels et en matières premières, Relations avec les autres professions médicales, Fixation des Honoraires, Conciliation entre Podologues, Organisation des actions d’évaluation des pratiques professionnelle, Traitement des déchets, Echanges avec l’environnement caraïbéen…).
La solution actuelle ne peut qu’être provisoire. J’en appelle alors aux dirigeants de mon pays, toujours à l’affût des bonnes idées… pour
· prendre en main cette affaire,
· justifier le cas échéant cette décision
· et sinon proposer aux Podologues des DOM et des TOM un projet tenant compte de leurs légitimité acquise à la sueur de leur front dans des études longues et coûteuses identiques à celles de leurs éminents collègues de la métropole.
Jean-Claude
HALLEY
Ingénieur des Arts et Métiers
Expert près la Cour d’Appel de Basse-Terre
Pas d’inquietude, les podos de Corse ont votés avec Marseille et Nice…
C’est encore pire!?
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