Vous avez dit Socle Commun

L’établissement d’un socle commun des savoirs indispensables répond à une nécessité ressentie depuis plusieurs décennies en raison de la diversification des connaissances.

Pour toutes ces raisons le socle commun est le ciment de la Nation : il s’agit d’un ensemble de valeurs, de savoirs, de langages et de pratiques dont l’acquisition repose sur la mobilisation de l’Ecole et qui suppose, de la part des élèves, des efforts et de la persévérance.

La définition du socle commun des connaissances et des compétences prend également appui sur la proposition de recommandation du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne en matière de « compétences-clés pour l’éducation et l’apprentissage tout au long de la vie ». Elle se réfère enfin aux évaluations internationales, notamment au programme PISA (Programme for International Student Assessment) qui propose une mesure comparée des connaissances et des compétences nécessaires tout au long de la vie.

Cinq générations après les lois scolaires fondatrices de la III° République, une génération après l’instauration du collège unique, le socle constitue, pour tous ceux qui ont choisi de confier leurs enfants à l’Ecole, mais aussi pour tous les enseignants, une référence commune.

L’enseignement obligatoire ne se réduit pas au socle commun. L’Ecole doit en effet offrir à chacun les moyens de développer toutes ses facultés en mettant en valeur toutes les formes d’intelligence et toutes les aptitudes. Bien que désormais il en constitue le fondement, le socle ne se substitue donc pas aux programmes de l’école primaire et du collège ; il n’en est pas non plus le condensé. Sa spécificité réside dans la volonté de donner du sens à la culture scolaire fondamentale, en se plaçant du point de vue de l’élève et en construisant les ponts indispensables entre les disciplines et les programmes. Il détermine ce que nul n’est censé ignorer en fin de scolarité obligatoire sous peine de se trouver marginalisé ou handicapé. 

Maîtriser le socle commun c’est être capable de mobiliser ses acquis dans des tâches et des situations complexes, à l’Ecole puis dans sa vie ; c’est posséder les moyens de continuer à se former tout au long de la vie afin de prendre part aux évolutions de la société ; c’est aussi être en mesure de comprendre les grands défis de l’humanité, la diversité des cultures et l’universalité des droits de l’Homme, la nécessité du développement et la protection de la planète. C’est pourquoi, en utilisant la terminologie européenne, chaque compétence se définit comme une combinaison de connaissances fondamentales pour notre temps et de capacités à les mettre en œuvre dans des situations concrètes, mais aussi d’attitudes.

Selon cette définition, le socle commun s’organise en sept compétences. Cinq d’entre elles font l’objet, à un titre ou à un autre, des actuels programmes d’enseignement :

  1. la maîtrise de la langue française,
  2. la pratique d’une langue vivante étrangère,
  3. les compétences de base en mathématiques et la culture scientifique et technologique,
  4. la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication,
  5. la culture humaniste.

Deux autres domaines ne font pas encore l’objet d’une attention suffisante au sein de l’institution scolaire : il s’agit d’une part

  1. des compétences sociales et civiques et, d’autre part,
  2. de l’autonomie et de l’initiative des élèves.

■ Connaissances

■ Capacités

■ Attitudes

Le principe même du socle repose sur un impératif de qualité. S’agissant d’une culture commune pour tous les élèves, il traduit tout autant une ambition pour l’ensemble des plus fragiles qu’une exigence pour ceux qui réussissent bien, mais dont les lacunes à la sortie de l’école obligatoire constituent autant de freins à une pleine réussite et à l’exercice d’une citoyenneté libre et responsable.

Ainsi, le socle commun possède une unité : sa maîtrise à la sortie de l’école obligatoire ne peut être que globale car les compétences qui le constituent, avec leur liste principale de connaissances, de capacités et d’attitudes, sont complémentaires et également nécessaires. Chacun des domaines constitutifs du socle commun contribue à l’insertion professionnelle, sociale et civique des élèves : il ne peut donc y avoir de compensation entre les compétences requises pour sa maîtrise à l’issue de la scolarité obligatoire qui composent un tout, à la manière des qualités de l’homme ou des droits et des devoirs du citoyen.

2 commentaires sur “Vous avez dit Socle Commun

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