Mon coursier hors d’haleine… Une Romance de Saint-Georges

Romance du Chevalier de Saint-Georges

Extrait du recueil à Madame de VAUbAN

Mon coursier hors d’haleine
(Sur l’air de Malborough)

1er

Mon coursier hors d’haleine

que mon cœur, mon coeur a de la peine.

J’errais de plaine en plaine

au gré du destrier,

au gré du destrier.

Sans valet ni écuyer

Là près d’une fontaine

que mon cœur, mon cœur a de la peine.

Songeant à ma marraine

sentis mes pleurs couler

Sentis mes pleurs couler

près à me désoler.

Sentis mes pleurs couler

près à me désoler.

Je gravais sur un frêne

Que mon cœur, mon cœur a de la peine

sa lettre sans la mienne

Le roy vint à passer.

Le Roy vint à passer

Ses barrons, ses clergés

Beau Page dit la reine

Que mon cœur, mon cœur a de la peine

Qui vous met à la gène

Qui vous fait tant pleurer

Qui vous fait tant pleurer

Faut nous déclarer

Madame et Souveraine

Que mon cœur, mon cœur a de la peine

J’avais une marraine

Que toujours adorai

Que toujours j’adorai

Je sens que j’en mourrai

Beau Page dit la reine

Que mon cœur, mon cœur a de la peine

N’est-il qu’une marraine

Je vous en servirai

Je vous en servirai

Mon Page vous serrai

Puis à ma jeune Hélène

Que mon cœur, mon cœur a de la peine

Fille d’un capitaine

Un jour vous marierai

Un jour vous marierai

Nenni n’en faut parler

Je veux traînant ma chaîne

Que mon cœur, mon cœur a de la peine

Mourir de cette peine

Mais non m’en consoler.

Marlbrough s’en va-t-en guerre est une chanson française dont les paroles datent du XVIII siècle et sont attribuées à Madame de Sévigné. L’air est probablement plus ancien encore. Il aurait, d’après Chateaubriand, été emprunté aux Arabes durant les croisades. La mélodie a été adaptée par les Britanniques avec le refrain suivant : « For he is a jolly good fellow… ». Ce chant aurait été le premier chant européen transmis aux aborigènes d’Australie d’après le folkloriste australien John Meredith.

Un commentaire sur “Mon coursier hors d’haleine… Une Romance de Saint-Georges

  1. Bonjour Jean-Claude,
    Je reviens sur mes recherches.
    Est-il possible de se procurer une partition sur ce chant ?
    Bien amicalement,

    Jacques LUNES

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