Chers amis des USA !
Vous avez bien voulu me communiquer quelques échos de la polémique autour de la couverture du dernier CD des Archets de Paris. Je ne souhaite pas entrer dans cette discussion sauf pour dire que ce dessin est effectivement caractéristique du style de CABU ; On se souvient encore de la Caricature du propre Alain Guédé et celle pas très aimable illustrant un air d’Ernestine et déformant le très beau visage de la divine Magali Leger… on aime ou on n’aime pas le Canard Enchaîné, et son Cabu… mais force est de constater que le Canard existe en tant qu’institution… et l’on y peut mais.
Je rajouterais un peu dans la même idée de Joshua Nemith : peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse, peu importe la couverture du moment que c’est du Saint-Georges et qui nous fasse rêver une fois de plus. Et c’est tant mieux si cette polémique fait vendre un peu plus de Saint-Georges.
Mais à cette polémique américaine s’ajoute des propos de Monsieur Alain Guédé qui méritent d’être relevés et fustigés.
Saint-George was completely unknown before I decided to do something about that.
Je ne répondrais pas à cette affirmation typiquement Parisienne qui instaure le dictat de la Capitale sur la France entière de province et d’outre-mer… Le système dit « de la double hélice » fonctionne si bien : les meilleurs sont à Paris les autres sont ailleurs…
Je citerais simplement un commentaire de Jean GALLOIS l’excellent critique musicale qui à propos de la sortie du livre de Monsieur Alain Guédé écrivait :
Début de citation…Une publicité quadripartite bien orchestrée (Radio Classique, Forlane, Actes Sud, Gaveau) nous informe que « la redécouverte de ce fabuleux personnage » que fut le Chevalier de Saint-George est due à l’initiative d’Alain Guédé, journaliste politique au Canard Enchaîné, qui vient de publier un livre (essentiellement sociologique et nullement musicologique) sur « ce grand musicien ». Holà ! c’est vite dit et oublier (?) les enregistrements de Kantorow, Brigitte Haudebourg et J.-N. Molard en 1972-74 (chez Arion), qui furent – et restent – autant de premières mondiales. C’est oublier les études de J.-M. Fauquet – si pertinentes – et le livre d’Odet Denys (1972), que d’ailleurs cite l’auteur : la « pub » semble allez plus vite que lui et n’avoir pas la même retenue… …
… Ne vous arrêtez donc pas au sous-titre (« Le Nègre des Lumières »), qui est double hérésie : à l’égard du musicien, qui était métis (et non « noir »), et à l’égard des philosophes du XVIIIe siècle, qui n’étaient pas « racistes ». Et dans toute sa fantaisie, ses outrances et ses trouvailles, que (re)vive notre Chevalier !
Jean Gallois
Fin de citation.
J’ai d’ailleurs toujours partagé cet avis de Jean GALLOIS et dans toutes mes conférences j’ai systématiquement rendu hommage au travail de Monsieur Alain Guédé, mais aussi rappelé que la Guadeloupe aura toujours été présente dans les recherches sur le Chevalier de Saint-Georges. Et d’évoquer par exemple Gaston Bourgeois dont le manuscrit datant de 1949 ressemble étrangement à la thèse erronée de Monsieur Alain Guédé publiée 50 ans après… Odet Denis, que cite Monsieur Alain Guédé tout en récusant le nom du vrai père de Saint-Georges…
Mais dans le texte de Monsieur Alain Guédé figure aussi les propos suivants :
… Rather than joining in with those (so cald “Friends” of Saint-Georges) who would like to use Saint-Georges for their own dishonourable ends…,Only a few rich plantation owners in the
West Indies, or their auxiliaries, continued to have his music performed.…« But their intentions were not truly noble, their objective being to show, through the existence of a man like Saint-Georges, that slavery was not entirely a bad thing”…
Les Amis de Saint-Georges sont formellement accusés d’être des néo-esclavagistes. Nous serions encore dans cette économie de plantation ! Pire nous souhaiterions y revenir !
A de tels propos on ne peut véritablement répondre que par le mépris !
Pour le moment je corrige simplement le texte en rajoutant un « S » à Saint-Georges c’est comme cela que la Guadeloupe a toujours écrit le nom du Chevalier. Mais je remercie Monsieur Alain Guédé de montrer à tous son vrai visage.
Mes Amis me connaissent et savent ce que sont mes idées et ma conception de la vie… Je leur présente d’ailleurs ici toutes mes excuses pour avoir accaparer, aux yeux de certains et à mon profit, les multiples et belles actions menées pour le Chevalier de Saint-Georges par les uns et par les autres… et aussi bien entendu tous mes compliments : mille excuses à ceux que j’aurais oubliés.
· L’Association pour l’Etude de la vie et de l’œuvre du Chevalier de Saint-Georges pour l’excellent ouvrage illustré et destiné aux enfants : ouvrage parrainé par l’UNESCO, Le Rotary International, La DRAC, le Conseil Régional de la Guadeloupe, La Mairie du Baillif, et édité par le CRDP Scéren…
· La Fondation AVENIRA du regretté Emil SMIDAK que Monsieur Alain Guédé a traité de « rigolo » en dépit de l’ouvrage de référence en Français et en Anglais déposé dans toutes les Bibliothèques Universitaires de la planète et de la production de l’intégrale des œuvres instrumentales du Chevalier de Saint-Georges en 6 CD magnifiques.
· Monsieur Gabriel BANAT pour son extraordinaire travail sur le Chevalier de Saint-Georges dans le domaine de la Musique et pour son indéfectible amitié pour le Pays de Saint-Georges. A lui et à Diana nous souhaitons de bonnes vacances et Espagne et derechef des compliments pour le succès de son livre.
· Monsieur Claude RIBBE, pour la qualité de son livre, la beauté du spectacle équestre de Versailles, la splendeur de l’enregistrement musicale réalisé à l’occasion et surtout la petit visite parisienne qu’il a bien voulu m’offrir.
· L’Ensemble Instrumental Chevalier de Saint-Georges et ses 30 ans de musique classique en Guadeloupe, et qui s’est entendu interdire de jouer du Saint-Georges par Monsieur Alain Guédé.
· Madame Catherine PIZON pour le magnifique spectacle des 10 et 11 mai 2007 à Saint-Yorre regroupant toute une communauté autour du thème de l’esclavage. Les Autorités Parisiennes ont fait la sourde oreille à toutes les demandes de parrainage : je vous laisse deviner pourquoi. Cette manifestation valait mieux que le Concert du Sénat.
· Monsieur Marcel André CLEMENT, fils de planteur, mécène éclairé, qui collectionnait déjà les œuvres du Chevalier de Saint-Georges bien avant que Monsieur Alain Guédé ne le découvre. Monsieur CLEMENT est d’ailleurs Membre de l’Association que préside Monsieur Alain Guédé. Il est surtout le formidable initiateur de la semaine Culturelle Cubaine dont le succès est illustré par le très beau documentaire de Steve et Stéphanie JAMES que la France découvrira le 8 mai prochain.
· Monsieur Alain BUFFON pour le travail accompli à l’occasion du bicentenaire de la disparition de Saint-Georges aboutissant à l’érection d’un Buste au Bas du Bourg de Basse-Terre, une exposition exceptionnelle aux Archives Départementales de la Guadeloupe et la publication d’un petit livret historiquement complet sur le Chevalier.
· Monsieur Jean-Claude GLANDOR et son Association Saint-Dominique pour le travail qu’ils accomplissent dans la défense et illustration du Patrimoine de la Guadeloupe et de la Commune du Baillif, lieu de naissance de Saint-Georges.
· Monsieur Bill ZICK pour le merveilleux site sur les Musiciens Noirs (le plus beau sans doute).
· Monsieur Daniel MARCIANO qui a eu le courage de prendre, un jour, la défense de la Guadeloupe devant les ridicules et pernitieuses accusations Parisiennes ; mais surtout pour ses Romans, ses pièces de théâtre, ses Scénari son amour de Saint-Georges et le travail accomplis dans le domaine de l’escrime…
Mais pour Monsieur Alain Guédé Saint-Georges n’est qu’un Musicien et rien d’autre. Peu lui chaud que les Salles d’escrime vouent à Saint-Georges un véritable Culte.
· L’Association MBMB de Londres qui nous a très aimablement invité à présenter le Chevalier à
la Communauté Antillaise de la Capitale Britannique.
· L’Orchestre TAFELMUSIC de TORONTO et de Madame Jeanne LAMOND qui a accepté notre modeste collaboration pour le très beau DVD Musical « le Mozart Noir ».
· Monsieur Daniel PICOULY et son mythe de l’enfant Léopard, qui nous a honoré de sa visite et de quelques mots délirants lors d’une manifestation culturelle en Guadeloupe organisée par le Rotary Club de Pointe-à-Pitre JARRY
· Monsieur le Professeur Luc NEMETH pour sa brillantissime synthèse sur le Chevalier de Saint-Georges parue dans les Annales de la Révolution Française.
· Madame Sylvie CHALAYE pour ses articles déterminant sur le Chevalier de Saint-Georges et les propos si valorisant qu’elle a su trouver pour illustrer le Noir au Théâtre.
· Monsieur le professeur Dominique René de Lerma pour son travail harassant sur la musique de Saint-Georges et la découverte du si bel ADAGIO pour piano.
· Monsieur Mark CLAGUE, musicologue américain pour ses analyses si pertinentes sur la musique du Chevalier et ses clés musicales et sociologiques accompagnant le très beau CD de Rachel BARTON.
· Monsieur Bernard CAMIER pour ses subtils points de vue dans DERADES, Revue Caribéenne de recherches et d’échanges.
· Monsieur Fabrice di Falco pour son intérêt incontesté au personnage et à son œuvre vocale.
· Madame Takako NISCHIZAKI, pour son aimable promesse de venir un jour au Pays de Saint-Georges.
· Monsieur Bernard ZINCK pour nous avoir associé à la soutenance de sa thèse musicale sur le Chevalier de Saint-Georges
Oui ! Vraiment on ne prête qu’aux riches ! Et de fait je suis très riche des relations que j’entretiens depuis toujours avec le petit monde de Saint-Georges.
Mais je m’aperçois que je n’ai moi-même fait très peu de choses… Et pourtant on me prête… On me prête tant de choses…
Vous devinerez à la lecture de ce texte le nom de la personne avec laquelle les relations n’ont pas persévéré.
Que vive donc le Chevalier de Saint-Georges !
Bill Zick a exprimé très courtoisement sa vision du dessin de Cabu représentant un Saint-Georges ayant l’apparence d’un « ménestrel ». Alain Guédé aurait pu ou aurait dû lui répondre en lui exprimant à son tour son appréciation personnelle sur cette même création artistique et s’en tenir là. Ils se seraient ainsi livrés à un assaut d’armes à fleurets mouchetés, un art dont Saint-Georges sut se rendre maître.
La contribution d’Alain Guédé pour diffuser les œuvres musicales de Saint-Georges n’est contestée par personne. A cet égard, il mérite des louanges.
Il était toutefois bien inutile d’amplifier la polémique. Ce qui est présomptueux c’est de feindre d’ignorer ou peut-être d’ignorer tout court que des chercheurs, des historiens, d’éminents musiciens, et musicologues, notamment Gabriel Banat et René-Dominique de Lerma, ont joué la musique de Saint-Georges ou écrit sur cet homme d’exception bien avant Alain Guédé. Jean-Claude Halley vient de dresser une longue liste non exhaustive de ceux qui ont travaillé sur la question. Je ne reprendrai pas les noms et titres qu’il mentionne ou en ajouter d’autres.
Je n’ai pas la prétention d’avoir fait des recherches érudites sur Saint-Georges. J’ai tout au plus essayé de lire ce que d’autres ont écrit et j’ai essentiellement travaillé sur cet éclatant Chevalier à des fins de spectacle. J’ai donc privilégié la fiction historique à la rigueur biographique.
Je n’en ressens nul complexe ! Une biographie et un roman de fiction historique sur un même personnage ou sur un même sujet sont deux exercices littéraires différents.
Dans l’avant propos de mon récit je cite Alfred de Vigny qui dans ses Réflexions sur la Vérité dans l’Art, essai qui tient lieu de préface à Cinq Mars, roman de fiction historique, écrit :
« Le fait adopté est toujours mieux composé que le vrai, et n’est même adopté que parce qu’il est plus beau que lui ; c’est que l’Humanité Entière a besoin que ses destinées soient pour elle-même une suite de leçons ; plus indifférente qu’on ne pense sur la Réalité Des Faits, elle cherche à perfectionner l’événement pour lui donner une grande signification morale… »
Et Vigny ajoute : « L’on doit s’abandonner à une plus grande indifférence de la réalité historique pour juger les oeuvres dramatiques qui empruntent à l’histoire des personnages mémorables… Ce qu’il y a de vrai n’est que secondaire. »
Joseph Bologne n’a jamais été oublié et son souvenir a perduré bien après sa mort. Honoré de Balzac et Alexandre Dumas citent Saint-Georges dans plusieurs de leurs romans.
Saint-Georges est également cité par presque tous les maîtres d’armes des XIXe et XXe siècles, auteurs de traités ou de livres sur l’histoire de l’escrime. N’oublions pas que nous devons à Antoine La Boëssière et à Henry Angelo, deux professionnels de l’escrime, quelques pages précieuses sur la personnalité de Saint-Georges et surtout sur son habileté hors du commun comme fleurettiste.
Les plus grands noms de la maîtrise française, Augustin Grisier ou J.J. Posselier dit Gomard, les érudits de l’histoire de l’escrime, Arsène Vigeant, Gabriel Letainturier-Fradin ou plus près de nous Pierre Lacaze, Président d’Honneur de l’Académie d’Armes de France, William M Gaugler, universitaire américain, archéologue et maître d’armes diplômé de l’Académie de Naples, dans son ouvrage The History of Fencing, Laureate Press, 1998, Croiser le Fer par Pascal Brioist, Hervé Drévillon et Pierre Serna, éditions Champ Vallon, 2002 ou Richard Cohen dans By the Sword, Random House, 2002, pour ne citer que quelques uns des auteurs et de leurs publications, aucun n’omet de mentionner la virtuosité de ce Chevalier hors du commun qui a l’aura d’un escrimeur de légende.
Alain Guédé ne peut que susciter des réactions d’antagonisme lorsqu’il se proclame interlocuteur majeur sur la question. Il se comporte alors comme un enfant gâté qui a trouvé un beau livre – que j’assimile personnellement à un fascinant conte de fées – et qui entend être le seul habilité à en parler.
Dernier point et non le moindre de sa diatribe, accuser L’Association des Amis de Joseph Bologne de prendre l’exemple de Saint-Georges dans le but de démontrer « que l’esclavage n’a pas été totalement une mauvaise chose » est une absurdité absolue ou pour le moins un argument de fort mauvais plaideur. Serait-il possible de trouver dans toute la Caraïbe un seul individu qui pourrait avoir une telle pensée ?
J’aimerais faire ici une digression pour soulever un point qui me paraît également contestable sans espérer être nécessairement convaincant.
On peut lire dans plusieurs ouvrages mais aussi sur de nombreux sites web que la musique de Saint-Georges a subi une éclipse, Bonaparte étant le principal responsable de cette « conspiration de l’oubli et du silence ».
Certes celui qui deviendra l’Empereur, a commis le péché capital de rétablir l’esclavage sur les îles à sucre. Bien plus qu’un péché, c’est une souillure indélébile à sa réputation. Peut-on toutefois penser qu’il se soit préoccupé ensuite d’occulter les mérites de Saint-Georges ? N’avait-il pas bien d’autres choses à faire ? Ne serait-il pas facile de citer un grand nombre d’écrivains, fussent-ils académiciens ou prix Nobel de littérature, de musiciens ou d’artistes, célèbres et adulés de leur temps, totalement tombés eux aussi dans l’oubli et désormais connus que de quelques spécialistes ?
Dans son Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand, mentionne plaisamment le caractère si souvent éphémère de la gloire des auteurs et des artistes. Au début de la pièce, Rostand fait dire à un bourgeois – venu avec son fils à l’Hôtel de Bourgogne pour y assister à une représentation de La Clorisse, pièce de « Monsieur Balthazar Baro » – qui, reconnaissant des « Immortels de l’Académie » parmi les spectateurs, s’exclame avec exaltation :
Mais… j’en vois plus d’un membre!
Voici Boudu, Boissat et Cureau de la Chambre,
Porchères, Colomby, Bourzeys, Bourdon, Arbaud…
Tous ces noms dont pas un ne mourra, que c’est beau !
Laure Tressens et Vincent Podevin-Bauduin, auteurs d’une excellente monographie, intitulée Le Fleuret et l’Archet, sont d’avis que « Saint-Georges fut avant tout un musicien de son époque… La musique des années 1770-1790 se caractérisait par sa légèreté et son charme et le romantisme qui devait triompher par la suite préférait, aux concerts galants, les grands développements des symphonies… »
Pierre Bardin, auteur d’une récente et remarquable biographie sur Saint-Georges, intitulée Joseph de Saint-George, le Chevalier Noir (Editions Guénégaud) juge lui aussi que « sa musique subit le même relatif oubli que celles écrites par Vivaldi, Bach, Mozart, Rameau ou J.M. Leclair (ce dernier véritablement oublié), supplantées dans le goût du public, et c’était normal par Beethoven, Schubert, Liszt, Chopin ou Berlioz.»
En conclusion, nous ajouterons que les bonnes fées, présentes à la naissance du fils de Nanon veillent encore sur lui. Elles ne l’ont jamais abandonné tout à fait… Tel Phénix, l’oiseau fabuleux d’Ethiopie qui placé sur un bûcher renaissait de ses cendres, Saint-Georges est de nouveau vivant puisque l’homme et sa musique – grâce à Alain Guédé mais aussi à bien d’autres – suscitent actuellement un intérêt planétaire. Nous nous en réjouissons tous.
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Merci à Jean-Claude Halley, de la bienveillance avec laquelle il m’a lu… Je tiens tout de même à ajouter, à sa longue liste de ceux qui ont oeuvré pour la mémoire de Saint-George : son propre nom (et celui de celles et ceux qui ont fait que cette musique continue de vivre).
Bien cordialement
PS. « Privilégier la fiction historique à la rigueur biographique », comme le dit Daniel Marciano, n’a rien de honteux. Pour ma part j’ai par exemple trouvé passionnant, sur le plan psychologique, l’ouvrage de Roland Brival, qui -en pure fiction- décrit le sourd conflit qui oppose Saint-George à un vieux serviteur de la plantation, supposé l’avoir accompagné en métropole. Encore faut-il que la séparation entre la réalité et la fiction, soit clairement établie. Or contrairement à ce que soutient Daniel Marciano ce Guédé, non content de s’être sans rire paré des plumes du découvreur, a prétendu faire oeuvre d’historien mais n’en a pas moins « bidonné », allant et en toute connaissance de cause jusqu’à attribuer à Saint-George un père qui n’était pas le sien… Je ne saurais enfin trop conseiller à Daniel Marciano de se reporter au site que ce Guédé consacre à chanter ses propres louanges : il pourra constater qu’hélas ce monsieur a bien, présenté comme des nostalgiques de l’esclavage, les gens qui avaient l’audace de contester ses brillantes théories -je n’y peux rien, mais c’est ainsi.
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Je ne parviens pas même à comprendre comment ce Guédé peut « tenter le coup » auprès d’un public américain pourtant réputé vigilant, sur le terrain de la recherche… En effet, lorsque Smidak a publié la biographie de référence il en a publié simultanément une édition en langue anglaise (et c’est bien à cette édition qu’il faisait allusion je pense, lorsqu’au téléphone il m’a dit avoir adressé 2500 exemplaires à des bibliothèques du monde entier). Quoi qu’il en soit, et ne voulant pas plus abuser de l’hospitalité du blog de Jean-Claude Halley, je rappelle ici la réference, à l’attention du public anglophone : Joseph Boulogne called Chevalier de Saint-Georges, Avenira Foundation, Lucerne, 1996
Bien cordialement
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Comme Luc NEMETH a raison de rendre Hommage à Emil SMIDAK. Sa fondation AVENIRA aura beaucoup fait pour le Chevalier de Saint-Georges. Et à côté de cet merveilleux témoignage, il faut aussi signaler les autres volets de l’action de SMIDAK dans « SMIDAK PRINCIPLES » pour la protection de la planète et ce recueil des Pater Noster en toutes les langues de la planète avec des illustrations étonnantes venues de partout.
Toute les langues sauf le Créole ! Et au moment ou je lui en faisait le reproche d’avoir oublié la langue du Pays de Saint-Georges, il me promettait que dans une autre édition il réparerait cet oubli.
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