Musique à Maryjipé ! le 28 juillet 2007

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Musique à Maryjipé

Quelques mots tout d’abord sur le cadre de ce concert !

C’est une villa un peu à l’ancienne : coté nuit et coté cuisine séparé par un vaste patio couvert ! Le tout enchâssé dans un véritable écrin de verdure.La grande table vitrée a été enlevée et le patio s’est transformé en salle de concert où s’alignent les rangées de chaises. Dans le salon un piano électrique et un pupitre.

C’est à Jean-Pierre que l’on doit cet étonnant amoncellement de plantes de toutes natures et aussi de pleine nature.

C’est à Maryse que l’on doit la décoration intérieure et l’on aperçoit en bonne place quelques affiches de concerts antérieurs.

C’est au couple que l’on doit l’initiative de ce concert qui s’annonce sous de bons augures.Le Public est maintenant en place, les conversations s’animent… Maryse est encore aux fourneaux mais lance des trilles pendant qu’elle officie pour le bon accueil de ses invités… plus de cent personnes… c’est tout simplement folie !Les artistes de ce soir passent dans les rangs, recueillent déjà des compliments ou des encouragements… ils distribuent le programme… 

Jean-Pierre se lance dans quelques mots de bienvenue, salue la foule (oui il y a bien foule) et demande des applaudissements pour la doyenne du spectacle en la personne de la Tatie Chérie de Maryse et de Yolande, 99 ans au compteur… Ce concert lui est dédié… Bons pieds ! Bon œil elle se lève pour saluer.

Yolande FRANCOIS-HAUGRIN :

Pas le temps de lui demander si elle a un lien de parenté avec ma propre famille, elle m’apprend qu’elle vit dans le 19ème et chante pour son plaisir ! Pour son plaisir et le notre aussi ! Car elle va nous enchanter avec quatre très beaux airs qu’elle présente de belle façon… La touche subtile de Linda DUMAS au piano lui est d’un grand secours pour capturer et maîtriser une petite touche de tract à peine perceptible.

  • Au bord de l’eau ! une très belle “Romance” de Gabriel FAURE
  • Après un rêve du même “ Gabriel FAURE
  • La Villanelle une succulente mélodie d’Hector BERLIOZ et enfin
  • Elle a fui la tourterelle ! de Jacques OFFENBACHApplaudissement et salut de l’artiste ! tout à fait rassurée
     

Maryse LACREOLE Toujours aussi souriante, le visage serein, le regard plongé vers le public, son public, un petit signe à la Tatie aux anges d’être venue de sa très lointaine Saint-Claude pour écouter celle qui lui apporte tant de joie… Dans ce petit geste toute la reconnaissance d’une petite fille qui aura trouvé dans ce cocon familiale les meilleurs motifs de chanter… et dans le geste de retour toute la tendresse d’un merci d’avoir accepté de chanter pour moi… Mais Chut ! Linda et Maryse s’échangent un dernier clin d’œil et nous voici de nouveau dans les nuages… Nous n’entendons presque plus les grenouilles de Guadeloupe dont il est connu qu’elles se taisent lorsque l’on chante du BAZIN ou du DELIBES ou encore mieux du Saint-Georges…

  • Maître Pathelin ! tranquille “Romance” de F BAZIN
  • Pourquoi dans les grands bois extrait de l’Opéra Lakmê de Léo DELIBES

A ce moment un sourire de Maryse à mon endroit ! Comme pour me dire ! Tu vois je t’ai quant même mis deux petits airs du Chevalier ! C’est pour toi ! Et Maryse continue sa prestation avec passion ! Ne passez pas simplement sur ce mot passion ! Redite le ! mais cette fois avec ce geste étonnant d’un point serré sur la poitrine et qui va s’élancer à bout de bras et se transformer en une main ouverte offerte au public…

  • Deux amours sous un ombrage subtil Romance du Chevalier de Saint-Georges Bientôt
  • Je vais cesser de vivre ! une bien triste mélopée du chevalier qui se reprend de mourir, puisqu’il sera privée du regard de sa belle.Encore des applaudissements et le sourire d’une artiste si avide d’échange.

Erika LORMEL

Maryse et Jean-Pierre nous avaient précieusement caché cette étonnante voix de Morne-à-L’Eau la commune limitrophe… Dans le public on découvre alors deux personnes au comble de l’émotion… Le papa et la maman d’Erika qui vont pour la toute première fois entendre leur fille dans son art… On sent une certaine tension… Jean-Pierre nous divertit alors avec le repas de ses Racoons venus nombreux, eux aussi, pour écouter Maryse et ses amies… Eh oui ! Nous ne sommes pas ici dans la salle de l’Archevêché d’Aix… ce sera pour Samedi 4 en télévision : les noces !… nous pouvons ici interrompre le concert et admirer nos petit ratons laveurs s’offrir un petit encas.

Erika est en piste ! C’est déjà un plaisir que de la regarder en attendant de l’entendre… et c’est peu de dire que de l’entendre… c’est aussi de la voir dans des gestes si justes et si beau pour accompagner cinq airs qui lui donnent l’occasion de l’étalage impertinent de son talent… La rudesse, Le tragique, les larmes, l’amour, la passion, l’humour, le charme !

  • Air de Marenka( La fiancée vendue) extrait de l’Opéra Bedrich SMETANA
  • Air de Marguerite (Mephistofele) Opéra de Arrigo BOITO
  • La tragique histoire du petit René, mais si bien chantée de Francis POULENC
  • Le petit Garçon bien portant du même POULENC, un Docteur KNOCK à l’envers
  • et enfin La Diva de l’Empire de Erik SATIE clôture ce festival de talent avec un chapeau magnifique qui enveloppe le très beau visage de la Diva, se laisse toucher, arranger, aménager, provoquant les poses justes et même osées… puis virevoltant pour échoir sur la tête de Lynda en remerciement de son accompagnement de pro.  

Ovation plus qu’applaudissement ! Embrassade de nos deux artiste…

Le sommet était atteint.Yolande et Maryse oseront cependant revenir devant leur public pour chanter encore, chanter toujours… Quel courage de le faire après Erika…

Mais les voici toutes deux transcendée et libérées, jouant du même registre… Yolande tout d’abord avec 

  • An die Muslk une lied de Frantz SCHUBERTO
  • Mio babino caro de l’Opéra Gianni’s Chichi de PUCCINI
  • Una voce poco fa de ROSSINI

Maryse enfin qui clôture la soirée avec les classiques de son répertoire.

  • Les filles de Cadix de Léo DELIBES, On s’y serait cru !
  • Petite Fleur de Sidney BECHET chanté avec la douceur requise pour ce chef d’œuvre de tous les temps…
  • La Guadeloupéenne de AL LIRVAT sans doute en hommage à ce grand musicien de Guadeloupe qui vient de nous quitter.

Et c’est ici que tout commence… Les traditionnels bouquets sont remis aux merveilleuses Sopranes de ce soir… Jean-Pierre a naturellement oublié le bouquet de Lynda… erreur réparée, petite chamaillerie entre amis de toujours… les émotions des parents de Erika mille et une fois racontées… Erika nous parlant du Conservatoir de Boulogne… le Grand Caleb SEJOR, évoquant ses projets d’Opéra pour 2008 et 2009, les nouvelles du Groupe de Théâtre de Rue Némo (encore une activité de Maryse qu’elle m’avait cachée)…

Retour un instant sur le décor pour parler du somptueux buffet préparé pour les invités…

Nous sommes dans le jardin de Jean-Pierre… la lune est presque pleine et nous inonde de ses rayons. Les conversations, les rires, les échanges, les rendez-vous futurs…

Petit à petit les invités se retirent…

Et le tout fut un merveilleux moment passé entre amis pour écouter chanter nos grandes dames : à ranger précieusement dans nos souvenirs.

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