Union pour la Méditerranée ou Union pour la Mer Caraïbes ! UPM et UPMC

Cette chronique largement inspirée du communiqué de l’Elysée après le sommet de l’UPM est écrit en souvenir et hommage respectueux à un Grand de chez nous Monsieur Clovis BEAUREGARD. Ceux qui l’ont connu et cotoyé savent que ce texte l’aurait fait sourire. Du temps de la Conférence Caraïbes le terme EURO-CARAÏBEEN aurait été mal venu, mais tous les thèmes retenus pour la Mer Méditerranée ressemblent étrangement à certains sujets évoqués ici et là dans nos instances politiques économiques, associatives et humanitaires.

Dépollution de la Mer Caraïbe : Synonyme de culture et d’histoire,

La Mer Caraïbes ne se résume pas, à un symbole ou à une icône. Elle est également pourvoyeuse d’emplois et source de plaisirs pour ses riverains et ses visiteurs. Toutefois, la qualité de son environnement a subi de graves altérations ces derniers temps, et d’autres menaces se profilent à l’horizon. S’appuyant sur l’initiative « Horizon 2020 », la dépollution de la Mer Caraïbes, y compris des régions côtières et des zones marines protégées, en particulier dans le secteur de l’eau et des déchets, sera donc très bénéfique pour les conditions de vie et de subsistance de ses populations. Autoroutes de la mer et autoroutes terrestres:

La Mer Caraïbes n’est pas une mer qui sépare, mais une mer qui unit les populations. Elle constitue également une grande voie de communication commerciale. La facilité et la sécurité d’accès et de circulation des marchandises et des personnes, sur terre et sur mer, sont essentielles pour entretenir des relations et renforcer le commerce régional. Le développement des autoroutes de la mer, y compris la connexion des ports, dans tout le bassin Caraïbéen, ainsi que la construction d’autoroutes côtières permettront d’accroître le flux et la liberté de circulation des personnes et des marchandises. Il convient d’accorder une attention particulière à la coopération dans le domaine de la sûreté et de la sécurité maritimes, dans une perspective d’intégration globale dans la région méditerranéenne. 

Protection civile:

Partout dans le monde, le paysage porte les traces des dégâts causés par des catastrophes d’origine humaine ou naturelle. Les effets du changement climatique sont évidents pour tous.

La région Caraïbéenne est particulièrement vulnérable et exposée à ces catastrophes. Un programme commun de protection civile sur la prévention des catastrophes, la préparation et la réaction à celles-ci, associant plus étroitement la région au mécanisme de protection civile de l’UE, est donc l’une des grandes priorités pour cette région. 

Énergies de substitution: Plan solaire caraïbéen  

L’activité qu’ont connue récemment les marchés énergétiques tant sur la plan de l’offre que de la demande confirme la nécessité de s’intéresser aux sources d’énergie de substitution. La commercialisation de toutes les sources d’énergie de substitution ainsi que la recherche et développement à leur propos constituent donc une priorité fondamentale de l’action menée en faveur du développement durable. Le secrétariat de l’UPMC est chargé d’étudier la faisabilité, la conception et la création d’un plan solaire méditerranéen. 

Enseignement supérieur et recherche, université euro-méditerranéenne:

Une université euro−Caraïbéenne (ayant son siège à Basse-Terre, Clovis aurait dit Fort de France) peut contribuer à la compréhension entre les peuples et encourager la coopération dans l’enseignement supérieur, dans le prolongement des objectifs fixés par les processus déjà initiés par les Centres d’enseignement supérieur et de recherche scientifique. Cette université aura pour mission de mettre en place, par l’intermédiaire d’un réseau de coopération associant les institutions partenaires et les universités existantes de la région euro-caraïbéenne, des programmes d’enseignement post-universitaire et des programmes de recherche, et de contribuer ainsi à la création de l’Espace euro-Caraïbéen de l’enseignement supérieur, des sciences et de la recherche. Les pays partenaires sont encouragés à exploiter pleinement les possibilités offertes par les programmes existants de coopération dans l’enseignement supérieur, tels que Tempus et Erasmus Mundus, y compris la Fenêtre de coopération extérieure. Une attention particulière devrait être accordée à l’amélioration de la qualité et à l’adéquation entre la formation professionnelle et les besoins du marché du travail.  

L’initiative Caraïbéenne de développement des entreprises

Elle vise à aider les entités des pays partenaires qui apportent déjà un soutien aux micro-entreprises et aux petites et moyennes entreprises en évaluant les besoins de ces entreprises, en définissant des solutions stratégiques et en fournissant à ces entités les ressources nécessaires sous la forme d’une assistance technique et d’instruments financiers. Cette initiative s’inspirera du principe du partage des responsabilités et ses activités devraient compléter celles des entités œuvrant déjà dans ce domaine. Les pays des deux rives de la Mer Caraïbes y contribueront sur une base volontaire.

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