Lorsqu’un Architecte nous quitte, il se pourrait bien que chacune des maisons qu’il a conçu et construite vibre de partout. Le séisme n’est sans doute pas d’une magnitude suffisante pour qu’on le ressente… Mais le phénomène existe bien.
Lorsqu’un Homme nous quitte, ses amis, ses parents, ses confrères ressentent eux de violents tremblements dont la magnitude est proportionnelle aux liens qui soudain se font chaînes.
Mais de là à aller écrire le « Mot de l’Indien » pour houspiller la vie, il n’y a qu’un pas que je n’avais jamais encore vu franchir. Alors hier soir ce pas fut franchi avec une petite pudeur orthographique remarquable. Au sortir de la veillée j’ai voulu titrer ce petit mot avec l’Expression de l’Indien… Mais par manque d’audace ou de conviction, je suis revenu à une chronique nécrologique plus conforme à mes pensées. La réponse est ailleurs que dans ce cri de douleur et de révolte.
Lorsqu’un Pére quitte ses enfants, le Ciel gronde au dessus de leur tête, mais l’orage passera soyez en certain.
Lorsque le Compagnon quitte sa compagne, le coeur vibre de mille spasmes qui ne s’arréteront plus. Les souvenirs s’égrennent et les regrets aussi comme dans la chanson.
Lorsque l’Ami quitte son petit groupe de relations, les autres décomptent le nombre de chaises demeurées vides et dont le nombre augmente de plus en plus vite.
Lorsque le Rotarien quitte son club, la fameuse roue qui tourne d’un tour chaque année, avance cette fois d’un cran.
Lorsqu’un Daniel s’en va on pense tout de suite au « Jugement de Dieu » qui est le sens éthimologique de ce prénom, d’origine hébraïque signifiant aussi « Dieu est mon juge » (Dan : « Juge » et El : « Dieu »). Le même Dieu qui par la « Foi » nous sauve chaque jour de nos propres fauves intérieurs.
Oui sans doute une des réponse possible est dans le livre sacré :
Mon Dieu a envoyé son ange et fermé la gueule des lions, qui ne m’ont fait aucun mal, parce que j’ai été trouvé innocent devant lui; et devant toi non plus, ô roi, je n’ai rien fait de mauvais.
Le roi ordonna que ces hommes qui avaient accusé Daniel fussent amenés et jetés dans la fosse aux lions, eux, leurs enfants et leurs femmes; et avant qu’ils fussent parvenus au fond de la fosse, les lions les saisirent et brisèrent tous leur os.
J’ordonne que, dans toute l’étendue de mon royaume, on ait de la crainte et de la frayeur pour le Dieu de Daniel. Car il est le Dieu vivant, et il subsiste éternellement; son royaume ne sera jamais détruit, et sa domination durera jusqu’à la fin.
Post-Scriptum : Mais au fait ! qui suis-je pour porter à votre connaissance cette chronique ? En termes de chez eux les Guadeloupéens, je ne suis qu’un « Ti Tè Rapoté ». Je ne sais pas si c’est la bonne écriture mais l’expression créole dit bien que je suis d’ailleurs. D’ailleurs c’est à dire de Marigot (prononcer mar’got…) et pourtant le patronime LAUTRIC m’a toujours sauté aux yeux dès ma première arrivée à Pointe-à-Pitre.
Comment oublier en effet l’Imprimerie de Monsieur HANNIBAL LAUTRIC, juste en face de la pharmacie de mes Grands Parents. Je dis sauté aux yeux mais j’ai encore présent dans le nez l’odeur de ce local si mystérieux, et dans les oreiles le bruit caractéristiques de ces machines si monstrueuses et si habiles… et un jour cette odeur d’imprimerie fut remplacée par une toute autre provenant d’un drame vécu par de très nombreuses familles Pointoise : l’incendie de l’Hotel des Antilles… mais les rames de papiers ne brulent pas et je me souviens que mes cousins avaient utilisés ces feuilles tout juste grillées au bord pour en faire de somptueux carnets de parchemins. Par la suite, j’ai fréquenté des LAUTRIC au Lycée Carnot et appris que cette famille était une parmi d’autres de nos Grandes Familles et venant en partie des Grands Fonds de Sainte-Anne. Voilà donc le vrai motif de cette impertinante intervention. Qu’elle me soit pardonnée !
Mais qui est donc cette personne qui ne se nomme et qui dédit ce bel écrit à mon Papa parti (mais au combien présent). Je me trouve très touchée de cet ode trouvée par mon mari qui consulte régulièrement les liens paru sur les blogs du Monde,
Signé sa fille ainée
J’aimeJ’aime
La seule réponse possible à votre question est la suivante : je ne suis qu’un très modeste spectateur de notre monde qui de temps en temps se laissent atteindre par les émotions du moment. Ce soir là à la veillée de votre Papa, pendant que je présentait mes condoléances, cette émotion là m’a fait venir au coeur ces quelques mots que j’ai voulu partager. Je ne sais pas si je me suis approché de vous, mais je vous demande d’accepter mes condoléances. Bien sur il ne peut-être que PRESENT ce Papa parti.
Jean-Claude HALLEY
J’aimeJ’aime
Qui est ce Daniel Lautric : mon cousin, Alain, avait un frère, se nommant aussi Daniel ?
J’aimeJ’aime
Bonsoir Jean-Claude,
L’imprimerie LAUTRIC en face de la pharmacie de tes Grands-Parents était celle de Jérôme LAUTRIC (angle des rues Schoelcher et Sadi-Carnot) et avait l’enseigne d’Imprimerie Commerciale, alors que celle de son frère, mon Grand-Père, Anibal (attention à l’orthographe) LAUTRIC, l’Imprimerie Parisenne, était un peu plus loin dans la même rue Schoelcher, à côté des permières Pompes Funèbres DORACANT. Anibal LAUTRIC était le Grand-Père de mon frère Daniel LAUTRIC.
Bien amicalement.
Alain LAUTRIC
J’aimeJ’aime
Alain, curieusement, j’ai fait la même remarque que toi ! (il me semblait que le prénom de grand-père ne s’écrivait pas avec « H », mais, je l’ai repris avec)…Moi aussi, j’ai rectifié l’emplacement de l’imprimerie de grand-père ! Salut !
J’aimeJ’aime
Dorocan, pas Diracan !
J’aimeJ’aime
DorOcan, pas Diracan, comme je l’ai dit, ni DorAcan ! J’ignore s’il y a un T, en bout du nom ! Salut !
J’aimeJ’aime
Merci Alain pour ces précieuses et indispensables précisions !
Amicalement
Jean-Claude HALLEY
J’aimeJ’aime
Je suis l’une des petites-filles de grand-père Anibal (Hannibal comme vous l’écrivez). Je suis d’accord avec mon cousin Alain, pour ce qui concerne l’emplacement des imprimeries…Il s’agissait des Pompes Funèbres DorOcan !
J’aimeJ’aime
À quelle époque ?
J’aimeJ’aime
Bonjour,
je suis à la recherche de Mr Alain Lautric dont la maman Louise disparut dans l’incendie du cinéma Rialto à Pointe à Pitre.
J’ai une vieille adresse datant de 1990 qui n’est plus d’actualité.
Pouvez vous m’aider?
merci d’avance.
Martine Soilihi – Bonnardel
J’aimeJ’aime
Cet Alain Lautric là est mon cousin, mais il y a, également un autre cousin et l’un de mes frères, qui portent ce même prénom !?…
J’aimeJ’aime
Cet Alain, est mon cousin, mais, je ne puis vous aider ! Salut !
J’aimeJ’aime
Bonjour, je tombe par hazard sur ce blog et je lis que vous cherchez Alain Lautric. L’avez-vous trouvé?
J’aimeJ’aime
Ca fait du bien d’entendre parler de sa famille :))
By the way Alain, je crois que c’est Dorocant et non Doracant.
Bises.
jeanjoel.
J’aimeJ’aime
Jeanjoel, qui es-tu, par rapport à Alain, Dany et Yolaine ?
J’aimeJ’aime
Bonjour! je souhaiterais avoir des renseignements au sujet de Rialto. Quand a-t-il brûlé? Est-ce le même édifice que l’hôtel des Antilles? Etait-ce un casino? Merci!
J’aimeJ’aime
Le Rialto était un cinéma, appartenant à tonton Roger !
J’aimeJ’aime
L’Hôtel des ANTILLES, qui a aussi brûlé, se trouvait sur le trottoir d’en face. Le Rialto se trouvait sur le même trottoir que la Pharmacie François, un peu plus bas, en allant vers le marché !
J’aimeJ’aime
C’était un hôtel, comme son nom l’indique !
J’aimeJ’aime