Le Président Abdoulaye Wade a ouvert la 15 ème conférence Internationale sur le SIDA ! Maladie ! Non ! Pandémie !

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Pandémie : épidémie qui s’étend à une population entière,
un continent, voire au monde entier.

Les participants, chercheurs, associations et les personnes vivant avec le VIH ont appelé début décembre à Dakar, au Sénégal, les pays donateurs à soutenir leurs efforts financiers pour endiguer l’épidémie de VIH/Sida lors de la 15 ème Conférence internationale sur le SIDA et les infections sexuellement transmissibles (IST) en Afrique qui a pris fin dimanche dernier.

Ouverte officiellement le 3 décembre par le président sénégalais Abdoulaye Wade, la conférence a rassemblée une dizaine de milliers de personnes environ pendant 5 jours pour faire le point sur la lutte contre le sida en Afrique.

Le continent africain reste le plus touché par la pandémie. Le nombre de malades du sida y est estimé à 30 millions de personnes en 2007 par l’ONU, soit 67% des personnes touchées au niveau mondial.

Malgré la volonté affichée des organisateurs de ne pas organiser « une conférence de plus », aucune grande annonce n’était au programme. Pour autant, plusieurs points importants ont été mis en avant.

L’argent du Fonds mondial (14,9 milliards de dollars US), mais aussi du PEPFAR (18,3 milliards de dollars), ont permis une mobilisation sans précédent de moyens contre la maladie. Beaucoup d’argent a été investi ces dernières années en Afrique dans l’accès aux soins.

L’investissement a montré qu’il était possible d’infléchir la croissance de l’épidémie en généralisant les traitements et en généralisant la prévention. Cet argent est également un formidable espoir de développement du système de soins en Afrique, dont bénéficiera toute la population, et pas seulement les malades du sida.

La conférence, riche, a parfois souffert d’un manque d’organisation, même si certaines initiatives, comme la mise à la disposition moyennant finance des sessions plénières du jour même sous forme de cédéroms, sont à noter.

Enfin, si les intervenants communautaires ont su inspirer les participants, l’intervention du président sénégalais Abdoulaye Wade lors de l’ouverture de la conférence rappelle que le chemin qui reste à parcourir est long.

Un exemple parmi d’autres La Contribution de l’OPDAS-Gabon à la PTME, présidée par Madame Maïté Mapangou 

Le nombre élevé de femmes en grossesse séropositives, perdues de vue après leur accouchement de l’hôpital, a motivé l’implication de notre ONG dans des activités de PTME. Avec la formation et l’affectation de 5 médiatrices communautaires sur sites de prise en charge (PEC), l’OPDAS- Gabon a apporté aux mères séropositives démunies un soutien diversifié, adapté à leur situation socioéconomique, comprenant un soutien psychologique, un appui alimentaire, un appui médical, un appui socioéconomique et un appui nutritionnel aux bébés. Quelques activités adjacentes à la PTME ont été menées en particulier la création de supports de communication et d’activités sources de revenus (AGR). 62 mères et 64 nourrissons ont été suivis pendant 18 mois. Le % d’enfants séropositifs de la cohorte à 18 mois sera calculé fin novembre 2008. Nous souhaitons montrer par cette étude que le soutien psychologique, socioéconomique et médical apporté aux mères provoque un changement de comportement profond favorable à une prévention positive et une appropriation de la lutte par les bénéficiaires. Par ailleurs, le soutien nutritionnel et médical apporté aux nourrissons suscite l’adhésion entière des mères à la PTME et permet de surmonter le poids des coutumes en ce qui concerne l’allaitement artificiel. L’OPDAS mène des plaidoyers pour la pérennisation de cette activité, avec une augmentation du nombre de médiateurs communautaires et du nombre de femmes et de nourrissons pris en charge.

Et voici les Conclusions de Maïté

Beaucoup d’ONG professionnelles (sages-femmes, infirmières, assistants sociaux, etc.) ou de lutte contre le sida peuvent s’impliquer dans la PTME, former et encadrer des Médiateurs communautaires comme cela a été fait pour les pairs-éducateurs dont nombreux sont ceux qui n’ont ni affectation ni plan de travail et ne sont impliqués dans aucun projet. Tout est une question de motivation, d’organisation et de ressources.  

Au vu de cette modeste étude, nous pensons qu’il s’agit d’une activité porteuse de bons résultats méritant d’être continuée et renforcée, nécessitant des partenariats diversifiés et un soutien financier plus important et pérenne.

2 commentaires sur “Le Président Abdoulaye Wade a ouvert la 15 ème conférence Internationale sur le SIDA ! Maladie ! Non ! Pandémie !

  1. merci pour ce document qui nous rappelle à l’ordre…et félicitations à Maïté pour le travail remarquable et généreux qu’elle accomplit au quotidien!

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  2. Lorsque les cyclones ravagent les antilles, je plaisante en disant que ce sont les petits cadeaux de la mère Afrique… Mais l’Afrique est aujourd’hui ravagée par un cyclone permanant qui se nomme SIDA !

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