Le piège !
C’est comme cela qu’il faut voir cette initiative prise par le collectif des grévistes.
Le catalogue de 120 points ! (Oh pardon 149 maintenant et demain sans doute 200 !) n’est pas une banale revendication syndicale, mais un vrai programme de Société vu malheureusement par le petit bout de la lorgnette.
N’est pas OBAMA qui veut !
Nos élus et responsables n’ignorent pas cette situation.
- · Les élus de gauche majoritairement en charge de la gouvernance locale doivent mieux s’impliquer dans l’explication de leur stratégie.
- · Les élus de l’opposition locale mais qui sont la majorité au niveau national, doivent constater les dégâts du silence de l’UMP de Guadeloupe occupé depuis toujours à d’autres tâches bien inutiles et insignifiantes.
Habitués à des formes plus normalisées de réclamation les uns et les autres ne pourront sans doute pas répondre aux questions posées telles que la « Réduction des impôts fondée sur la justice fiscale » ou « Dynamiser et valoriser les îles en s’appuyant sur leur identité culturelle ».
D’autres demandes ne pourront être satisfaites que dans le temps. Encore faut-il ouvrir les perspectives raisonnables et s’engager sur des promesses réalistes. Certaines revendications sont assorties des exigences d’immédiateté qui vont bien entendu bloquer toute discussion.
Alors nous attendons la suite des évènements sans beaucoup d’espoir de voir les choses s’améliorer avant longtemps. Les premiers rounds des « négociations » ont bien montré la nature de ce piège.
Alors profitons de ce temps de pose et de réflexion pour analyser ce cahier de revendications ;
- · Constater que certaines d’entre elles sont parfaitement justifiées
- · Compléter ce catalogue ! pourquoi pas !
le constat des disfonctionnements en Guadeloupe ne doit pas rester l’apanage des seuls grévistes qui plus est adeptes de la violence
- · Les replacer dans un cadre global d’une politique intelligente
- · Reprendre l’initiative en annonçant et démontrant la bonne volonté de tous.
- · Communiquer, communiquer, communiquer avec la population
Ne nous faisons aucune illusion : nous sommes dans un piège ! Nous n’avons qu’une seule manière de nous en sortir. Accepter les nécessaires corrections de notre système, puis Travailler, Parlez, Expliquer, ne pas laisser le champ libre à ces « grévistes » qui veulent tout et encore plus si possible un peu comme des enfants gâtés que nous aurions mal éduqués.
N’ayons pas peur non plus de dire notre mécontentement. Les Parents d’élèves unis pour une fois réclament déjà la réouverture des écoles… Ils savent ce que coûtent en termes d’échecs scolaires ces jours de grève. Que vont répondre les Syndicalistes enseignants ? Eux aussi sont conscients du drame qui se joue pour l’avenir de ces gosses qui prétendent aux Grandes Ouvertures locales nationales et internationales que leur offre notre système Français. Ils ont besoin de nous pour dire que trop c’est trop. Trop longue cette grève, trop lourdes ces conséquences. C’est demain que s’ouvre les inscriptions pour les Grandes Ecoles et quelques professeurs sont tout simplement empêchés de regrouper leurs élèves candidats à ces filières de l’excellence.
Nos artisans se réveillent aussi à leur tour et exigeront demain que cesse cette gesticulation de petits fonctionnaires gâtés qui ne savent plus quoi imaginer pour faire « C… le peuple ».
Soyons aussi certains d’une chose, la Guadeloupe et la grande majorité des Guadeloupéens ne soutiennent pas cette action même si certaines revendications leur semblent justes. A nous de prouver
- · que la voie choisie par la Guadeloupe et confirmée d’élection en élection ; celle de l’intégration à l’Europe est la meilleure des solutions pour nous et nos enfants…
- · que nos structures sont capables d’apporter des réponses aux vrais demandes de la population…
Mais avons-nous encore besoin de cette démonstration ? Pour nous ! Non ! Pour eux ! oui !
Je terminerais cet article en revenant une fois de plus aux Cyndiniques. Ce à quoi nous assistons maintenant relève en effet de cette science des Dangers. Un jeune Ingénieur un peu intrigué par cette nouvelle science décida de l’appliquer à
la Guadeloupe. A la soutenance de sa thèse il fut tout simplement saqué. La grille de questionnement qu’il avait bâtie déplaisait comme une vérité trop vive : Voici ces 7 vérités sous forme de sept axiomes, qui servaient de base à son système de déduction.
- v Un premier axiome, dit de « relativité », postulait que la perception du danger dépend de la situation et de l’acteur qui la perçoit. N’est-ce pas évident dans cette grande messe !
- v un deuxième axiome était proposé, dit de « conventionalité » : les mesures du risque dépendent de conventions, d’accords, de règles, de contrats … entre les acteurs. Nos conventions sociales volent actuellement en éclat et tout le travail consiste maintenant à renouer les liens entre les acteurs.
- v Intuitivement il en admettait un troisième qui considérait l’existence de finalités contradictoires entre les acteurs, sous tendues par des enjeux (économiques, politiques, idéologiques …). Quelles étonnantes contradictions entre les finalités des uns et des autres.
- v Un quatrième, dit « d’ambiguïté », énonçait, logiquement, qu’il est difficile de décomposer clairement le regard en cinq dimensions (référence à l’hyper-espace du danger). Cette ambigüité ne devant pas effrayer mais au contraire susciter l’effort de compréhension de la complexité de notre petit monde.
- v L’axiome de la « transformation » considérait l’évolution brutale, lors des accidents, du contenu des cinq dimensions et par conséquent la réduction des ambiguïtés. La Grève de ce mois de janvier sera-t-elle un transformateur, comme a été inconsciemment l’affaire FAISANT ou dans un autre domaine et de manière plus pragmatique le Cyclone HUGO.
- v L’axiome de la « crise » posait la désorganisation des réseaux d’acteurs pris dans
la situation. Ne vivons nous pas une crise grave ! - v Enfin, le dernier axiome, dit de « nocivité » postulait que toute action sur la situation est à la fois réductrice et créatrice de danger. Je vous laisse réfléchir aux dangers et à la « nocivité » de la moindre action envisagée et appliquée par l’un ou l’autre des acteurs. Ce qui n’empêche nullement d’agir mais en conscience du danger créé par cette action.
Amusantes non ! les cyndiniques ! Non pas amusantes ! Indispensables pour comprendre et analyser notre société à hauts risques. Prenons un dernier exemple dans le cahier de revendication même de nos grévistes. «Mise aux normes parasismiques de tous les établissements et infrastructures publics (écoles, hôpitaux, ponts…)». Si le gréviste avait un tant soit peu de culture cyndinicienne il opterait pour une autre sollicitation mieux à même de répondre au risque sismique auquel est exposé la Guadeloupe : Il solliciterait la maîtrise de ce risque, impliquant alors l’ensemble des acteurs !
En fait nous faisons des Cyndiniques comme Monsieur Jourdain faisait de la prose et c’est comme cela que nous savons mieux que les Bordelais maîtriser le risque cyclonique, c’est comme celà que les Basse-Terriens savent vivre avec leur volcan et c’est comme celà que les Guadeloupéens savent de mieux en mieux vivre avec leurs grévistes. Je préconise pour tous les participants à la Grande Messe du WTC un stage de Cyndiniques : Pour évaluer entre les différents regards portés sur les réseaux de la Guadeloupe
- · Les lacunes d’hyper-espace ou d’espace (un peu compliquer mais faites moins confiance des lacunes il y en a)
- · Les disjonctions ou les dégénérescences
- · Les blocages ou les dissonances
- · Les actions
Et mettre en évidence les déficits systémiques cindynogènes pour rendre alors possible les mesures
- · de prévention si le risque est à venir (c’est trop tard pour celui là)
- · de thérapie si le risque s’est déjà manifesté (il faudra bien en sortir un jour)
Bonne fin de grève à notre Guadeloupe chérie !
« que nos structures sont capables d’apporter des réponses aux vrais demandes de la population… » C’est sans doute vrai, mais alors pourquoi ne le faisons nous pas ?
Pourquoi les laisser « avoir raison » car ils ont très souvent, et c’est bien malheureux, raison. Interroger un peu des gens autour de vous, et choisissez les de divers horizons sociales, vous constaterez alors que le malaise est immense en Guadeloupe. Ce qui arrive en ce moment en Guadeloupe n’est peut être pas une bonne chose, mais la situation ne pourrait être pire que celle qu’une grande partie de la population vit depuis quelques années.
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Les mauvaises sont toujours plus interresantes à montrer et à exploiter , n’est ce pas.
Apprenons à nour respecter et à montrer aussi ce que nous faisons de bien.
Je vous pris de ne pas expliter des cas isolés à des fins néfastes.
Les débordement sont dans la réalité mineurs par rapport à ce qu’a déja connu la france.
nos manifestations sont exemplaires et meme trop exemple par rapport au espérance de nos chers dirigeants francais qui espérait bien pouvoir frappés sur quelques avec leur débarquement massif de militaires.
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