Après la une du Monde de dimanche-lundi, la page 3 pour la Guadeloupe !

La « pwofitasyon » ne passe plus. La Guadeloupe vit, depuis le 20 janvier, une grève générale sans précédent.Au-delà de la vie chère, l’injustice sociale est au cœur des revendications.  Voilà le titre de cet article qui sera imprimé ce soir. Gageons que ce néologisme passera dans le dictionnaire de la langue Française d’ici quelques mois. Ce sera à porter au crédit de Monsieur DOMOTA.  

En résumer et pour beaucoup de Guadeloupéens voici les évidences !

  • L’impolitesse pour le moins de Monsieur Yves JEGO ! Cela ne se fait pas !

  • L’indispensable et impérieuse nécessité de revenir à un dialogue plus serein et à la cessation des blocages de la Guadeloupe.

  • La justesse de certaines revendications du groupement

  • L’inanité de certaines autres revendications utopiques

  • Les limites des possibilités d’un état aux caisses vides et en situation de récession !

  • Le changement indispensable de méthode ! La grève illimitée devrait être déclarée illégale.

Sur le terrain, chacun est dans son rôle : 

  • Le Président GILLOT fait tout pour calmer le jeu.

  • Le Président LUREL affirme aussi vouloir le calme et la sérénité, mais laisse encore passer des mots contraires ; c’est son naturel qui ne le quitte jamais !

  • Le Préfet de la Guadeloupe tient toujours la main et a encore de bonne carte à jouer. Il les jouera le moment venu, car le bilan de l’action gouvernemental est loin d’être négatif.

  • Les Chefs d’entreprise vilipendés Oh combien ! Ils tiennent le coup et continue de marteler leurs convictions et leur bilan. Patrick, Nicolas, Willy, Lyliane et Christophe ! Je les appelle affectueusement par leur prénom pour leur manifester mon total soutien. Comme les quatre mousquetaires ils sont cinq. Le seul reproche qu’ils essuient de la part des grévistes c’est d’être des Chefs d’Entreprise synonyme de « profiteurs ».

  • La population assiste perplexe à ce suicide collectif en essayant tant bien que mal de s’en sortir.

  • Les enfants, nos enfants qui apprennent sur le tas, sur les ondes, dans les images de biens curieux sentiments comme la vindicte publique, la hargne, le mépris, l’intolérance.

Tout le monde ! Sauf… Le Groupement des grévistes est encore plus vindicatif et ne joue pas l’accalmie bien au contraire. Le vocabulaire est implacable et dangereux. 

Ceux que l’on n’entend pas sont aussi présents au moins dans mes préoccupations.

  • Les professions libérales qui assistent impavides au spectacle de quelques uns des leurs fourvoyés dans une aventure dont ils ne maîtrisent ni le fondement ni surtout le but et « crache » dans la soupe.

  • Les petits artisans qui souffrent en silence et attendent la fin de l’orage. Ils ne deviendront jamais des Chefs d’entreprise si c’est pour s’entendre traiter de « Profiteur ».

  • Les petits « Lolo » qui savent tirer profit de cette crise et tout en soutenant le mouvement se disent : pourvu que cela dure encore un peu.

  • Les boulangers qui continuent à fabriquer le pain mais n’ont fait eux aucun geste pour baisser le prix de la baguette ou du banneton.

  • Les bouchers qui attendent désespérément la réouverture des unités d’équarrissage. Curieusement les producteurs de fruits et légumes s’en sortent mieux et la Guadeloupe découvre soudain des circuits directs producteurs consommateurs qui existent depuis bel lurette dans pratiquement toutes les communes.

  • Les Enseignants qui ne partagent pas l’obstination de leurs leaders, mais ne peuvent pas s’exprimer. C’est aussi cela la démocratie à l’éducation nationale. Un mouvement lancé sans aucun mandat de la base… et on continue sans rendre compte et sans sourciller devant la profondeur du drame des enfants perdant un mois de cours et peut-être deux. Ces mêmes syndicats qui ne voulaient pas du Rectorat en Guadeloupe, de l’alignement du calendrier scolaire de la Guadeloupe sur celui de la métropole empêchant de nombreux lycéens de briguer les concours nationaux, qui ont fait des pieds et des mains contre la formation continue, outrage à leur monopole d’enseigner. Mes reproches sont bien entendu ciblés, car j’ai le plus profond respect et la plus grande considération pour cette grande et belle cohorte d’enseignants et d’enseignantes, dignes héritiers des hussards de la république porteurs des valeurs et traditions de Jules Ferry. C’est surtout eux qui ont forgé la principale richesse de la Guadeloupe : l’intelligence de ses enfants.

  • Les salariés des petites entreprises de Guadeloupe dont on annonçait que 60 % d’entre eux ne pourraient pas percevoir leur salaire de janvier.

  • La Chambre de Commerce de Basse-Terre qui semble avoir définitivement tiré l’échelle puisque dans un an, aux prochaines élections, elle aura sombré corps et âme, personnel et patrimoine… triste fin ! Mais y-a-t-il encore un pilote dans cet avion.

J’ai été un peu méchant avec mes amis enseignants ! mais la situation de nos enfants est vraiment très grave et mérite toute leur attention.

Quand à la majorité silencieuse ! qu’elle se manifeste en signant la pétition du courage.

http://guadeloupe-lkp.webou.net/index.php?petition=2  

2 commentaires sur “Après la une du Monde de dimanche-lundi, la page 3 pour la Guadeloupe !

  1. Merci, je suis bien content de voir que je ne suis plus « seul » en Gwada à penser cela. La liberté individuelle et la démocratie sont bafouées au quotidien par les « commandos » de l’UGTG, apres c’est facile de dire que tout le monde est en gréve, il y a ceux qui sont en grève certes, mais il y a aussi ceux qui ont peur !
    Pour ma part, Je suis Prof d’école et je vais à l’ecole tous les matins depuis le 1er jour pour me trouver devant des serrures qui ont été remplies de colle. Tant qu’un employé de mairie non greviste ne viendra pas remédier à cela il en sera ainsi ! Tous les enseignants ne sont pas grevistes ! La plupart des Profs de l’école sont là comme moi le matin.

    J’aime

  2. Bonjour,
    Si les mêmes revendications étaient demandées en France, et je n’écris pas Métropole, que se passerait-il ?
    Voyons, remplaçons Guadeloupe par France et Guadeloupéen par Français !!!
    Mise à part le manque de charisme de Domota, cela ressemble à du national socialisme.
    Les commandos de ugtg et de l’utc qui forcent les commerçants à fermer : filmer par la télé d’info martiniquaise.
    Regardez les débats publics avec le prefet sur canal 10 !!!!!

    Et ensuite envoyez des journalistes enquêter, questionner mais en CAMERA CACHEE, vous obtiendrez un sentiment de peur, de racisme enversles blancs.

    Je suis parti de guadeloupe car je ne supportais plus ce racisme latent, exacerbé en ces moments de crise.

    Ils veulent rester entre eux, mais avec l’argent de l’état !!!!!

    Ils veulent se protéger de l’économie de marché en interdisant de nouveaux super marché…. aux mains des békés….et se plaignent que la concurrence ne joue pas!!!!!………

    J’aime

Répondre à Aqualaurent Annuler la réponse.