L’heure est donc venue de se renforcer dans ses convictions.
La violence ne peut mener qu’aux drames de toutes sortes. La violence doit être évitée par tous moyens.
Alors il faut trouver, en nous même, la force de persévérer dans un message d’apaisement. Et pendant que j’écris ces quelques lignes les animateurs des radios locales sont submergées d’appel au calme et à la paix. Je ne suis donc pas seul et c’est réconfortant. Mais en même temps ces mêmes animateurs diffusent des chants qui ne font que gratter le BOBO de l’esclavage. Les animateurs recommandent aux Guadeloupéens de rester chez eux ! Et de nouveau des appels pour dire qu’il faut aller travailler malgré les barrages !
J’entends aussi les appels de certains hommes politiques demandant le retour au calme. Entre autre celui de Jacques BANGOU, Maire de la Ville de Pointe-à-Pitre qui constate ce matin les dégâts d’une nuit d’émeute : la ville ayant été livrée à une bande de jeunes casseurs.
Oui ! Ma conviction profonde est que la Guadeloupe, malgré ces soubresauts a toutes les possibilités de s’en sortir pour le bien être de tous !
Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis un Gaulliste depuis toujours ou plus précisément depuis un certain jour des années 50 où avec mon Grand-père nous avons écouté le discours de Charles de Gaulle devant l’Assemblée Nationale. Mon premier geste en venant faire mes études en France a été de me rendre à Colombey-les-deux- Eglises.
Et de manière très logique pour moi, je suis aussi un admirateur de d’Aimée Césaire qui en 1946 porte à l’Assemblée nationale le projet de départementalisation. Il le fait avec courage et détermination écartant l’orientation d’une Fédération Caraïbe sans le sou.
Alors je me refuse à admettre l’échec de ces 60 ans de départementalisation. Je m’y refuse car à l’évidence ce développement des DOM a été un succès approuvé, élection après élection, par la majorité des Guadeloupéens.
Alors pourquoi cette situation dramatique !
Sans doute parce que nous n’avons pas été assez attentif à certaines lacunes du système.
Et donc parce que des choses sont à corriger.
Parce ce que les revendications du LKP sont pour la plus part justifiées et qui plus est martelés par un Leader charismatique qui a su mettre en œuvre une stratégie dont l’efficacité est constatée jour après jour. Le reproche que l’on peut faire à Monsieur DOMOTA c’est d’utiliser ce talent pour jeter la vindicte contre des interlocuteurs qui ne sont pas des ennemis mais des partenaires du dialogue social. Trop de violence dans ces propos ! La conséquence malheureuse est le caillassage de l’Hôtel de Monsieur Nicolas VION qui est un honnête homme, un vrai entrepreneur, qui a investi (oh le vilain mot) en Guadeloupe, fait travailler plusieurs dizaines de personnes et porte sa pierre à l’édifice « Guadeloupe ».
Toute notre amitié à Monsieur et Madame VION dont nous connaissons le courage et l’abnégation.
Je ne suis pas content !
Je n’ai aucune envie de critiquer les uns et les autres. Chacun aura gérer cette grave crise à sa manière : c’est-à-dire très mal ! Les responsables patronaux, les collectivités locales, les représentants de l’état, le Président de la République et sans doute chacun d’entre nous !
Qui aime bien châtie bien !
Je me permets simplement de me tourner vers ma propre famille politique dont je ne suis qu’un militant de base. Je suis furieux après nous-mêmes qui avions, il y a de cela quelques mois, semer l’espoir dans le cœur de nombreux Guadeloupéens. Je veux parler de l’actuelle équipe Gouvernementale.
Je suis furieux après les responsables de l’UMP de la Guadeloupe. Nous n’avons pas travaillé… nous nous sommes chamaillés comme des gamins pendant des jours et des jours. L’illustration la plus évidente ce sont ces deux femmes de qualité qui refusent de se parler. Elles succitent et méritent cette colère.
Il faut travailler pour reconstruire !
Alors quelle solution ?
La Guadeloupe est forte et elle peut, elle doit s’en sortir. L’urgence est naturellement de calmer le jeu, pour ne pas tomber dans le précipice de l’insurrection.
Les médias locaux ? Mais ce sont de vrais pros !…
Allons, Monsieur Rayapin de RFO, faites votre métier avec plus d’objectivité. Montrez-nous que vous n’êtes pas QUE 130 kilos de journaliste, mais que vous avez aussi 1.4 kilos de conscience…/…
Lire la suite de l’article sur :
http://surfer.over-blog.fr/article-28016702.html
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Las mais en même temps affamé de suivre à la seconde ce qui se passe en Guadeloupe, je viens de relire quelques citations de Charles de Gaulle. Autre temps, autres moeurs ? Peut-être…. A vous de juger. (à ne pas tout prendre au premier degré bien-sûr)
« A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée, ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs.
Il n’y a de réussite qu’à partir de la vérité.
La parole est au peuple. La parole du peuple, c’est la parole du souverain.
La démocratie, c’est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave.
En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l’homme. C’est l’homme qu’il s’agit de sauver, de faire vivre et de développer.
L’ambition individuelle est une passion enfantine.
Les exigences d’un grand peuple sont à l’échelle de ses malheurs.
L’indépendance, c’est la clochardisation.
Les gaulois n’ont pas changé. Leurs chefs détestent obéir. Mais ils adorent discuter.
On ne fait rien de grand sans de grands hommes, et ceux-ci le sont pour l’avoir voulu.
Face aux grands périls, le salut n’est que dans la grandeur.
Le désir du privilège et le goût de l’égalité, passions dominantes et contradictoires des Français de toute époque.
La réforme oui, la chienlit non ! »
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