L’Email est-il une nouvelle forme de pensée !

Je suis intrigué par ce nouvel exercice du Blog et de ses corrolaires les Email en réactions.

Curieux cette manière assez franche de dire les choses, de les écrire en tous cas, de les penser peut-être.

J’ai reçu depuis le début de cette crise Guadeloupéenne un certain nombre de message et j’imagine, du moins j’essaye d’imaginer le cheminement de la pensée de ce lecture qui va brusquement cliquer pour dire quelque chose : Rare sont ceux qui vont commencer leur texte sur un support autre que la petite fenètre prévue pour le commentaire… Non la réponse est plus qu’instinctive, spontanée… Et voici du coup mon correspondant se révélant s’ouvrant à moi, me montrant presque la fond de son ame en tout cas le fond de sa pensée…

Voici le texte d’une personne qui en quelques mots dit tout de la situation de la Guadeloupe et de sa situation à elle par rapport à cette situation. Je me mets volontier à sa place et cherche à décripter le moment précis où elle s’set décidé à écrire puis j’imagine dans son esprit dans son coeur le flot de sentiments qui la submerge soudain… Alors ses doigts tentent de traduire tout celà et voici le résultat :

Je suis métro et vis en métropole, je suis allé plusieurs fois en Guadeloupe où j’ai des amis et de la famille. Ce qui se passe est déchirant et c’est difficile d’être objectif.

D’un côté une réalité : les prix, les salaires, le partage des richesses etc…des revendications légitimes, les mêmes qu’en métropole (nous avons eu une manifestation de masse le 29 janvier et j’y étais.)

Certes les causes de la crise sont différentes, la Guadeloupe est une île et doit donc “importer” l’essentiel de ses produits d’où mécaniquement des coûts plus élevés mais des salaires qui ne suivent pas et la crise financière a amplifié ces effets.

Donc un combat légitime.

D’un autre côté, ça dérape vers le racisme, l’esclavagisme, ces vieux démons de l’île qui pourrissent toute possibilité de dialogue en désignant des boucs émissaires et générant une haine dont personne n’a besoin.

Comme ce commentaire cité plus haut disant que si 63% des français soutenaient le mouvement c’est parce qu’ils sont racistes : c’est n’importe quoi, on soutient le mouvement car nos préoccupations sont les mêmes.

Par ailleurs, même si je pense que la majorité des habitants de Guadeloupe sont favorables aux revendications, je suis loin de penser qu’il soient pour le blocage de l’île.

Il n’est pas nécessaire d’être nombreux pour en bloquer l’économie, il suffit de travailler dans les points stratégiques et de ne rien avoir à perdre. C’est toute l’ambiguïté du mouvement….politique ou social ?

L’Email forme-t-il ou nouvelle pensée ? Offre-t-il une nouvelle manière de formuler ses sentiments ? C’est en tous les cas une douce musique qui nous met en face du coeur de l’autre !

2 commentaires sur “L’Email est-il une nouvelle forme de pensée !

  1. Cher M Halley,

    Internet et les moyens qu’il met à notre disposition, n’est pas une nouvelle pensée ; mais un moyen, un média qui met en relation des gens qui ne l’auraient probablement pas été autrement. C’est typiquement grace à cela que je communique avec vous, et que je partage les sentiments mitigés de votre correspondant. C’est grace à ce nouveau moyen de communication que l’on constate qu’une part non négligeable de la population guadeloupéenne supporte en grande partie les revendications du mouvement actuel, sans pour autant accepter les dérives de moins en moins supportables ; et finalement néfastes pour tous.

    Ce modèle de communautés de communications a également ces inconvénients. Tout d’abord, il n’a d’influence que sur ceux qui y adhèrent. La pétition a regroupé près de 5500 signatures, pour autant, elle n’a pas encore influé significativement sur les perturbations engendrées par certains membres du collectif qui sont probablement inférieurs en nombre. A l’inverse, ça a permis à Olivier Besancenot de relayer sur une chaine d’information continue le caractère outrageusement raciste et violent de l’interpellation de M Lollia par les forces de l’ordre ; chacun sachant évidement l’absurdité de tels propos, mais aussi la porté dangereuse qu’ils ont dans l’inconscient collectif.

    Les communications sont donc facilités, les pensées s’échangent plus rapidement, mais à mon avis il faut quand même revenir au monde réel pour influer sur les évenements.

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  2. Ne perdons pas le sens de l’humour ! Cela peut calmer les esprits.

    Voici un petit lexique à l’attention des rédacteurs de communiqués :

    Nous avons eu un échange verbal entre gens cultivés
    Ils m’ont traité de sale con !

    La réunion de travail s’est achevée sur une note optimiste…
    Ils ont dit que de toutes façons, ils auraient notrer peau.

    Rendez-vous a été pris pour une nouvelle séance de négociations, mais la date n’a pas été précisée.
    Ils exigent que tous les points de la liste de revendications soient acceptés AVANT de revenir discuter (de quoi ?)

    La suite de l’article sur :
    http://surfer.over-blog.fr/article-28045238.html

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