La situation dans le département d’outre-mer est grave
Aujourd’hui, le mouvement indépendiste, sectaire et intégriste dont les fondements reposent sur la haine des blancs et du pouvoir de l’Etat, resurgit.
Nous avons affaire à un mouvement d’anarchie, de violence, de racisme anti-blancs; il suffit de reprendre les propos du leader qui dit:”Il faut chasser les colons, les békés et les moun vini (les métros) ou d’écouter la chanson fétiche: ” la Guadeloupe c’est à nous et pas à vous, etc…” (en créole dans le texte). Il suffit de connaître un peu la situation locale pour comprendre que le phénomène actuel était prévisible.
Autant on peut louer ce soulèvement populaire contre la “profitation” et les monopoles économique, autant il faut dénonce cette dérive et mettre en garde les pauvres gens qui se font manipuler afin que ce département français devienne une nouvelle entité indépendante ou s’installera très vite la misère, l’arbitraire et les système mafieux.
Donc à cette heure je suis contre le LKP qui a volontairement dévié de sa mission initiale pour nous conduire vers le Chaos.
Le mouvement du LKP, en Guadeloupe, a des bases de revendications qui sont sur certains points complètement défendables et légitimes.
Quelques exemples peuvent êtres cités comme :
• « La création d’un bureau d’études ouvrières, chargé de calculer l’évolution des prix des produits réellement consommés par les travailleurs »
• La suppression de la taxation des produits locaux
• Un plan quinquennal pour résorber l’habitat insalubre
• La plupart des requêtes concernant les transports et la formation professionnelle
• La maîtrise de la gestion des postes et des personnels en Guadeloupe pour mettre en place une politique de l’emploi et de la formation conforme à nos besoins.
• ….
Malheureusement, il ne faut pas être dupe ou dupé par les beaux principes et ces belles réclamations
De plus, il faut que les élus locaux se remettent en question par rapport à l’ensemble des revendications qui sont pour la grande majorité de leur responsabilité et non ce celle de l’état.
La Guadeloupe et la Martinique coût 3,3 milliards d’euros à l’Etat de dépenses normales et communes à tous les département (éducation, justice, police,…)
A cela il faut ajouté un certain nombre de privilèges accordés aux résidents des DOM
– + 40% sur le salaire de tous les fonctionnaires
– 30% d’impôts sur le revenu en Guadeloupe et Martinique
– Régime de TVA réduite
– Allègement des cotisations sociales pour les entreprises (1 milliard pour les DOM)
– Avantages fiscaux à l’investissement
Il ne faut pas oublié le manque à gagner de l’état en raison des fraudes multiples entrées dans les coutumes locales et où la justice et les institutions ferment les yeux depuis trop longtemps (Travailleurs non déclaré, Construction sans permis de construire, Fraudes fiscales, etc…)
C’est un pavé dans la mare que de dire que la vie sous les tropiques est moins chère et plus douce ? L’amplitude de température ne variant de 4 à 5°C au cours de l’année, les besoin en équipement et énergie sont beaucoup moins important et par conséquent moins coûteux.
Nos départements d’outre-mer sont devenus des lieux d’assistanat profond en 30ans. Les Antilles et la Réunion ne produisent rien. Il faut « Produire » pour créer de la richesse. Nous crions au scandale car les prix augmentent mais nous ne sommes même pas capable de produire nos fruits et légumes sur nos terres.
Il faut bien comprendre une chose : l’économie de nos îles passe par deux choses fondamentales :
1) La production agricole
2) Le tourisme
Le premier point est catastrophique. Les deux productions majeurs que sont la banane et la canne à sucre ont une rentabilité quasi nulle.
La banane est subventionnée depuis plusieurs années à coup de millions d’euros la France et par l’Europe garce à la politique agricole commune pour faire vivre nos producteurs locaux.
Heureusement cela va cesser, car il s’agit d’un gouffre financier considérable et inacceptable. Nos petites surfaces expoitables ne permettent pas de produire suffisamment pour est compétitif face aux gros producteurs de bananes africains. La production de bananes aux Antilles doit rester locale. L’argent qui sert à subventionner la banane doit être redéployé sur de nouvelles ressources d’intérêt commun.
Le constat et les conclusions sont les mêmes pour la production de sucre avec la canne à sucre. Par contre, la Guadeloupe et la Martinique produisent du Rhum et du bon Rhum. C’est sûrement la production majeure de nos îles avec une reconnaissance internationale et un savoir faire hors du commun. Voilà une niche à exploiter. Développons la production, les marketing, l’exportation.
Et que faire d’autre me direz-vous… ??? Cette question est aussi étrange que la réponse est évidente. Les conditions climatiques sont extraordinaires. La structuration agricole est a revoir dans son intégralité mais somme nous vraiment obliger d’acheter autant de blé ?, d’importer autant de protéines végétale pour alimenter nos animaux (soja, pois, etc…) ? de donner des pommes, des poires et des kiwis à nos enfants ?
Nous devons augmenter la diversité de nos productions et les performances de productions
Fruits (ananas, pastèques, melons, mangues, etc…)
Légumes (tomates, salades, pois, haricots, carottes, giraumon, ignames, madère, fruit à pain, manioc, maïs oui oui maïs, c’est bien une espèce tropicale non ! etc..)
Épices et saveurs (vanille, café, cacao, piments,…)
Animaux (volailles, chèvres, bovins, porcs, lapin, etc…)
Nous devons organiser des filières de production (animales et végétales) spécifiques à nos îles.
Augmentons nos productions ce qui nous permettra de limiter nos importations et idéalement développer des exportations spécifiques et nouvelles.
Le point 2 concernant le tourisme est là encore catastrophique en raison des dommages co-latéraux des innombrables mouvements sociaux. Les opérateurs touristiques ne dirigent plus leurs clients vers nos îles mais plutôt vers la république dominicaine. Dans les années 60-70 la Guadeloupe et la Martinique étaient un lieu de vacances pour les français métropolitains mais aussi pour les Canadiens et les Américains qui n’hésitaient pas à dépenser de l’argent chez nous. Qui se souvient encore de cela ? Que nous reste t il de cela à l’exception de quelques série américaines que nous regardons avec envie et passion l’après midi ou le soir quand il fait entre 28 et 32°c dehors ??? N’avons nous pas ce sentiment d’être passé à coté de quelque choses ???
Tout cela est loin d’être irrévocable, mais les événements auxquels nous assistons aujourd’hui ne vont pas dans le bon sens.
Nous pouvons à cela ajouté un certain nombre de perspectives pour créer des richesses et de l’emploi :
– Réouverture de Salines pour produire du Sel
– Meilleure utilisation de l’eau
– Développement d’énergies propres et/ou renouvelables (Solaire, éolien, hydrolique, géothermie, autres…). Il n’est pas normal que, dans nos îles, la production énergétique soit principalement basée sur l’utilisation du pétrole. Les DOM devraient des territoires pilotes pour le développement de nouvelles ressources d’énergie sans pétrole
– Le transport en commun (ferré, maritime) en réduisant les transports routiers
– La production de biomasse végétale pour la conception de produits recyclables, bio-dégradables, de nouveau matériaux de meubles, etc…
– La pisciculture (élevage de poisson et de fruit de mer)
– Développer les structures sportives de haut niveau
– Développer des centres de recherche et de formation en santé, en agriculture
– La construction et le bâtiment (plus propre, plus écologiques)
– Développer la cuisine locale, l’art, la culture, la musique, l’histoire etc …
Que nos îles des Antilles sont belles, qu’elles soient accueillantes, paisibles et douces
Dr. Loïc Rajjou
Enseignant-Chercheur, AgroParisTech
Originaire de la Guadeloupe
Allez voir ce site rapidement
http://guadeloupe-lkp.webou.net/index.php?petition=2
Non au blocage de la Guadeloupe
Réveil de la population silencieuse
Oui au droit de grève mais :
Oui au droit du travail
Oui à la libre circulation
Oui au droit à l’éducation de nos enfants
Non aux menaces envers les entreprises qui désirent travailler.
Non au blocage actuel de la livraison et de la distribution du carburant.
Oui aux négociations libres.
Nous demandons, Nous, la population silencieuse, la réouverture des stations services, la reprise de l’école, la réouverture des commerces et entreprises, la libre circulation des touristes.
NON au massacre actuel de l’économie en Guadeloupe
Fin du texte de la pétition
http://petitions.fr.nf
notre site
http://www.notreliberte.com
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