Le point fait par le Journal LE MONDE ! C’est NON ! d’un côté et NON ! de l’autre !

Les négociations sur les bas salaires entre le collectif  LKP, l’Etat et le patronat, se sont interrompues en Guadeloupe, vendredi  20 février, vers 20 h 30 (1 h 30 heure de Paris). Elles reprendront lundi  23 février vers 11 heures.

Le week-end sera chargé : le palais de la  Mutualité se transforme en chapelle ardente de 8 h à 13 h samedi, pour  honorer la mémoire de Jacques Bino, le syndicaliste de la CGTG tué sur un  barrage à Pointe-à-Pitre, voilà trois jours.

L’après-midi, tout le monde  est convié à une veillée mortuaire à Petit-Canal, au nord de Grande Terre,  haut lieu de la mémoire de l’esclavage. L’enterrement est prévu dimanche  après-midi. Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste  (NPA), arrivé vendredi sous les applaudissements à la capitainerie, lieu  des négociations, se rend samedi à la Martinique pour un meeting à  Fort-de-France, en compagnie de syndicalistes guadeloupéens.

Un mois après  le début de la grève, il flotte une atmosphère électrique et joyeuse chez  les supporters du Collectif, devant le port autonome de Pointe-à-Pitre, où  la discussion se poursuit âprement, à huis clos.

Dehors les tambours  roulent sans cesse, relayés par les chansons. Le carnaval est annulé mais  le théâtre est dans la rue. Après cinq heures de palabres, le porte-parole du Collectif, Elie  Domota, tire le bilan avec une pointe d’ironie :  » Le patronat commence  un peu bas. « 

Alors que le LKP réclame une augmentation de 200 euros,  les médiateurs de François Fillon proposent un dispositif complexe : un  système de bonus, payés par les patrons et exonérés de charges par l’Etat,  commençant à 50 euros et finissant à 120 euros, pour les salariés gagnant  moins de 1,4 fois le Smic.  

« CA NE TIENT PAS LA ROUTE «   

Le montant de cette prime mensuelle prendrait en compte la situation familiale, avec un minimum réservé aux célibataires sans enfant et un plafond attribué aux couples avec deux enfants, où un seul parent travaille. Pour les smicards, compte tenu du Revenu de solidarité active  (RSA) et de la prime pour l’emploi, le gain mensuel pourrait aller au-delà  de 250 euros.

 » Ca ne tient pas la route « , a commenté Elie Domota, récusant  un système  » incertain et instable «  car provisoire et susceptible  de modifications au gré des évolutions familiales. Le leader du LKP a  souhaité que la Guadeloupe  » entre enfin dans une vraie négociation  collective. «  Il a demandé aux Guadeloupéens de continuer le mouvement  avec la même détermination, mais recommandé  » la plus grande souplesse  «  à ceux qui érigent des barrages. Bon nombre de ces barricades de  fortune ont été repoussées sur le côté, ou nettoyées.


Nicolas Vion, négociateur pour le patronat, est en position délicate.   » On nous demande l’impossible. Aussi fort que je battrais des bras, je  ne m’envolerais pas « , a déclaré le représentant de l’industrie hôtelière.

Jean-Marie Nomertin, secrétaire général de la CGTG, vilipendait  les médiateurs :  » Ils pensent que nous sommes dans une grève  classique. Ils ne comprennent rien « .

Les connaisseurs l’assurent : il  faut que les jours gras se passent. La négociation ne devrait pas  déboucher avant le mercredi des cendres, qui signe la fin du carnaval ou  le début du carême.

Au lendemain de l’intervention de Nicolas Sarkozy, François Fillon qui  entend conserver la maîtrise du dossier, a réuni douze ministres à Matignon pour un conseil consacré à l’outre-mer. Il a confirmé que le président de la République se rendrait début avril en Guadeloupe pour ouvrir la série d’Etats généraux. Le chef du gouvernement introduira, en  mai, celui de la Martinique, Michèle Alliot-Marie celui de la Réunion et  Yves Jégo celui de la Guyane. A propos des négociations, il appelé les  partenaires sociaux à la responsabilité :  » Les employeurs, c’est à eux  que revient de répondre à la revendication des hausses de salaires. La  négociation n’aboutira que lorsque tout le monde aura compris qu’il faut  faire un effort. «  

Béatrice Gurrey à Pointe-à-Pitre et Sophie Landrin   

Un commentaire sur “Le point fait par le Journal LE MONDE ! C’est NON ! d’un côté et NON ! de l’autre !

  1. DOM-TOM : Les grelots de la République Française

    Les « grelots » s’entendent dans leur signification populaire (pop dans le dictionnaire) comme les conséquences pendantes, bien accrochées, d’un manque d’hygiène de la pilosité intime.
    Pour la France c’est ce qui subsiste d’un utopique et ruineux empire colonial.
    Contrairement aux bobards propagés par l’enseignement imposé, cet empire colonial était ce que l’Angleterre abandonnait à une France belliqueuse et nostalgique d’une grandeur disparue avec la Révolution. Même en « faisant suer le burnous » et en faisant travailler les autochtones « comme des nègres », il n’y avait rien à gagner en tondant un œuf.
    L’Angleterre ne s’intéressait pas, dans son pragmatisme, à ces pays désolés, gouffres sans fond pour une économie qui rêvait d’autarcie et qui croyait qu’en donnant de l’argent à ses clients, un commerçant peut faire fortune.
    En 1962, la France fut libérée de ces charges, qui n’avaient pas de contrepartie positive. Elle put enfin assurer son propre développement.
    L’Algérie, soi-disant départements Français, fut le détonateur de cette opération d’assainissement économique. La fameuse « grandeur » y perdit beaucoup, mais pas le contribuable. Pour abandonner un territoire, il faut l’avis du peuple et Charles de Gaulle eut recours au référendum dit « d’autodétermination ».
    Malheureusement, quelques autodéterminés restèrent dans le giron de la France et il a fallu qu’un inévitable « communautarisme » devienne à la mode pour remettre en cause l’amour de la mère patrie nourricière. On appela cela les DOM-TOM en oubliant de leur accorder l’autonomie interne et le pouvoir de gérer leurs propres affaires.
    C’est ainsi que dans les DOM-TOM on a une communauté très colorée d’un côté, et de l’autre, des fonctionnaires civils, policiers et militaires aussi blancs que les entrepreneurs locaux. Si ce n’est pas de l’apartheid qu’est-ce que c’est ?

    Questions : la France peut-elle vivre sans les DOM-TOM ?
    Qu’apportent les DOM-TOM au contribuable français ?

    Le premier « DOM-TOM » des caraïbes à obtenir son indépendance fut la grande ile d’HAÏTI.
    Si la France avait dû traîner ce « grelot » jusqu’à maintenant qu’y aurait-elle gagné ?
    Tout cela, c’est bien égoïste, car, ces iles ne montrent pas un savoir-faire de gestion exemplaire en dehors de la dépendance d’une « vache à lait ».
    Ils ne veulent pas de nous, ni en Afrique ni ailleurs. Peut-on vouloir le bonheur des gens contre leur gré ?
    Pour les aider, on peut rapatrier dans leur pays d’origine tous ceux qui ont été instruits, formés et entretenus par nos soins.
    L’illégale « discrimination positive », appliquée en France, ne s’applique pas dans les DOM-TOM. Ils sont gérés administrativement, comme l’était l’Algérie, par des Français blancs payés beaucoup plus cher qu’ils ne le valent. C’est ce qui rend encore plus choquante leur autorité sur les autochtones.
    Que dire aussi des ONG médicales quand on voit les médecins issus de ces peuples, boursiers au frais du contribuable, s’installer en France plutôt que dans leurs pays d’origine où les médecins blancs vont faire du bénévolat

    C’est complètement irréaliste pour des gens qui se prétendent cartésiens mais qui ne sont concernés que par la première lettre de ce mot.

    J’aime

Répondre à François TATARD Annuler la réponse.