Le Monde donne cette information.
La France se rappelle son passé négrier
Le gouvernement a commémoré dimanche l’abolition de l’esclavage, à Bordeaux, qui fut, après Nantes, le deuxième port français de la traite négrière.
Jusqu’en 1837, la capitale d’Aquitaine a été le point de départ de près de cinq cents expéditions pour déporter quelque 130 000 esclaves d’Afrique vers les Antilles.
« La mémoire n’est rien si elle n’est pas dans le même temps une prise de conscience (…). Elle est importante car elle est valeur d’enseignement pour les générations à venir », a déclaré Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’intérieur, inaugurant aux côtés du maire de la ville, Alain Juppé, une exposition permanente consacrée au commerce triangulaire et à l’esclavage.
Nicolas Sarkozy, lui, n’a pris part à aucune manifestation, ayant décrié par le passé « la repentance ». Cette absence a été déplorée comme une « faute politique » par le Conseil représentatif des associations noires.
Nous avons si souvent regretté que Bordeaux ne fasse pas autant que Nantes pour ce que l’on a coutume d’appeler « le devoir de mémoire », que nous ne pouvons que saluer l’initiative de cette très belle Ville, inscrite au Patrimoine de l’humanité. C’est peut-être cette inscription qui aura amené les responsables à ouvrir ce chapitre de l’histoire de la Capitale du Sud-Ouest.
Mais au delà de cette période de la traite et du commerce triangulaire, la relation entre Bordeaux et les Antilles a été si étroite qu’il n’est pas possible de l’ignorer.
Petite anecdote ! parmi beaucoup d’autres évènements plus sérieux, la corrections des épreuves du Baccalauréat par des professeurs d’Aquitaine, l’affichage des résultats aux portes de l’Université et le jeu du téléphone (Ah ! les opératrices du centre téléphonique de Pointe-à-Pitre) pour faire passer les bonnes ou mauvaises nouvelles !
Alors apprécions l’ouverture de ce musée permanant (en fait une salle) et espérons des échanges de toutes natures entre l’aquitaine et les Antilles ! Autre signe des temps, le L’Orchestre National de Bordeaux est dirigé par le Trinidation RYAN KWAME.
La journée des noirs made in France
Les festivités commémoratives en tout genre déculpabilisent les uns et valorisent les autres.
Quand les pro-black professionnels et les anti noirs naturels s’allient, on obtient de bonnes émissions de télévision
De la guerre des mémoires jusqu’à ceux qui n’apprennent jamais rien, l’ignorance a un bel avenir communautariste devant lui.
Quand la France s’excuse d’être elle-même en légalisant la promotion discriminatoire, les dépositions passent pour du progrès.
La suite ici :
http://souklaye.wordpress.com/2009/05/10/post-it-la-journee-des-noirs-made-in-france/
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