
Prague 1628

Prague le 29 octobre 1787
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Prague 6 juin 2009
Une invitation a assister à un Concert de Musique classique ne se refuse pas. Se déplacer à Prague à partir de la Guadeloupe pose tout simplement un petit problème de logistique.
Prague est pour moi la ville du petit Jésus qui a fait sans doute mille fois le tour de la planête catholique et sans doute quelques miracles depuis le tout premier dans les années 1600. Comme je voudrais flânez dans la ville aux cent clochers, pour voir dans toutes les vitrines, le Bambino di Praga: photos en couleur, bois verni, céramique dorée ou bleue azur, grandeur nature, ou miniature ! et ensuite aller voir le vrai Bambino là où il se cache, enfant souriant et joufflu, vieux de plus de 400 ans, très petit, tout perdu au centre d’un immense autel baroque dans l’église de Notre-Dame-de-la-Victoire, non loin du célèbre Pont Charles. L’or de cette statuette vient tout simplement d’espagne et du nouveau monde.
Pour en savoir plus lisez le texte de Baga Martens ici http://www.entraide-eglises.be/pages/archives/bulletin20014.html
Prague c’est aussi la ville qui accepta le fameux Dîner de Pierre du divin Mozart alors même que les Viennois trouvait ce Don Juan indigeste. Celà se passait dans les années 1877.
Voici comment Da Ponte raconte, très pudiquement, l’écriture du livret du Don Juan :
« Je m’asseyais devant ma table de travail vers l’heure de minuit : une bouteille d’excellent vin de Tokay était à ma droite, mon écritoire devant moi, une tabatière pleine de tabac de Séville à ma gauche.
En ce temps-là, une jeune et belle personne de seize ans, que je n’aurais voulu aimer que comme un père, habitait avec sa mère dans ma maison ; elle entrait dans ma chambre pour les petits services de l’intérieur, chaque fois que je sonnais pour demander quelque chose ; j’abusais un peu de la sonnette, surtout quand je sentais ma verve tarir ou se refroidir.
Cette charmante personne m’apportait alors, tantôt un biscuit, tantôt une tasse de café, tantôt seulement son beau visage toujours gai, toujours souriant, fait exprès pour rasséréner l’esprit fatigué et pour ranimer l’inspiration poétique.
Je m’assujettis ainsi à travailler douze heures de suite… »
On comprend mieux dès lors certaines scènes du Chef d’Oeuvre des Chefs d’Oeuvres.
Prague c’est enfin la ville qui a invité le Maestro Marlon DANIEL à diriger l’un des plus prestigieux Orchestre d’Europe pour un concert qui fera sans doute date. Cela se passe aujourd’hui le 6 juin 2009 ou un Maestro Afro-Américain monte sur la scène du Rudolfinum.
Le 6 juin 2009 à 19h30, Artist World Concert Promotion présentera un chef d’orchestre africain américain formé en République Tchèque, Marlon Daniel, gagnant du prix chef d’orchestre Foncannon 2009, dans un concert au Rudolfinum, une salle de concert historique de Prague.
Marlon Daniel, une des plus brillantes nouvelles stars de la musique classique de nos jours, dirigera le Sinfonietta de Prague dans un concert présentant les oeuvres musicales de Mahler, Brahms et Hampson Sister (World Premiere).
Il a été décrit comme “…l’un des chefs d’orchestre leader parmi cette nouvelle génération de musicians afro-américains. Il est le chef d’orchestre principal du festival de musique africaine de Saint Louis, MO (FESAAM.ORG) et directeur musical de l’Orchestre de Chambre basé à New York “Ensemble du Monde”. En 2007, il a travaillé avec le Maestro Sir Simon Rattle et l’Orchestre Philharmonique de Berlin en tant que gagnant du James and Lola Faust Fellowship. En 2008, il a également reçu des Nations-Unies le prix “Voice of the Artist”.
Ce concert sera l’un des évènements lumières de la saison musicale de Prague. Il débutera avec une performance de Phoenix Forever, une nouvelle première mondiale du compositeur Hampson Sisler, et le populaire Double Concerto de Johannes Brahms interprété par les virtuoses bulgares Hristo Popov (violoniste) et Kalin Ivanov (violoncelliste). Le concert se conclura avec la merveilleuse symphonie n°4 en Sol majeur de Gustav Mahler’s.
Le soprano soliste dans le mouvement final de la symphonie sera le soprano lyrique de colorature, Melissa Cintron. Il y aura aussi une apparition spéciale du compositeur Hampson Sisler.
Ne pas aller à Prague cette fois, ou mieux ne pas pouvoir y aller m’oblige donc à refermer momentanément cette page de mes rêves.