Analyse de Monsieur Moncef Guitouni : la crise vécue aux Antilles françaises est une arnaque. Démonstration.

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Moncef GUITONI

  • Question : Quelle est votre lecture des conflits qui ont secoué la Guadeloupe et la Martinique en ce début d’année ?
  • Réponse : Nous avons vu l’affrontement de syndicats et de patrons sur une terre où ils sont tous immigrés : c’est stupide. Les Noirs comme les Blancs sont arrivés un jour dans ces îles, des terres d’accueil pour des groupes humains. Au lieu de se mettre ensemble pour les protéger et les transmettre intactes aux générations futures, car elles n’appartiennent à personne, elles sont devenues des lieux d’affrontement. Ces îles sont des mères d’affection et d’amour pour des populations ingrates ! ce que je dis ici est valable sur la terre.
  • Q : Quoiqu’il en soit, la situation d’affrontement est bien la réalité d’aujourd’hui.
  • R : Le temps est arrivé pour tous les noirs de se libérer de la mémoire du passé, du complexe de la vengeance,. S’ils continuent à se voir petit, ils seront toujours de cette dimention.
  • Q : Comment y parvenir ?
  • R : Il faut inscrire dans l’éducation des enfants un programme de libération , rendre les enfants citoyens, comme nous l’avons fait au Canada quand nous avons décidé de changer la vision de la femme faible et petite. Nous touchons là à des problèmes d’égalité. Par l’éducation, la connaissance, il faut annuler le sentiment d’esclavage et de racisme. Chacun doit être regardé comme un être humain qui a droit à la justice, au respect et à l’appartenance.
  • Q : Pour l’heure, la crise est bien là…
  • R : Cette crise est une arnaque. On a laissé croire aux gens qu’ils sont plus riches qu’ils ne le sont, qu’ils peuvent consommer plu et être les égaux des riches. C’est une politique dangereuse qui déshabille l’être humain de son identité, car on lui fait croire que par la consommation, il est un être humain.
    En outre, manipuler les émotions est coupable : parler d’esclavage, de devoir recupérer des droits, d’usurpateurs réveille un sentiment de soufrancequi est vrai dans le passé mais qui n’a plus cours aujourd’hui. La vraie révolution aurait été de reprendre le pouvoir sur la consommation, sur l’éducation, sur la transmission, l’appartenance, les relations inter-personnelles, ect. Et il est temps de parler de peuple des Antilles au lieu de races.
  • Q : Et maintenant ?
  • Après ces crises, je constate que le peuple des Antilles françaises est plus insécure qu’avant, plus angoissé. Il hésite à se lancer une nouvelle fois. Il y a une grande diminution de la confiance face à l’avenir. Ces périodes de flottement sont symptomatiques des après-crises. Celà a été le cas après mai 1968 en France, au Québec dans les années 1980 : les gens avaient des espoirs, des passions, des rêves, et la chute a été brutale. Or, les êtres humains sont capables de fonctionner, pas de résister à la pression. D’où l’accroissement des départs, des dépressions, etc. Pour sortir de cet abattement, il faut des actions concrètes, d’où l’importance de la qualité des leaders. Si on ne détruit pas les entreprises, il n’y a pas crise, si les pauvres ne sont pas endettés, il n’y a pas crise.
    Il faut en outre éviter de vendre le rêve de l’indépendance : il a été vendu ailleurs, et bien des gens ont été déçus. Vendre aux populations de la conscience et de la connaissance vaut toujours mieux que de vendre des rêves.

Sur le site de INTERENTREPRISES.COM.

Si vous voulez en savoir plus sur Monsieur GUITOUNI.

http://www.sroh.org/index.php?option=com_content&view=article&id=26&lang=fr 

  • Es…

2 commentaires sur “Analyse de Monsieur Moncef Guitouni : la crise vécue aux Antilles françaises est une arnaque. Démonstration.

  1. Il faut que ces pseudo psychologues arretent de donner des avis sur tout ! Ce monsieur n’a s&ns doute jamais mis les pieds aux Antilles et se permets de d’analyser une crise qui visiblement le dépasse ! Ce n’est pas parce qu’il est tunisien qu’ilpeut prétendre donner un avis (erroné) sur les îles; sous prétexte que des noirs y vivent : des minorités visibles comme lui.
    Monsieur gardez vos propos pour votre pays qui en a tant besoin et qui mériterait lui aussi que le peuple se révolte pour ses droits !

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  2. La lecture de cet interview montre bien que ce monsieur n’a qu’une connaissance occidentale de notre ressenti. On sent bien qu’il n’a pas vécu aux Antilles et particulièrement à la Martinique.
    Je lui laisse le soin de méditer sur le fait que les blancs et les noirs sont tous des déportés mais il y a différence quand l’un y arrive en tant que maître et l’autre dans les conditions que nous connaissons tous.
    D’autre part, en ce qui concerne notamment la Martinique ce pays n’a pas eu de révolution permettant une redistribution des richesses.
    Le retard est considérable et le fossé entre les deux couches de la population est immense.
    L’effort à faire est-il encore possible par d’autre voie?
    La population noire n’est-elle pas condamnée à se contenter des restes que veut bien lui laisser les colons?

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