Qu’une guerre soit réellement juste,
nul, je pense, ne saurait l’affirmer avant la paix.
Ce sont les paix justes qui font les guerres justes.
[ Georges Bernanos ]
Qu’une grève soit réellement juste,
nul, je pense, ne saurait l’affirmer avant la trêve.
Ce sont les trêves justes qui font les grèves justes.
[ Pourquoi pas moi ! ]
La République française a donné le droit de grève, le droit au travail etc.
Le dialogue entre les partenaires sociaux, si long soit-il , précède la grève. Les revendications démesurées bien des fois dénotent une méconnaissance de la situation réelle de l’entreprise.
Il s’ensuit un dialogue de sourds conduisant à des grèves dures s’apparentant à des guerres entre patrons et salariés. Pourtant l’intérêt des deux parties, c’est de trouver un bon accord.
En Guadeloupe, même des médiateurs n’arrivent pas à calmer le jeu .
Chez nous, au lieu de calmer les choses, on préfère les envenimer en intégrant d’autres critères : esclavagisme, Etat colonisateur, nos élus tous pourris, les Blancs dehors car tous profiteurs…
Alors, on bloque le pays tout entier par des barrages, on séquestre les patrons, on brûle les entreprises, on bouscule tout le monde sauf ses sympathisants.
Une vraie grève n’est pas l’instauration de la guerre des grévistes contre tous les autres. D’ailleurs, on devrait respecter le droit au travail des non-grévistes; le droit à la libre circulation des biens et des personnes…
Oui, les syndicats et sympathisants de la Guadeloupe ont une conception guerrière bien particulière de la grève.
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