Gérard LABINY, dit LA VINY ! La Biguine en pleurs !

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Cé la foire à Basse-Terre, Cordonnier et coiffeur,
Bateau la, Bon Dieu bon, Ou Belle, Cé les Antilles,
Omer néyé, La vie la cruelle, Merci Mon Dieu,
Volè Boeing là, Ban moin on ti bô, Viet-Nam,
sans chemise et sans pantalon, 
ma mère c’est ta belle-mère, 
nég ni mové man-nié, 
Téd chez nous, 
le prénom des filles, 
la sérénade, tal vez,
Giscard,
Dupont
 etc.…  

Une bien triste nouvelle que celle de la disparition de Gérard La VINY.

En téléphonant il y a de celà quelques jours chez toi, je te savais déjà très fatigué. Emile m’avait prévenu… Et puis je suis tombé sur l’adorable Fanfan qui m’a écouté dans mes doléances hors de circonstances comme elle me le faisait remarquer gentillement… et au moment de raccrocher… elle me dit : attends ! Gérard veut te parler ! Elle te passe le téléphone et alors ! Quelle plaisir d’échanger avec toi ! et en quelques instants tant de souvenirs qui m’ont submergés. Et tu n’arrétais pas de parler et tu batissais avec moi mon projet fou de Festival International Saint-Georges, m’expliquant tout, me conseillant, me chantonnant tel ou tel air que tu choisissais au gré de nos mots…

Tu n’as pas eu le temps de me faire parvenir ce que je te demandais, mais Eddy m’a promis de le faire.

Ce soir je suis triste ! d’une tristesse qui n’a pas de nom ! Je suis triste non pas pour moi, mais pour la Guadeloupe toute entière et pour Basse-Terre !

Nous avons pleuré avec toi pour ce Boeing de malheur ! Personne ne sera là pour nous aider à partager la douleur de ton départ !

Ma tristesse ce soir ! c’est mille et une petites séquences qui se succèdent dans ma tête…

je suis dans ce kiosque qui domine le Fort Saint-Charles et le Galion… tu es là ! Guitare sur le genou nous chantant au soleil couchant : Dou, Dou, Dou !

Je suis dans ce galetas de la maison familiale et tu m’accompagnes toujours joyeux, toujours attentif, toujours précautionneux de tout et de rien.

Je suis dans un petit Bar de la Basse-Terre avec quelques amis… le présentateur qui t’annonce plonge soudain dans des souvenirs douloureux et s’effondre ne pouvant plus dire un mot… Pierre Martin vole à son secours, se lève, prend le relais et la soirée se poursuit avec toi, ta guitare, tes chansons, ton sourire, ton charme….

Allez ! je laisse la place aux autres qui diront sans doute beaucoup mieux que moi l’immensité du chagrin que tu nous causes bien malgré toi.

A Fanfan et Eddy, toute ma chaude affection, à Emile, rien d’autre qu’un sourire et un regard d’amitié et de soutien, à tous tes autres Parents mes condoléances sincères et attristées.

Un commentaire sur “Gérard LABINY, dit LA VINY ! La Biguine en pleurs !

  1. Sincères condéléances. Chanteuse et amoureuse de biguine je garde un bon souvenire de Gérard LA VINY accompagnée de ma belle mère qui l’a toujours aimé et qui était encore sur son charme, nous avons assisté au concert lors de son passage à l’auditorium de Basse-Terre. Merci pour tout ce patrimoine que tu as laissé à l’humanité et pas seulement à nous autre Guadeloupéen qui sommes fiers de t’avoir cotoyés

    Gerty

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