ACHILLE RENE-BOISNEUF (1873-1927) ! l’hommage de son arrière petite fille !

 

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Né le 9 novembre 1873 à Gosier (Guadeloupe), Achille René-Boisneuf est le fils naturel de Hyacinthe Boisneuf  ex-esclave émancipé en 1848 et d’Amanda Mathurine René mulâtresse.

Il hérite d’un important patrimoine foncier de son père Hyacinthe. Il s’illustre par  de brillantes études secondaires au Lycée Carnot de Pointe-A-Pitre où il obtient son baccalauréat. Puis naît son goût pour la politique dans laquelle il se lance à la fin du siècle en participant au « Comité de la jeunesse républicaine » fondé en 1891 par Hégésippe Légitimus.

En 1899, au congrès socialiste du Moule, il rompt avec le parti politique d’Hégésippe Légitimus. Rupture qui va s’accentuer lorsque Légitimus inaugure la politique d’entente avec les usiniers sous la bannière de « L’Entente Capital-Travail ».

En 1900, il devient conseiller municipal de Pointe-à-Pitre  puis en 1901, il est élu Conseiller Général.

Il crée ensuite « l’Union Républicaine » et connaît beaucoup de démêlés avec le parti politique d’Hégésippe Légitimus.

Il quitte le parti socialiste et fonde le parti démocratique.

Achille René-Boisneuf va s’opposer violemment au sein de cette assemblée, à une telle politique qu’il considère comme contraire aux intérêts des travailleurs.

Il s’en suivra une longue période d’affrontement entre ces deux hommes politiques. Opposition ponctuée du saccage des presses d’Achille René-Boisneuf  «Le Libéral» (fondé en 1904) et le journal «La Vérité» dont les bureaux furent saccagés en 1906 par des partisans de Légitimus.

La riposte d’Achille est sanglante, il tue deux hommes de Légitimus. En créant «l’Union Républicaine», il rencontre des problèmes avec la justice et met à profit ces trois ans d’exil en France pour obtenir une licence de droit le 3 juillet 1909.

Avocat au barreau de Pointe-à-Pitre à 37 ans, il soutient les manifestations ouvrières. Il est élu :

  • Maire de Pointe-à-Pitre le 4 juin 1911 ;

  • Président du conseil général de la Guadeloupe de 1913 à 1922 ;

  • Député de la Guadeloupe en 1914 et 1919.

A partir de 1922 débute la «descente aux enfers», il perd tour à tour tous ses postes électoraux et se débat dans de graves démêlés judiciaires.

L’opposition acharnée de son ancien compagnon de lutte, Gratien Candace, provoque un sérieux affaiblissement du «boisneufisme» en Guadeloupe.  A 54 ans, usé par une vie de lutte, Achille René-Boisneuf s’éteint le 29 décembre 1927,  à Pointe-A-Pitre….. (Appartenance franc-maçonnique : Les disciples d’Hiram).           

Le 16/06/2004, la médiathèque Achille RENE-BOISNEUF ouvre ses portes, dressée fièrement sur ses colonnades, elle date de 1874…. Cette ancienne mairie de Pointe-A-Pitre revit par la culture, toute de bois vêtue en attendant sagement que l’on vienne «dévorer la culture de ses entrailles»….                           

Pages dédiées à  la Mémoire de mon Arrière Grand-père, Achille RENE-BOISNEUF. Que son nom demeure gravé à tout jamais dans l’histoire de la Guadeloupe, Et au-delà…..

Antonella RENE-BOISNEUF.

Le 30 Janvier 2009. 

5 commentaires sur “ACHILLE RENE-BOISNEUF (1873-1927) ! l’hommage de son arrière petite fille !

  1. Vous pouvez aussi lire sur le site de l’Assemblée Nationale de Monsieur Achille RENE-BOISNEUF : Voici le lien.

    http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/biographies/joly/boisneuf-rene_achille_ditrene-boisneuf.asp

    Il laisse selon le Journal Officiel de la Guadeloupe « le souvenir d’un homme, qui aima passionnément son pays ». A preuve cet étonnant travail parlementaire :

    A la Chambre il s’inscrit au groupe radical et radical-socialiste, siège aux Commissions des douanes, de la marine marchande et des lois constitutionnelles et déploie une activité débordante. Au cours de la législature il ne dépose pas moins de 20 propositions de loi, allant de la réforme de la Constitution de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion (1914) au régime du réseau routier et aux relations maritimes entre la France et les Antilles en passant par des textes tendant à garantir la sincérité des opérations électorales, à l’application aux Antilles de la loi de 1909 sur le bien de famille insaisissable, à des travaux de dragage à Pointe-à-Pitre, à l’application aux colonies des lois sur l’assistance médicale gratuite, sur les enfants, les vieillards et les incurables assistés, sur l’éducation des pupilles de l’Assistance publique (1915). Il rapporte divers projets et propositions de loi et prend part à la discussion du projet de loi concernant les veuves et les orphelins des fonctionnaires des colonies décédés sous les drapeaux (1915). Par amendement déposé au projet de loi relatif aux crédits applicables au premier trimestre de 1916, il propose que les délibérations des conseils généraux des colonies en matière de taxes soient exécutoires si le Gouverneur n’en a pas demandé l’annulation dans le délai d’un mois (1915) et demande à interpeller le Gouvernement sur le régime à appliquer aux soldats français originaires des colonies puis sur le développement de la production du sucre aux Antilles et à la Réunion (1917).

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  2. Parcourez aussi cet article du Scrutateur. Vous découvrirez un orateur étonnant qui n’en doutez pas fait parti de notre histoire.

    C’était une singulière physionomie que celle de M. Boisneuf, député de la Guadeloupe. Il parlait avec vivacité, trouvait des images fortes et même poignantes, de ces éclats de voix soudains qui l’ont rêver. Il lançait : « Les vapeurs d’où sort la foudre « sont formées par les larmes de l’innocence. » De plus, il savait. Il savait l’histoire coloniale. Il gardait un souvenir net et précis des procédés immémoriaux par lesquels la France s’est fait aimer, et les moissons d’amitié que l’on peut recueillir aujourd’hui ne le laissaient pas insensible aux conquêtes ni aux acquisitions du passé. Il ne paraissait même pas très convaincu de la supériorité des progrès dont il profitait sur les progrès dont ses aïeux ont profité. Les méthodes de colonisation de l’ancienne France lui semblaient au moins valoir celles de la France moderne. Il l’a dit, en 1921 (voir ci-après), dans un discours inoubliable à la gloire des généreux Français d’autrefois, fondateurs d’hôpitaux et d’écoles autant et plus que d’usines et de comptoirs : le beau lien qui va des premiers aux derniers ne lui était pas étranger. Il ne craignit pas d’affirmer :

    « La véritable politique coloniale de la France est la politique d’assimilation…

    http://www.lescrutateur.com/article-18606410.html 

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  3. On se soivient de la Marée Noire que fut l’arrivée à l’Assemblée Nationale de Paul VALENTINO. Voici le trace de trois nègres à la Chambre.

    Dans un article de L’Illustration, Jean Lefranc, faisant référence à Diagne, mais aussi à Achille René-Boisneuf et à Gratien Candace, députés de la Guadeloupe, écrit : « Trois nègres siègent à la Chambre des députés français. Il n’y a pas lieu d’en sourire, s’il y a lieu toutefois de s’en étonner. (…) Animée du désir philanthropique de libérer les races asservies, la France est allée chercher des nègres pour les anoblir et les combler, en leur confiant le soin de faire des lois — et même nos propres lois. (…) Contentons-nous d’admirer cette évangélique bienveillance, en constatant qu’elle semble fantasque à plus d’un bon Européen qui va insinuant que la philanthropie de la France, en ces conjonctures, a procédé du caprice plutôt que de la raison. »

    L’article complet d’Alain RUSCIO dans le monde diplomatique

    http://www.monde-diplomatique.fr/2008/06/RUSCIO/15968

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  4. bonjour
    je suis a la recherche de l’origine du nom RENE
    nom pere est né a pointe a pitre ,il se nomme Hyacinthe RENE
    pourriez vous me renseigner
    merci

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