Entre Cyclones et Turbulence !

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Canal Académie nous offre cette semaine une très jolie tempête sous nos crânes… Nous sommes encore loin de la saison des cyclones et les turbulences de l’an dernier à moitié oubliées… nous pouvons donc lire sans crainte l’étonnante rubrique de Monsieur Jean Prouvost… La Version originale et intégrale est ici

http://www.canalacademie.com/Cyclone-et-Turbulence.html 

La violente cyclone

« Cyclone : …féminin. Sorte d’ouragan qui marche en tournoyant avec une extrême rapidité, dans le sud de l’Océan Indien » écrit P. Larousse en 1866 dans le Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle. En vérité, impossible d’en trouver une définition en début de siècle, le mot venait en effet tout juste d’être emprunté à la langue anglaise, tout en le féminisant. On situe d’ailleurs précisément sa date de naissance, 1848, au moment où H. Piddington a besoin d’un terme pour désigner toutes perturbations atmosphériques dans lesquelles le vent suit un mouvement circulaire. Construite sur le grec kuklos, cercle, « la » cyclone entre sans tarder, en 1878, dans le Dictionnaire de l’Académie française, avec cependant cette remarque préfigurant son prochain changement de genre : « Quelques-uns le font masculin »…

Des turbulences au sol

C’est dans le millésime 1994 du Petit Larousse qu’une troisième définition de la turbulence s’installe derrière un premier sens correspondant au « caractère, défaut d’une personne turbulente » et un deuxième, d’ordre scientifique, au libellé élégant : « Agitation désordonnée d’un fluide en écoulement turbulent ». Le troisième usage s’annonce alors précédé d’une parenthèse signalant qu’il aime à être au pluriel et « les turbulences » y deviennent les « Troubles qui perturbent un secteur d’activité, un domaine ». L’exemple coule de source : des turbulences monétaires. On n’en conclura évidemment pas qu’avant 1993, les turbulences monétaires n’existaient pas…

Et c’est dans le Larousse mensuel illustré, édité de 1907 à 1957, qu’on pouvait dénicher en mars 1956 la turbulence définie comme une « agitation propre de l’atmosphère », qui « provoque une agitation induite sur l’avion ». D’où l’annonce, jamais totalement rassurante pour les passagers, que l’avion va traverser un « zone de turbulences ».

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