Nul n’est prophète en son pays.

C’est bien ce qu’il faut constater pour cette bien triste affaire de la rue Chevalier Saint-Georges.

C’est au tour du Professeur Luc NEMETH de s’étonner que sa lettre datée du 7 février 2002 adressée à Monsieur Bertrand DELANOË Maire de la Capitale Française soit demeurée sans réponse. Le Professeur signalait l’erreur sur la date de naissance du personnage.

Voici le petit message amical adressé à notre ami Bill ZICK

Hello Bill,

Once more it seems proved that the fear of a scandal -especially if it might come from the United States!- has sometimes excellent results in this country, which sees itself as a democratic one, but actually has a perfect lack of respect for its past and present citizens… On feb. 7th, 2002, the Paris Mayor (Delanoë) had been sent my letter stating that the birthdate on the street sign of rue du chevalier de Saint-George, was a wrong one : but I am still expecting, his answer.
Very sincerely,

Luc

Pour ma part, et fort des deux menaces de procès reçus dans le cadre de mes modestes publications sur la vie et l’œuvre du Chevalier Saint-Georges, je ne peux que sourire et attendre avec patience que les autres turpitudes soient elles aussi révélées.

2 commentaires sur “Nul n’est prophète en son pays.

  1. Merci à M. Bil Zick, merci au Professeur Nemeth et merci à vous Jean-Claude; vous avez parfaitement bien conclu (provisoirement car j’espère bien que l’affaire n’est pas close) cette situation surréaliste!
    Vos nombreuses lettres vont peut-être être considérées par les autorités parisiennes! Paris et les Parisiens n’ont donc pas la science infuse!
    Sourions (avec un brin d’ironie tout de même), travaillons, et patientons…

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  2. … le problème, Catherine, est peut-être que j’avais choisi de traiter la chose avec (un brin d’) ironie, là où je m’adressais à des gens qui se prennent fort au sérieux ! Enfin bon, je vous adresse ci-dessous, copie de la lettre que j’avais adressée à trois journaux, avec copie à l’actuel Maire de Paris… Quoi qu’il en soit c’est une bonne chose que Joseph aît enfin retrouvé sa date de naissance même si -quitte à passer pour un grincheux- je regrette que la nouvelle plaque de rue fasse apparaître la « Légion des Américain et du Midi ». C’est là une indication qui, de mon point de vue, est incompréhensible à la plupart des passants. Qu’aurait-il donc fallu faire ? Eh bien, et pour autant que je puisse donner un avis, il aurait fallu : faire preuve de courage. Appeler les choses, et les hommes, par leur nom. C’est-à-dire appeler cette Légion du nom sous lequel elle restera à jamais dans l’Histoire (et sous lequel d’ailleurs elle figure, dans nombre de documents d’époque) : la LEGION NOIRE.
    Pardonnez-moi, d’avoir été grandiloquent, et encore bravo à tous et à toutes, de ce que vous faites, pour la mémoire de qui l’a bien mérité !

    * * * *

    Paris, le 7/2/2002

    OBJET : les édiles, à côté de la plaque

    Madame ou Monsieur,

    De passage ce jour dans le quartier de la Madeleine, et ce pour des motifs qui n’avaient rien que de très honorables je le précise, j’ai eu l’idée de lever le nez, et c’est ainsi que j’ai découvert une nouvelle plaque de rue attribuée à Saint-George, « 1739-1799 ».
    Ce n’est pas moi notez-le bien qui regretterai le nom de Richepance, dont je rappelle qu’il fut le « sabreur » de Bonaparte, en Guadeloupe.
    Mais enfin il me semble, que tant qu’à attribuer à Saint-George une plaque de rue, on aurait pu lui laisser sa vraie date de naissance, à savoir : 1745.

    Pour l’anecdote ou un peu plus, je vous indique :
    – que cette précision a été rendue publique dès… 1818, date à laquelle le fils du maître d’armes La Boëssière, qui l’avait trouvée dans les papiers professionnels de son père, l’imprima dans un livre ;
    – et que s’il a pu y avoir incertitude à propos de 1745, elle concernait des dates ultérieures (1746, 1748), mais Emil F. Smidak, dans la biographie parue en 1996, a montré l’impossibilité de l’hypothèse « 1739 ».

    Cette bévue est d’autant plus surprenante qu’il suffisait ici aux édiles d’aller à la Médiathèque de la… Ville de Paris : là ils auraient pu consulter le dictionnaire qui fait autorité, le New Grove Dictionary of Music and Musicians, et qui bien entendu rend à Saint-George ce qui lui est dû, v. 22, p. 100, ed. 2001.

    C’en est à croire qu’une malédiction s’acharne sur ce pauvre chevalier à qui en 1999 déjà une compilation parue chez Actes-Sud n’avait rien trouvé de mieux, que de lui attribuer un… père, qui n’était pas le sien!

    Persuadé qu’avec moi vous aurez, pris le parti d’en rire, je vous prie d’agréer, Madame ou Monsieur, l’expression de mes sentiments bientôt printaniers.

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