Lu pour vous ! Les mémoires du Chevalier

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Lu pour moi et bien entendu pour vous Mémoires du chevalier de Saint-George, éditions Alphée Jean-Paul Bertrand  de notre Ami Claude RIBBE.

Le Chevalier de Saint-Georges se présentait jusqu’à maintenant sous l’aspect d’un véritable fantôme qui nous narguait en ne laissant savoir que bien peu sur lui. Et dans le temps de nombreuses personnes ont cherché à découvrir le secret de cet homme si loin, si mystérieux, si beau aussi.

Claude RIBBE après nous avoir gratifié d’un ouvrage sérieux sur le Chevalier de Saint-Georges se lance à son tour à la recherche du fantôme de Joseph Bologne et tout en plaçant dans son ouvrage les bornes blanches connues de son passage en nous, laisse libre cours à son imagination pour nous livrer les mémoires sinon les pensées du personnage.

Si l’on veut bien se prêter au jeu, nul doute que l’on se plaise dans ce dédale de personnages quasi historiques qui auront au moins vu ou entendu le Chevalier. Le catalogue est vaste et comme il n’est pas possible de trier le vrai de l’imaginaire il faut tout simplement prendre son plaisir de cette traversée de siècle hors du commun.

  • Les Musiciens ou Musicologues seront sans doute un peu chagrin, d’avoir manqué quelque épisode dédié à la Musique pour mieux pénétrer le cœur même du compositeur…

  • Les escrimeurs chercheront aussi vainement quelques traces nouvelles du passage du Dieu des Armes et du fondement de l’école française d’escrime.

  • Les Historiens apprécieront sans doute la folle imagination ou la lucidité des thèmes évoqués allant de la famille aux amis en passant pas la politique…

Mais derrière la Musique, derrière le fleuret, derrière les faits historiques il y a aussi un Homme et certaines pages nous laissent un plaisir certain de sa découverte… L’Homme Saint-Georges déteint un peu sur Claude RIBBE, ou Claude RIBBE se substitue quelque fois au Chevalier… Mais connaissant un peu le polémiste on peut facilement effacer les quelques petites touches qui à l’évidence sont hors du tableau dressé avec soin et méticulosité.

Je laisse à d’autres la charge d’en dire plus… Moi j’ai eu du plaisir ! et j’insisterai sur le tableau de couverture de l’ouvrage qui est une découverte très récente qui ouvre de belles perspectives pour l’imagination de ceux qui aiment Saint-Georges. Voir notre Blog :

http://halleyjc.blog.lemonde.fr/2010/02/13/un-portrait-en-pieds-du-chevalier-de-saint-georges-peint-par-robineau/.

Claude RIBBE aime le Chevalier et c’est sans doute cela qui transparait dans ses mémoires… vous noterez la subtilité du propos le « SES » s’applique naturellement et fonctionnellement au substantif le plus proche… n’est-ce pas !

Bonne lecture ! encore une phrase à double sens qui échappe de mes doigts… Sans doute l’émotion ! Oui ce livre constitue une bonne je dirais une très bonne lecture… Et je te souhaite ami de Saint-Georges une Bonne lecture de ce roman qui mérite le détour.

Ah ! Oui ! devinez la musique qui a accompagné cette lecture… Tout simplement celle de Saint-Georges avec le choix indiqué par Claude RIBBE au fur et à mesure des pages… et j’ai flâné entre Romances, Concerti, Symphonies, Symphonies concertantes, quatuors et sonates, plus quelques airs d’Opéra… mais le vrai bonheur est venu de cette phrase du Chevalier RIBBE…

«La vraie révolution qui restait à accomplir, c’était l’archet à la main, au plus profond de moi-même, en quête de la vibration absolue»

Bravo ! 

Mais je ne suis point le seul à avoir lu. Voici un autre point de vue mi figue mi raisin ou l’inverse :

http://monsieurdec.blogspot.com/2010/05/des-memoires-trop-appliques.html

2 commentaires sur “Lu pour vous ! Les mémoires du Chevalier

  1. Tout d’abord je dirai que votre article me plaît!
    Sans doute avons-nous lu l’un et l’autre ce roman avec beaucoup de plaisir ! Je dis « roman » car c’est le genre littéraire que l’auteur attribue à son ouvrage où l’on voit traverser quelques personnages ou évènements fictifs…
    C’est ce qui m’intrigue ! Si fiction il y a, le lecteur a envie de croire à l’authenticité de ces éléments encore jamais lus…
    En tous cas c’est extrêmement adroit et vraisemblable.
    Nous découvrons une facette de Saint-George (écrit sans « s » par Claude Ribbe, à tort ou à raison, là n’est pas le propos), quelque peu nouvelle, face à la tempête du fin de siècle, face à ses amis (le duc d’Orléans, Louise Fusil, mais surtout Dumas (bien que deviné dans son excellent livre Le diable noir).
    Je suis un peu d’accord avec vous pour reconnaître (avec le sourire) le phénomène d’identification entre l’auteur et son protagoniste…c’est plutôt sympathique !
    Nous retrouvons aussi la rigueur et la précision de Claude Ribbe, dans les descriptions, le déroulement d’évènements, les dates, notamment lorsqu’il s’agit de vérités historiques, que tout du moins d’éléments que nous connaissons.
    En tant que mélomane, j’attendais que notre chevalier livre un peu plus de ses émotions de musiciens mais j’avoue que la dernière page est tout simplement somptueuse…

    Je reviendrai sans nul doute sur ce livre qui « me trotte dans la tête », tout comme les livres que j’ai aimés…

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  2. Un petit message de lecteur à lecteur, puisque vous m’avez fait l’honneur de citer ma critique en fin de votre article : si ce roman m’a laissé mi-figue mi-raisin, c’est parce que je pense que, quitte à se lancer dans un roman sur Saint-George, autant y mettre de la verve, du panache. Même si, pour cela, il faut un peu grossir le trait.
    C’est après avoir été conquis par le d’Artagnan de Dumas que je me suis intéressé au « vrai » d’Artagnan. Alors, c’est peut-être en faisant de Saint-Georges un héros plus grand que nature (lui qui n’était déjà pas si ordinaire que cela !) qu’il pourrait devenir une figure populaire non seulement « antillaise », mais « française » au sens le plus large, le plus riche, le plus généreux de ce mot.

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