EPANDAGE AÉRIEN ! Est-ce compatible avec la Banane « Durable » : une enquête publique

Malgré les études alarmantes établissant de façon irréfutable la dangerosité de l’épandage aérien de pesticides, les bananiers viennent de demander une nouvelle                                  dérogation à la loi qui interdit l’épandage aérien en France, comme dans toute l’Union européenne.
Une consultation publique est ouverte en Préfecture et en Sous-préfecture du 18 mai au 18 juin 2012.
Il est du devoir et de la responsabilité de chaque Guadeloupéen de s’informer et de se mobiliser pour empêcher le Préfet de continuer à céder aux pressions des planteurs de    bananes.

Préfecture (Bureau de Monsieur LAROCHE), Sous-préfecture (Bureau de Madame CONSTANT), avant le 18 juin, pour consigner sur les registres mis à la disposition de la population votre refus de l’utilisation en Guadeloupe d’une technique dangereuse.

A noter que huit cents opérations d’épandage aérien vont être autorisées cette année en France, dont la grande majorité outre-mer. Une réalité encore très éloignée de l’objectif d’interdiction affiché dans le Grenelle.

J’ai interrogé l’UGPBAN qui m’a répondu par l’intermédiaire de Monsieur Frédéric GIRAD. Voir sa réponse dans le commentaire de cet article. Mais enquelques mots :  

Si nous arrêtons demain ce mode d’application, en quelques semaines, et pas en quelques années, ni même en quelques mois, notre production disparait.

Frédéric Girard, Directeur de la Communication UGPBAN

Il y a la BANANE mais il y a aussi les ABEILLES !

http://suite101.fr/article/sos-abeilles–que-font-les-pouvoirs-publics-et-les-syndicats-a33992

En mars dernier, le quotidien Le Monde se procurait une circulaire ministérielle accordant une dérogation à l’interdiction d’épandage aérien à sept pesticides, dont six sont considérés comme « nocifs » et « dangereux pour l’environnement ». Confirmant ces dires, la préfecture de Guadeloupe est sur le point de prendre un arrêté délivrant une dérogation aux planteurs de bananes pour poursuivre l’épandage aérien d’un pesticide présentant des risques sanitaires.
Aussi, l’association Générations Futures a demandé l’abrogation de cette dérogation ainsi que la tenue d’une concertation sur la politique bananière durable en Guadeloupe. Une pétition a également été lancée en ce sens, accessible sur le site Internet de l’organisation Avaaz (1). Le scandale sanitaire lié à l’insecticide chlordécone, qui n’est que la face immergée de l’iceberg eu égard à la pollution massive de la Martinique par les pesticides, n’a semble-t-il pas servi de leçon.

Cécile Cassier
1- http://www.avaaz.org/fr/petition

7 commentaires sur “EPANDAGE AÉRIEN ! Est-ce compatible avec la Banane « Durable » : une enquête publique

  1. Cher monsieur Halley,
    Si j’ai bien compris votre question : Traitement aérien et banane durable, est-ce compatible ?
    Le traitement aérien tel qu’il est pratiqué dans nos plantations en Guadeloupe et Martinique jusqu’à présent, fait partie de la gamme des actions qui font qu’aujourd’hui notre production, modèle d’agriculture durable, est de très , très loin, la moins utilisatrice de pesticides dans le monde ( source Cirad). En dix ans, nous avons réduit leur utilisation de plus de 75 % et la voie aérienne est encore le mode d’application le moins consommateur de produits et le plus efficace pour lutter contre la Cercosporiose.
    Nous sommes à la limite de l’agriculture bio. Mais notre climat tropical humide ne nous permet pas encore d’atteindre cette exigence. Les très récentes pluies en Guadeloupe illustrent bien cette difficulté. D’où également notre travail sur de nouvelles variétés résistantes notamment à la Cercosporiose noire, ce champignon qui peut dévaster en quelques semaines nos exploitations et qui s’est implanté sur nos îles.
    A votre question donc, je réponds que le traitement aérien n’est pas seulement compatible avec la Banane Durable , il est aujourd’hui indispensable. Sans traitement aérien, nous ne parlerons plus de banane durable, nous ne parlerons plus de bananes du tout.
    Si nous arrêtons demain ce mode d’application, en quelques semaines, et pas en quelques années, ni même en quelques mois, notre production disparait.
    Je reste à votre disposition pour des informations complémentaires.
    Frédéric Girard
    Directeur de la Communication UGPBAN

    J’aime

  2. Bonjour à tous,
    Des messages importants peuvent nous échapper. C’est pourquoi je vous transmets de nouveau celui-ci.
    N’oublions pas qu’aujourd’hui c’est demain, n’attendez pas le 18 juin.
    Ce matin, nous (un petit groupe de 6 personnes) sommes allés à la Préfecture pour prendre connaissance du dossier et consigner nos remarques sur le registre spécial. Nous vous incitons ardemment à faire de même.
    Bonne fin de semaine
    Yolande

    J’aime

  3. Vous pouvez télécharger l’Avis de L’ASFA sur cette demande à partir du site de l’association : http://www.faune-guadeloupe.com
    L’épandage aérien de pesticides constitue également une menace considérable pour la santé de la faune et des écosystèmes !

    B. Ibéné
    Présidente de L’Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles

    J’aime

  4. Communiqué de presse
    L’expérience montre que l’épandage excède régulièrement les limites fixées. Les témoignages, y compris d’un membre du conseil scientifique, ne manquent pas pour signaler des débordements des limites d’épandages. Le conseil scientifique en conclut que les distances de protection fixées à 50 m pour les coeurs et les rivières sont, en réalité, très insuffisantes.
    Le périmètre du coeur du Parc est une oasis de biodiversité à l’écart des agressions d’origine anthropique. L’établissement public du Parc national est de par la loi garant de cette protection et, en raison des continuités écologiques, protège les rivières qui en sortent des pollutions directes ou indirectes.
    Les membres du Conseil scientifique appellent l’attention sur les éléments suivants
    • la toxicité avérée ou potentielle des matières actives utilisées sur la santé des personnes qui manipulent les fongicides ou qui y sont exposées,
    • la toxicité avérée ou potentielle des matières actives utilisées sur les écosystèmes et l’absence de données sur l’impact des produits sur la flore et sur la faune du coeur du Parc national,
    • la proximité du coeur forestier du Parc jouxtant certaines parcelles traitées
    • les coeurs marins situés en aval de la zone traitée sur la rive gauche de la Grande Rivière à Goyaves (commune de Sainte-Rose)
    • la vulnérabilité de la macrofaune aquatique des rivières dont le comportement migratoire pourrait entraîner un impact sur les populations du coeur
    La direction du Parc national insiste pour que, dans l’hypothèse où une dérogation serait accordée, la distance de sécurité soit portée à 100 mètres par rapport au coeur du Parc et aux rivières qui en sortent, tant en raison de l’intérêt environnemental que du risque de préjudices encourus.
    Contact presse : Wilfrid Démonio
    Tél : +590 5 90 80 90 90 – GSM / 0690 465 175
    wilfrid.demonio@guadeloupe-parcnational.fr

    J’aime

  5. Bonjour à tous,
    Ayant un objectif de découverte tant sur le point écologique et de biodiversité, le sujet de l’épandage aérien constitue encore certaines zones d’ombres.
    D’un avis personnel je pense qu’un pesticide avéré dangereux pour la biodiversité mais aussi nuisible à la santé de l’Homme qui le manipule, ne devrait en aucun cas faire l’objet d’une dérogation.
    Si je prend en considération que l’utilisation de ces pesticides est indispensable pour l’avenir de la banane durable, j’en viens donc à la conclusion que l’économie principale de l’Outre-Mer, Martinique, Guadeloupe… Est en péril, tout comme des milliers d’emplois.
    Toujours d’un point de vu personnelle j’en arrive à cette péroraison, qui me pousse à penser que la biodiversité et donc l’espèce humaine en faisant partie, ne représente pas pour nos décideurs une priorité logique ces derniers faisant eux même partie intégrante de la race humaine.
    Alors voici les questions qui restent pour moi sans réponses.
    Sommes nous prêt à voir disparaître ce que l’on connait le mieux, la vie?
    L’économie dont d’une façon indirecte l’argent est le principale acteur, a t-elle plus d’importance que notre planète?
    Et quand bien même les pesticide seraient de nouveau tolérées et même avec la réglementation la plus stricte qui soit, pouvons nous prendre le risque que les utilisateurs outrepasse leurs droit? Si ce n’est pas déjà chose faite.
    Faudra t-il attendre les lourdes conséquences écologiques pour tenter tant bien que mal de réparer l’irréparable?

    J’aime

Répondre à dod Annuler la réponse.